CONSONNES : S, Z
Aspect du Yisage et jeu des organes dans la formation de ces consonnes. L Moyen de les enseigner. - Défauts les plus communs et procèdes a employer pour les corriger. - Chuintement, zézaiement, Uèsement. - Rapprochements philologiques.
Dans l’articulation du s, les dents supérieures
et inférieures sont visibles et paraissent se toucher, comme pour i (v. fîg. 33). Si l’on observe la bouche de très près, on peut voir la langue déborder légèrement sur les côtés.
Le jeu des organes, celui de la langue surtout est assez délicat dans la formation de cet élément, et il n’est pas toujours facile à faire saisir à l’élève. Le larynx reste muet, le voile du palais se relève, les dents inferieures se portent en arrière des dents supérieures (fig. 51), quant à la langue, elle appuie de ses bords contre la couronne alvéolaire des molaires supérieures jusqu’aux canines (fig. 52) ; à partir de ce point, elle s’abaisse derrière les incisives inférieures contre lesquelles elle s’arc-boute assez fort. De la sorte, le passage laissé au souffle est tellement réduit, et ce dernier vient se briser sur les intérieures avec tant de force, qu’il se produit un sifflement très caractéristique qui a valu au s. encore plus justement qu’au f, le nom de sifflante.
Ce souffle, horizontal dans le /, est plongeant dans le à cause de la disposition de la langue et des dents. Comme pour le /, on enseignera le .s en faisant sentir sur le doigt de l’élève le souffle froid et vif qui s’échappe entre les dents très rapprochées (v. Jfig. 49).
Pour aider à l’émission pure du a, on pourra aussi faire prononcer i, puis on empêchera l’élève de produire
le son laryngien et on lui fera sentir sur le dos de la main qu un souffle plus vif s’échappe pour s que pour L Si le 4 ressemble trop au cà, c’est que l’élève avance trop les lèvres ou n’avance pas assez la langue contre les incisives inférieures, En le plaçant devant le miroir, on corrigera ces deux excès.
Beaucoup de personnes, en Auvergne surlout, tombent dans ce defaut en parlant : on dit qu’elles chuintent.
consonnes: s, Z.
Il peut arriver que l’enfant émette un s mêlé de / : c’est que la langue touche inutilement aux incisives supérieures, on rabaissera avec la pointe d’un crayon.
Si l’élève serre les dents, on les lui écartera avec l’ongle ou avec le bout de l’abaisse-langue.
Il n’est pas rare de rencontrer des sourds-muets dont la mâchoire est mal articulée et qui ne peuvent faire passer les dents inférieures derrière les supérieures; dans ce cas, ils émettent nécessairement un s défectueux.
Fig. 52.
On essayera de vaincre ce défaut en reprenant les exercices de la mâchoire qui ont dû être faits pendant la période préparatoire.
Souvent, aussi, les dents inférieures se tiennent en avant des supérieures, comme chez les dogues : cette disposition nuit un peu moins que la précédente à la bonne émission du S', le souffle, dans ce cas, vient se briser contre les incisives supérieures au lieu de heurter les inférieures.
Z. — Cette consonne offre le même aspect que la précédente. Elle ne peut en être distinguée que par le toucher.
Le jeu des organes ne varie que par le bruit laryngien qui vient s’ajouter aux mouvements décrits ci-dessus. Ce bruit laryngien transmet à la langue et aux dents, par suite du passage très étroit ménagé au souffle, des vibrations que le toucher peut percevoir.
Aussi, pour faire distinguer à l’élève cet élément du précédent, lui fera-t-on toucher les dents ou le menton (fig. 50).
Les ailes du nez vibrent aussi, mais on se gardera d attirer l’attention de l’enfant sur ces manifestations, de peur d’engendrer quelque défaut.
Si, au lieu du 2 , l’enfant faisait entendre un y, c’est qu’il avancerait trop les lèvres ou reculerait trop la langue.
Les personnes qui chuintent remplacent tous les 2 par des y.
Les mêmes causes produisent, nous l’avons vu, la substitution d’un ch au a. On emploiera donc le même procédé de correction.
Les substitutions du a au ou inversement, sont fréquentes dans l’histoire de notre langue. Cette substitution est faite par nombre de personnes en parlant et constitue chez elles un défaut qu’on a appelé zézaiement et qu’il ne faut pas confondre avec le blèsement.
Zézayer, c’est prononcer les s comme des 0 : bléser cesl, par mauvaise habitude ou par défaut de conformation, permettre à la langue de dépasser les dents quand on prononce s ou 2 . ^
de l’v ef d!r“‘ t î- - produisent à propos
et du j. à propos du ch