‹ Comment moururent les rois de FranceChapitre 26 sur 40 · CHARLES V · texte numérisé non relu

CHARLES V

Il n'était pas « né vieux », comme le veut Michelet, si l'on en croit Christine de Pisan: « De corsage étoit hault et bien formé, droit et lé par les espaules et gros bras et beaulx membres, grand front et large... « ; « Il ne chevauchait guère », continue à radoter la mère Michel-et, alors qu'il chassait souvent au faucon et fit de l'équitation jusqu'à l'avant-dernière année de sa vie.

Le roman chez la portière reprend : « à la bataille de Poitiers, en 1356, il donne le signal du Sauve qui peut », tandis que Brachet assure qu'il y montra la plus grande bravoure.

Il perdit celte combativité en 1365, à la suite de l'ostéopériostite fîstuleuse qui rendit impotent son bras gauche (senestre), d'après Froissart. La main droite était déformée par la goutte.

Les historiens Mézeray, Daniel, le P. Velly, Sismondi, Henri Martin, font, à tort, de cette fistule un cautère ou exutoire artificiel. « Ce cautère sauva le roi d'une phtisie, anone ce dernier; Froissart attribue à la fistule scrofuleuse un pouvoir dérivatif à la façon du cautère : « le venin sortit par cette petite fistule pendant vingt-trois ans » (2 -f- 3 -^ V Charles).

Ce petit-fils, scrofuleux de par sa grand'mère maternelle, tuberculeuse, mourut de lésion cardiaque goutteuse.

Froissart ignore la goutte et Ihydropisie, mais réédite la légende qui le fait empoisonner par Charles le Mauvais, en 1357. «De Vigny, rappelle Brachet, assure que deux choses sont souvent contestées aux rois: leurnaissance et leur mort; l'une n'est pas légitime et l'autre n'est pas naturelle. »

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