CONSONNES : F, V
sur la lèvre pour la ramener près des dents et empêcher ce frémissement.
v. — L’aspect du visage, dans la formation de cette consonne, est absolument le même que pour f.
Le jeu du menton, des lèvres, de la langue, du voile du palais est aussi le même. La seule différence qui dis-
Fig. 49. — F..
lingue le / du consiste dans le bruissement laryngien qui accompagne ce dernier, -
Aussi, pour enseigner cet élément au sourd-muet, faudrat-il lui faire placer ses organes exactement comme pour / en l’amenant par le toucher à produire, de plus, le bruissement laryngien qui entre dans la formation du v (fig, 50).
De même qu’il arrive à l’élève d’émettre un s poui un /; ou un mélange des deux, il peut se faire qu’il donne
un Z pour un v. On corrigera ce défaut comnie nous l’avons dit plus haut pour le défaut analogue. — Nous connaissons une jeune fille de sept ans, qui entend et parle, qui n’a pu.se défaire encore de l’habitude de prononcer ziande pour yiande.
Fig. -SO. — V, Z, J.
On trouve peu d’exemples du changement du / en » ans notre hngue; en revanche les changements de » fo/dT r? en/dans les mots;
neuf de novem, œuf de amm, serf de ,ermm ni de sevum, vif de vimm, grief de grmem, rétif de lestivus, poussif de pulsativus, etc., etc.