‹ Comment mr l'abbe? Loisy interpre?te les dogmes catholiquesChapitre 7 sur 11 · W# UT · texte numérisé non relu

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Distinction entre le dogme et la révélation.

bé dih du, soda a

« Le christianisme Poite n’avait pas de symbole dogmatique,. si l’on entend par là une série d’articles

‘surnaturelles, l Eglise a besoin d'exhiber ses titres à notre foi : ce sont les Er Or les miracles s'évaporent et disparaissent dans le système de M. Loïsy, puisqu'ils ne sont plus vrais historiquement. (1)-Ce quasi est charitable. L'Eglise x a répondu en condamnant les ouvrages de M. Losy. Il ny a pas de milieu en e iet, entre ce “pouvoir despotique et le protestantisme. L'Eglise ne saurait abiiquer ni voir dans son autorité-un symbole.

des ässertions de la foi avant d’être Dr

. de foi et d'expérience religieuse, Voilà pourquoi ilmy Bpes qu’

- de foi, définis comme thème d’ enseignemen l sion réglementaire de la c ayance, La 1 ee

dans ie be. autorisées qui sont l'Eglise. Les vérités de la révélation sontw

intuition surnaturelle et une expéiience religiet e (1) non une considération abstraite ou une défin matique de leur objet. Et c’est toujours com tion de foi que la doctrine et le dogme Re à la vie chrétienne, En tant de théorie d

dde 4 l'humanité, La conception: a ise de l'univers, de l’homme et de la vie, a besoin des’accorder. avec Ja connaissance A de ces mêmes FA

sans se laisser absorber par “ science, se serve d ; et} RRbIe au service de la Lu ne

ment de la science. r ai constaté le fait, et mori devoir était de le constater. La conception théorique d immuable ne peut effacer l’histoire des dog n qui ne change Le n ‘est dr celui qui rés

(1) Une «foi », comme le dit si souvent M. Loisy. E nions pas, mais nous défions bien M. Loisy d'édifier là-dess catholicisme avec son autorité s'imposant à toute conscience peine de damnation.Ce qui trompe M. Loisy, c'est qu’il parle taujo de la foi, comme s’il n’y en avait qu'une. Oril y a bien des form

solu‘ion unique, exclusive, comme le prétend l Eglise.

MEANS c

lièredes interprétations qui se succèdent selon le besoin:

-ilest dans leur fond commun, impossible à exprimer en langage humain, par une définition adéquate à son objet et suffisante pour les siècles des siècles.

«J'ai cité des exemples, notamment les articles du Symbole des apôtres concernant la descente du Christ aux enfers et sanascension au ciel. J'aurais pu signaler-

bien d’autres variations, et montrer d’abord que les articles principaux : -du Symbole apostolique n'ont pas.

» non plus tout à fait la même signification pour les chré-

tiens d’ aujourd’ hui que pour ceux dès premiers temps :

» si l’on prend à la lettre cette profession de foi, la chris-

* tologie est celle des Synoptiques, sans aucune influence.

». du quatrième Evangile; Dieu, le créateur, s’identifie

- simplement au Père céleste; le titre de Fils de Dieu

caractérise la mission providentielle de Jésus, qui est

« le Seigneur »; l'Esprit représente l'action de Dieu et du Christ dans l'Eglise, sans qu'on voie clairement le rapport où il se trouve à l'égard de Dieu et du Christ. J'oserai alléguer un cas bien plus rapproché de nous : n'est-il pas vrai que l'idée de la Bible, du livre inspiré, que supposent les définitions des conciles de Trente et du Vatican, commentées dans l'Encyclique Providentissimus Deus, du Pape Léon XIII, sur l'Etude de l'Ecriture sainte, est sensiblement différente de celle que suggère au savant cluétien l'étude historique de la

- Bible?”

« Il serait facile de prouve: que la vérité fondamentale de la religion, la loi en Dieu, a une histoire infiniment complexe, et que l'idée de la Divinité n’a pas cessé de

: se modifier, même dans le christianisme. Les anciens

- docteurs craignaient moins queles théologiens modernes

d’avouer sur ce point le caractère nécessairement inadé-

quat (1) des conceptions et des formules dogmatiques.

« Comme il faut s'élever au-dessus de tout ce qui semble

à formule; il n’est pas davantage dans la forme particuà

pa

» du du dc Li dé doi date,

(1) La formule est inadéquate, c'est-à-dire n'égale pas, n'exprime pas complètement l'objet pensé ou senti.

