UC
uf.
us.
uch;
ub.
ud.
ug,
uv,
uz,
al.
am,
ar.
ol,
om.
or,
oui.
oum,
our,
èl.
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il,
im,
ir,
eul,
eum,
eur,
ul.
um,
ur.
Syllabe répétée. — Dans la prononciation d’un mot composé d’une même syllabe répétée', comprenant une consonne autre que les cinq labiales p, h, m, f, v (par exemple : toutou, coucou, titi, lili), les lèvres doivent conserver pendant toute la durée de la prononciation du mot la position de la voyelle qui redouble. Le jeune sourdparlant, tout au contraire, a une tendance à quitter et à reprendre la position pour chaque syllabe, ce qui donne à son articulation plus de lourdeur, sans compter que des éléments étrangers intermédiaires peuvent se glisser dans ce passage d’une position à l’autre. Il arrive ainsi à dire
tOAtOA, tOllAtOUA, /œ/iE.
Il faut lui faire remarquer qu’une fois que la bouche a
pris la forme voulue pour la voyelle à répéter, elle doit la garder et la langue seule doit se mouvoir pour la répétition de la consonne (1).
Quand la syllabe redoublée comprend une des cinq labiales jo, m, /, y, les lèvres sont bien obligées de se déplacer pour articuler ces éléments, mais elles ne se déplacent que dans le sens vertical et mon dans le sens horizontal, et il ne doit pas y avoir abaissement du menton. Par exemple, pour prononcer jdomjoow, pépé; momo^ moumou, mimi; fofo, foufou^ fifi^ les lèvres ne se déplacent pas dans le sens horizontal entre la première et la deuxième syllabe. Or, le sourd-muet que l’on n’a pas exercé spécialement à observer cette loi, l’enfreint à tout coup et avance deux fois les lèvres pour prononcer moumou^ chouchou^ comme il écarte deux fois les commissures pour dire fifi^ ce qui l’amène à prononcer mouKmouK et (ou quelque chose d’approchant), pour moumou et fifi.
C’est surtout quand le mot contient deux fois la voyelle i ou deux fois la voyelle ou que ce déplacement est choquant et dangereux pour la bonne articulation, car ce sont les deux positions extrêmes que peuvent prendre les commissures des lèvres.
Faites prononcer à la suite l’un de l’autre, par un jeune sourd-parlant, les sept mots suivants : chouchou^ toutou^ coucou^ loulou^ joujou^ doudou, gougou, il déplacera ses lèvres QUATORZE FOIS I et elles ne doivent pas bouger.
Il en sera de même pour prononcer à la queue leu-leu les mots titi, quiqui, sisi, hli, didi, guigui ou des composés de ceux-là, comme quiriqmqui.
(1) Pour la déformation que subit la voyelle prise entre deux consonnes, voir plus loin. ’
Il en sera de même enfin pour la prononciation de tous les mots composés d'une même voyelle répétée deux ou trois fois avec des consonnes autres que jo, ô, m, /, v.
Pour éviter les défauts que nous venons de signaler, on fera précéder le mot à prononcer de la voyelle qu’il renferme et on fera remarquer à Pélève que les lèvres gardent pendant toute la durée du mot l’écartement horizontal qui convient à la voyelle et que le menton ne doit pas s’abaisser.
EXERCICE
a— papa, o —popo, ou —poupou, é —pépé, i — pipi,
a — tata, o — toto, ou — toutou, é — tété, i — titi,
a — fafa, o —Mo, ou —foufou, é —féfé, i —fifi,
a — lala, o — lolo, ou — loulou, é — lélé, i — lili.
Mots composés de syllabes simples différentes. — Ces mots sont très nombreux dans notre langue, sinon les plus nombreux; aussi leur consacronsnous un paragraphe spècial dans cette énumération, quoiqu’il n’y ait rien de spécial à dire à leur sujet que ce que nous avons dit au sujet de là syllabe simple directe ou inverse et ce que nous allons dire dans les deux paragraphes qui suivent.
Voyelle prise entre deux consonnes. — Dans les syllabes composées d’une voyelle prise entre deux consonnes (pap, pop, poup ; fat, fot, fout, etc.) :
1° La bouche prend la forme de la voyelle avant l’articulation de la première consonne et garde cette même position pendant l’articulation de la seconde. Le sourd-parlant non exercé à cette particularité fait trois mouvements.
