CO
go;
fo.
vo ; so,
zo; cho, jo;
pou,
bou;
tou,
dou;
cou,
gou;
fou.
vou; sou.
zou ; chou, jou.
En faisant cet exercice, il faudra avoir soin d’empêcher l’élève de ramener, entre chaque élément, ses lèvres à la position neutre^ comme nous l’expliquons dans les pages qui vont suivre.
Pour terminer cette révision des éléments phonétiques et grouper en un faisceau les principaux conseils que nous avons donnés au cours de cette quatrième partie, nous ne saurions mieux faire que de reproduire ici les excellentes conclusions de Hill :
« Les élèves ont vu maintenant la première partie du cours d’articulation, c’est-à-dire ils ont appris tous les sons de la langue française sous le rapport de la parole, de la lecture sur les lèvres et de l’écriture ; de sorte qu’on pourrait passer à la seconde, qui consiste à leur apprendre 1 énonciation de syllabes formées de deux ou trois consonnes suivies d’une voyelle, et de mots de plusieurs syllabes. Mais avant d aborder cette partie de l’enseignement, nous conseillons ce qui suit :
« 1 Faire une récapitulation et consacrer tous ses soins à chaque son séparément, afin d’améliorer ce qui est défectueux, d affermir ce qui est chancelant et surtout de faire prononcer les voyelles avec toute la pureté et la clarté possibles.
« On se convainc aisément de la nécessité de cette récapitulation, quand on considère : 1“ que l’enfant sourd-muet
ne peut juger par lui-même de la pureté de sa parole; 2° l’excessive justesse des organes requise pour l’énon-^ ciation de chaque son; 3° que le moindre déplacement, imperceptible même pour l’élève, peut produire un son tout différent; 4° enfin que les organes du sourd-muet n’ont pas encore toute la souplesse requise pour la parole articulée. C’est pour ces motifs qu’on doit prêter toute son attention à chaque lettre en particulier et corriger à l’instant les défauts qu’ou remarque, avant que l’enfant n’ait l’habitude de se servir de son organisme vocal; car, ainsi que nous l’avons fait observer, il conserve les défauts qu’il contracte au début et il serait très difficile, pour ne pas dire impossible, de les déraciner plus tard.
« 2“ Il est important, sous plus d’un rapport, de suivre dans cette récapitulation une autre marche que celle qui a été parcourue. Jusqu’ici les différentes lettres ont été enseignées d’après leur analogie mécanique ; on pourrait les classer maintenant selon leur ressemblance organique, c’est-à-dire lettres labiales, linguales, gutturales, nasales, etc. Cette récapitulation prenant parfois des semaines, il serait bon d’apprendre en même temps aux enfants les lettres capitales et de leur donner un tableau de sons ressemblants. »
3“ Afin de prémunir les élèves contre le dégoût que leur inspire en général une récapitulation, on aura soin de leur donner un petit vocabulaire de mots usuels, qu’on peut former au moyen des sons qui leur ont été enseignés jusqu’ici. Une collection d’objets ou d’estampes sera d’un grand secours pour leur donner une signification exacte de ces mots, qui peuvent être ou substantifs, ou adjectifs, ou verbes, etc (1). »
(1) Bill, loc. cit.
Ces premiers mots usuels et de prononciation facile, dont parle Hill, seront de préférence :
eau,
pot,
cou.
couteau,
chat,
chapeau,
chou,
seau.
sou,
café,
toupie,
képi.
bateau,
bougie.
chocolat,
gâteau,
lit,
lait,
balai.
rateau.
Ces mots ne contiennent, on le remarquera, ni diphtongues, ni éléments complexes, ni e muet àla fin des mots, toutes choses présentant des difficultés particulières qui n’ont pas encore été étudiées!