- incompréhensible ». Je crois bien que

théologie de saint Augustin, « à Ja fois 1] fa au-dessus de tout ce qu’on croit le plus. M 1e, qu'on n'ose plus, en un certain sens, ni tien A de ce premier être, ni le “nornra

aujourd’hui à ces déclarations une save Toujours est-il que ce qui est vrai de la docti est vrai, toute proportion gardée, de tou dogmes, qui Achemient de . dogme fondamen

“logie;lé dogme de Diu, Mais les ancie volontiers à l'idée dune: relativité M u

Ho etilsn Aicnt que peu.ou point d'égar relativité historique, au travail incessant de r ntell croyante pour s'approprier cette représent on tueuse et l’adapter aux conditions nouvelles humaine. nu

mules dosmatiques sont attestées par LE -que le Symbole des apôtres n'aurait pas été contre Arius? La définition de Nicée a été à san tour, comme description de l’économie parce qu ‘elle ne déterminait pas le rap Esprit avec le Père et le Fils. La définit se trouva insuffisante, parce qu’elle ne di

le rapport der humanité avec la dy

ni i plus invariables que les a anciennes. Te t - torique des formules est aussi avérée en eu eat ou leur imperfection essentielle : c’est nêm

[( 1) Znstruction sur les états d'oraison. Second trai æ Le D É (2) Description. de l'ordre, des rapports entre les «tro «divines ». : : :

sance perpétuellement attestée et corrigée. Il n’est pas. du tout étonnant que des énoncés humains soient inadéquats à la vérité divine, ni que des formules, conçues pour prévenir une fausse interprétation de la croyance,

aient besoin d’être retouchées et complétées pour faire face à d’autres erreurs. (1)

«S’ensuit-il qu’il soitimpossible d'exiger une adhésion. ‘ferme aux formules de foi et à l'autorité de l'Église qui les propose, ou plutôt qui les impose à la croyance? Peut on voir dans cette idée de la relativité une inñltration protestante ou kantienne (2)? Tout ce qui vient d’être dit touchant la relativité des formules théologiques n’est pas plus protestant en soi que l’idolâtrie des. mêmes formules n'est vraiment catholique. Pour ce qui est de l’objet à croire, le protestantisme orthodoxe, et même celui de M. Harnack, consiste dans l’adhésion de

- la foi à un théorème absolu qui est censé contenir la substance immuable de l'Evangile; le catholicisme, au contraire, consiste à recevoir, comme émanant d’une autorité divinement établie, l'interprétation que l'Église donne actuellement de l'Évangile. Qui dit protestantisme affirme implicitement la suffisance et l’immutabilité absolues de la révélation évangélique. Qui dit catholicisme (3) nie implicitement cette suffisance et cette immutabilité absolues. Je n’ai pas besoin d'ajouter que le petit livre, au moins en ce point, est très cathoque. Mais il s'agit maintenant de l'autorité qui peut appartenir à une doctrine que l’on avoue n'être pas rigoureusement immuable.

-: «La formule ecclésiastique n’est pas vraieabsolument,.

(1) Nous ne sentons-et pensons que d’après (relativement à notre manière à nous, hommes, de sentir et de penser.

(2) Influence du grand philosophe allemand Kant qui a tant insisté sur la part de l'esprit dans la connaissance,

(3) Qui dit : catholicisme de M. Loi:y, oui, mais l’autre? Car dans les dogmes du catholicisme proprement dir, il y a autre chose que des formules méthaphysiques dont l'interprétation peut varier, il y a des Jaits historiques (du moins d'après l'Eglise), comme la résurrection, les miracles. /

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puisqu elle né définit pas la pleine réalité de HE te qu’elle représente ; elle n’en est pas moins le symbole … d’une vérité absolue ; jusqu’à ce que l’Eglise juge à pro: pos de la modifier en l’expliquant, elle estla meilleure 54 et la plus sûre expression de la vérité dont il s’agit. Le fidèle adhère d’intention à la vérité pleine et absolue que figure la formule imparfaite et relative. Adhérer à la formule comme telle, d’un assentiment de foi divine, = serait adhérer à ses imperfections inévitables, la proclamer imperfectible et adéquate, bien qu'elle soït inadéquate et imparfaite. Le catholique peutdonc croire à l’autorité de l'Eglise et à ce que l'Eglise enseigne. Il ne pense pas pour cela que le formulaire ecclésiastique signifie son objet avec une telle perfection que rien n’y sera jamais changé par voie d'interprétation. SES Il a toujours été permis aux théologiens de proposer toutes les explications qui leur-ont semblé utiles, et l’on

ne peut empêcher le temps de poser des questions aux

quelles la théologie doit répondre, sous réserverdu droit de contrôle et de définition qui appartient au ne ous L de l'Eglise. De”

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