‹ Comment mr l'abbe? Loisy interpre?te les dogmes catholiquesChapitre 6 sur 11 · ES RES · texte numérisé non relu

ES RES

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pardon pour le royaume céleste, continue l’action de : Jésus prêchant la pénitenceen vue du règne de Dieu. » (P. 163 à 171.)

VIIT:

Comment M. Loisy conçoit le rôle futur de l'Eglise

E « Vous remarquerez que je n'ai pas beaucoup insisté, dans mon livre, sur la nature de l’autorité ecclésiastique ni sur les formes contingentes (1) de son exercice. Je ne pouvais le faire utilement dans le cadre que je m'étais tracé. J’ai dit cependant que le Christ n'avait pas fondé une hiérarchie de domination, mais une hiérarchie de dévouement (2), un service. 11 ne m'était pas venu à l'esprit que cette asseition pourrait étonner quelques personnes. Me rappelant ce qu'a été Jésus

durant son ministère, et qu'il a dit être venu, non pour

- être servi, mais pour servir; ajoutant foi au titre de

+ « serviteur des serviteurs de Dieu », qu'a retenu le

+ Pontife romain; sachant ce qu'est maintenant toute

… société humaine qui a conscience du droit de l’huma-

à nité, J'avais oublié la thèse ingénieuse d’après laquelle

- le Christ a bien pu choisir la croix pour lui, en réser-

-vant un trône à son vicaire. Hèlas! les rois aussi

D: (r) Contingent, ce qui pourrait n'être pas ou être autrement quilnest.

4 (2J C'est très beau et très juste. Mais M. Loisy est bien forcé alors

ment en domination despotique est quelque chose d’ hétérogène. Pourtant, d’après sa théorie le développement, l'év olutioi 1 aurait é‘é aussi Jomogène que celle d’un gland en un chéne ! — « L'homme a besoin d'une pédagogie morale, pour laquelle les soins de la famillz et de l'Etat ne suffisent pas. » Les paroles de Renan (L'Antichrist, p. 535)

expriment bien la profonde et si noble préoccupation de M. Loisy.

… Mais 10) Est-il bien sûr qué l'humanite ne puisse se constituer cet » enseignement dont elle a besoin? 2°) Conserver l'Eglise dans ce but, - c'est ne lui attribuer qu'un but xafurel, ce que l'Église n'acceptera jamais. 3°) M. Loisy apprend à utiliser intelligemment ! es formes du | passé, mais est-il nécessaire d'en encombrer l'avenir ?

ni

. de reconnaître que le développement dans l'Eglise du germe dévoue-

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sont faits pour les peuples, et les peuples Ccommen-… cent à s’apercevoir qu'ils n'ont ‘aucune raison de conserver les souverains qui croient que les peuples sont faits pour eux. S'il y a quelque part-une… charte perpétuelle de l'Evangile, elle est bien dans les“ paroles (1) : « Vous savéz que les rois des nations domi-

sue sur elles et que leurs chefs les tiennent en sujétion.… Il n'en sera point de même parmi vous:-Maïs quelle plus grand d’entre vous soit votre serviteur,et le" premiers #4 votre valet. Car qui est le plus grand, de celui qui est à a table, ou de celui qui sert? N° est-ce pas celui qui est à table? Et moi, je suis parmi vous comme le"servant »- Jean a traduit merveilleusement cette idée dans la scène | du lavement des pieds (2). La loi de lawocatiom messianique est donc aussi la loi de la vocation apostolique: Jésus a servi ses apôtres : les apôtres et leurs succes: seurs doivent être les serviteurs des fidèles. Grâcé à l'Evangile, les peuples modernes arrivent à comprendre que l’unique râison d’être de l'autorité, dans unesociété: humaine, cest le bien de la collectivité, c'est-à-dire de tous ceux qui font partie de cette. société "P'élite dirigeante est au service de la masse dirigée. Une”

nation n'existe pas pour le bien de son gouvernement mais le gouvernement existe pour le bien de lnation.… Il serait singulier que l'Eglise, qui a faït prévaloir cettez vérité dans le monde, la reniât pour elle- -même 6) et ‘

[(1) Luc, xxm,25-27; Matth. xx, 25-28; March x/42245 1 g

[{2) Jean, x, 1-17.] er

(3}*L'église -ne peut devenir une simple organisation du dévoue- ; ment, car le dévouement est en germe dans la natère de l'homme et même dans celle de l'animal; il n’est nullement surrafurel dans leu sens théologique du mot. Or Eglise se donne comme instituée par Dieu pour nous diriger vers une fin surnaturelles nous enseigner, -des. vérités ou turelles, que la conscience humaine ne. Saurait, jamais atteindre. C'est cé qui prouve aussi combien sé font illusion ceux qui acceptent le dogme catholique et l'Eglise comme de pürs symboles des croyances et des espérances de la conscience humaine, Ces croyances. et espérances sont du surma’urel dans le s2ns philosophique-"sxra sensible; nullement dans-le sens théologique, à savoir quelque chose qui d‘pass: absolument non- -seulement la nature humaine, mais toute nature créée, Pour enseigner au nom de Dieu ces vérrés.et pratiques

LL cr Re" ET FE, 4 —

SR | LE 39 — F- qu'o on reconnût à la hiérarchie un droit qui ne fût pas. - un devoir ou un service à l'égard de la communauté. - Né sont-ce pas les besoins de celle-ci qui ont légitimé le développement de la hiérarchie? Et ne resteront-ils pas la suprême loi dans Helene ultérieure du + pouvoir ecclésiastique?

«Cette relativité dans l’ application ne rend le pou voir ni moins légitime, ni moins indispensable, ni moins respectable. Dans le passé, elle a permis à ce pouvoir de grandir et à Ÿ Eglise de durer; elle réserve-au catho- licisme un avenir dans la société qui se fait maintenant. Des esprits curieux de pénétrer le secret des temps futurs pourraient se demander si l'Eglise catholique, après avoir poussé jusqu'aux dernières limites l’ expansion du principe d'autorité, ne derra pas bientôt, en - donnant à son action un caractère de moins en moins BRotaue et de plus en plus chrétien, en gardant son - unité, la distribution de ses cadres, suivre Tes progiès | généraux de l'humanité civilisée, atténuer les ‘formes . quasi despotiques (1) dont son gouvernement s’est Fe entouré, à l'instar des gouvernements humains, qui . maintenant sont contraints de les abandonner peu # peu. Si cette question se pose, ce n'est point par la faute du méchant petit livre, c’est par le fait de TJEvangile, de l'histoire, et des réalités présentes. LP. 178 à 18. à

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