VOYELLES NASALES : AN, ON, IN^ UN
soanance nasale. Il a avec cette dernière voyelle tous les points de rapprochement qui existent entre a et an. Il a donc le même aspect que o et peut être confondu par l’œil avec lui.
Pour l’enseigner au sourd-muet, les procédés seront les mêmes que pour an. Le point de départ seul diffère.
Fig. • 38. — AN, ON, IN, UN.
Il faudra faire prendre à la bouche de l’enfant la disposition voulue pour prononcer o.
in. — C’est un è avec résonnance nasale. Il est donc à cette voyelle comme an est à a, comme on est à o.
un. — De même pour un qui est un eu avec résonnance nasale.
Lorsque les quatre voyelles pures o, è, eu sont bien
acquises par le sourd-muet, il n’est pas difficile de lui enseigner les nasales correspondantes an^ on^ in^ un. Il faut éviter, toutefois, que l’élève ne décompose ces dernières et ne dise o-n^ è-w., eu-n. La résonnance nasale doit être entendue en même temps que Va, le larynx ne doit vibrer qu’à l’instant même où le rapprochement se fait entre le voile du palais et la face postéro-dorsale de la langue. On le fera constater à l’élève en lui faisant toucher simultanément le larynx et les ailes du nez dont les vibrations ne doivent pas se suivre, mais s’accompagner (fig. 38).
La plupart des sourds-parlants ont, en outre, la mauvaise habitude de ramener le menton de bas en haut en articulant les voyelles nasales. Il faut exiger d’eux qu’ils laissent à leur bouche la forme de a, o, è, eu jusqu’après la résonnance nasale. La langue seule doit se déplacer pour aller, en arrière, se mettre en contact avec le voile du palais.