2“ Si la voyelle se trouve prise entre deux consonnes s’articulant avec la partie antérieure de la langue élevée
vers le palais (tel, til, nul, nil, lil, elc.), elle se trouve légèrement déformée ; « la pointe de la langue ne quitte pour ainsi dire presque pas le palais et la face interne de la rangée des dents supérieures (1) ». Aussi aperçoit-on le dessous de cet organe, alors que dans la formation normale de Vé, de Fi, de Vu, la pointe de la langue, nous l’avons vu, vient s’arc-bouter derrière les incisives inférieures et que le dessous de cet organe n’est pas visible. Il faut avoir soin, par conséquent, de faire respecter cette déformation par notre élève, si nous ne voulons pas que son arliculation reste trop lourde.
Il sera donné satisfaction aux deux observations qui précèdent dans l’exercice suivant :
EXERCICE
1° pap, pop, poup, pép, pip, peup, pup ;
îap, fop, foup, fép, fip, îeup, îup;
cap, cop, coup, kép, quip, keup, cup,
paî, pof, pouf, péf, pif, peuf, puf;
pac, poc, pouc, pec, pic, peuc, pue;
2° tal, toi, toul, tel, til, teul, tul;
lat, lot, lout, let, lit, leut, lut;
nal, nol, noul, nel, nil, neul, nul;
lan, Ion, loun, lèn, lin, leun, lun *.
Si la consonne s se trouve placée après une voyelle ainsi déformée, elle est aussi détournée de sa formation normale, et s’articule avec le concours des dents supérieures, au lieu des dents inférieures.
Consonne prise entre deux voyelles différentes. - Ici, nous prions notre lecteur de nous accorder
(Ij' J. Vatter, lOG. dt.
suSii'dWmLt “ elles étaient
DÉFORMATION DES SONS DANS LEURS ACCOUPLEMENTS. 253 un redoublemenl; d’altenlion ; car le point est délicat, et, par conséquent, important.
Pour l’articulation des consonnes intercalées entre deux voyelles différentes, il y a deux temps :
Premier temps : ta bouche ayant encore la forme nécessitée par la première voyelle, la langue (ou les lèvres s’il s’agit d’une labiale) se déplacent pour la formation de la consonne.
Deuxième temps ; la langue ou les lèvres étant en place pour le jeu de la consonne, la forme de la bouche se modifie pour prendre la disposition qui convient à la voyelle qui va suivre. Exemple : gelé, jeté, opa, toupie, etc.
Par suite, si notre élè^e modifie la disposition buccale entre la première voyelle et la consonne ou si, avant d’articuler la consonne, il ne donne pas à sa bouche la disposition requise pour la seconde voyelle, des éléments intermédiaires viennent se mêler au mot prononcé et, dans le premier cas, il àimjeMé pour jeté, okpa pour opa; dans le second cas, il prononcera get^é ou geh.é pour geté eX gelé.
EXERCICE
apo,
opa,
ato,
Ota,
aco.
oca;
apou,
opou,
atou,
otou,
acou,
ocou;
apé,
opé,
até,
Oté,
aqué.
oqué;
api,
opi,
ati,
oti.
aqui.
ôqui ;
apeu,
opeu,
ateu,
oteu.
aqueu,
oqueu:
apu,
opu,
atu,
otu.
acu.
ocu.
Symphonès ou juxtaposition de consonnes.
— Lorsque deux ou plusieurs consonnes se suivent, elles se comportent différemment selon qu’elles sont au commence ment d’un mot, à la fin, ou entre deux voyelles.
1“ Les SYMPHONES, AU COMMENCEMENT DES MOTS, doivent
être articulées sans qu’il y ait abaissement de la mâchoire
2o4 COMMENT ON FAIT PARLER LES SOURDS-MUETS.
entre elles, sinon on prononcera scpa, scia, pour spa^ sla; elles doivent être formées avec l’écartement des commissures convenant à la voyelle qui les suit, sinon on prononcera spca, stci pour spa, sii; enfin la première consonne ne doit pas se détacher avant la formation de la dernière.
2" Les symphones, a la fin des mots, se comportent comme les précédentes, avec cette seule différence qu’elles sont formées avec l’écartement des commissures convenant à la voyelle qui les précède.
3 Les symphones, dans le corps des mots, ne souffrent pas, non plus, d’abaissement de la mâchoire entre elles ; la première consonne est formée avec l’écartement des commissures convenant à la voyelle qui la précède, l’autre ou les autres sont formées avec l’écartement de commissures exigé par la voyelle qui suit ; enfin la première ne doit pas se détacher avant la formation de la dernière.
Cette dernière condition est d’une importance majeure et demande d’être expliquée par des exemples.
