‹ Comment nous ferons la révolutionChapitre 2 sur 28 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

'de libre association^ qui se font jour dans la sociSiS. Et ces donnees sociales nous permettent de frivoir a 'feu frls oil nous allons, — fourvu que nous itudiions ce qui vient, au lieu de discuter sur ce que tel ou tel autre voudrait voir venir.

C'est guidt far ces idees que fessaydi, il y a de cela une trentaine d'annees, d'esquisser une utofie communaliste dans la Conquete du Pain.

Paiaud et Pouget font aujourd^hui une utofie syndicaliste. Us nous montrent comment les syndicats, groupements de combat contre le Cafitaly fourraient se transformer, en temfs de revolution, en groufes de froduction; comment ils fourraient travailler, chacun dans la sfhere qui lui est frofre, i la rSorganisation de la froduction et de la distribution soci6taires des froduits, sans attendre four cela des ordres venus d^en haut. Ils racontent, d*une faqon tr^s attrayante, comment les groufements, industriels, communalistes et cooferateurs fourraient se charger des fonctions que VEtat et la Commune se sont affrofriees jusqu*a fresent; comment les syndicats dresseraient les statistiques nicessaires et se les communiqueraient, sans attendre Vintervention de la bureaucratie des <( C omit is de statistique »/ comment ils accomfliraient Vexfrofriation de fait... Et ainsi de suite.

C ertainement , ce rCest fas VAnarchie quails nous dessinent. Mais V or ganisation quHls s*affliquent i nous raconter a dSja Vavantage de ne flus ttre basSe sur une hiharchie de bureaucrates, comme Vont freconisS jusqu^a frisent les socialistes Statistes. On sent, au contraire, dans le livre de Pataud et de Pou-

Page 1