Nous examinerons successivement :
L'accouplement de deux labiales;
L’accouplement d’une labiale et d’une dentale;
JL accouplement de deux dentales ;
L’accouplement d’une dentale et d'une gutturale,
L'accouplement de deux gutturales ;
L’accouplement dune gutturale et (June labiale.
a. Accouplement de deux labiales :
Submergé, subvenir, obvier, Topfer.
En articulant ces mots, il n’y a pas d’émission de souffle entre les consonnes b qï m, b tiv, p Qi f.
b. Accouplement d’une labiale et d’une dentale :
Capture, adverbe, abdiquer, abdomen, admettre, abnégation, admirer, administration, atmosphère, advenir, opter, apte, captif, pneumonie, adepte, apophtegme, précepte, accepter, Edmond, gymnase, etc., etc.
Auxquels il faut ajouter tous les mots, si nombreux, contenant les syllabes :
pla.
bla.
pra.
bra;
plo.
blo.
pro.
bro;
plou.
blou.
prou.
brou.
plé.
hlé.
pré.
bré ;
pli.
hli.
pri.
bri;
pieu.
bleu.
preu.
breu;
plu,
blu,
pru.
bru.
fia.
via.
fra,
vra ;
flo.
vio,
fro.
vro;
flou,
vlou.
frou.
vrou;
fié.
vlé.
fré.
vré;
fli.
fri,
vri;
fieu,
vleu.
freu.
vreu;
flu.
vlu.
fru.
vru.
Pour que les symphones que renferment ces mots soient émises correctement, il faut que les lèvres (si la première consonne est une labiale) ou la langue (si la première consonne est une dentale) ne se détachent que lorsque les organes ont déjà pris la disposition voulue pour émettre la seconde consonne. Comme ci-dessus, il n’y a pas d’émission de souffle entre les deux consonnes, c. Accouplement de deux dentales :
Etna, Sidney, Adler, adulte, adultère, atlas, poltron,.
Il faut ajouter à ces mots tous ceux qui contiennent les syllabes suivantes :
tra, tro, trou, tré, tri, treu, tru;
dra, dro, drou, dré, dri, dreu, dru.
Pour passer d’une dentale à l’autre, la pointe de la langue ne quitte pas les dents. Il n’y a pas échappement de souffle entre les deux.
d. Accouplement d’une dentale et d’une gutturale :
Polka, ponctuel, technique, protecteur, amygdale, spectacle, acte, agde, Edgar, docteur, directeur, etc., etc.
A ces mois viennent s’ajouter tous ceux qui renferment les syllabes suivantes :
cia.
cio.
clou.
clé,
cieu.
du;
ffla,
gio,
glou.
gié,
gli,
gleu.
glu;
cra,
cro.
crou.
cré.
cri.
creu,
cru;
gra.
gro.
grou,
gré,
gri,
greu.
gru.
La langue ne se détache du palais qu’après la formation de la seconde consonne.
e. Accouplement de deux gutturales :
Cette combinaison est assez rare dans le corps des mots : Il ne nous vient à l’esprit que le mot d’origine étrangère dog-cart, pour lequel nous ferons la même observation que ci-dessus; mais elle se produit assez souvent dans les liaisons de mots (1). Ex. :
avec cadence, avec courage, avec conviction, avec ÿain, avec garantie, avec g^alanterie, avec goût.
f. Accouplement d’une gutturale et d’une labiale :
dogme, augmenter, Pygmalion, pygmée, Digma, Mac-Mahon, arc-bouter, Macbeth.
La langue ne se détache du palais que lorsque les lèvres sont closes pour la formation de la seconde consonne.
(1) Toutes les observations que nous faisons ici sur l’accouplement des consonnes dans le corps des mots s’appliquent aux contacts de consonnes
qui se produisent entre deux mots.
Remarque. « C’est une règle, observée en français comme en grec, que deux consonnes de suite doivent avoir le même degré d’intensité ; ainsi une forte doit être suivie d’une explosive ou d’une continue douce, et réciproquement. Ex. :
Accepter, capiiî, seJp^emb^e, ca^Jsule, soupçon; abdiquer, objet, aduerbe...
« Quand, par une erreur d’orthographe, deux consonnes qui se suivent sont d’intensité différente, la première reprend dans la prononciation le rang qui lui convient ; ainsi oô^enir, où b, une douce, est placé à côté de a, une forte, se prononcera optenir. De même pour les mots comme aè^urde, a<55ide, observer, dD/onction, etc., qui doivent se prononcer a^^mrde, a/i^ide, opserver, db/onction.
« Dangeau, en 1694, avait déjà fait cette remarque, répétée par Régnier en 1705 (1). »
Diphtongues. — Dans l’émission des diphtongues ia, io, iou, ié, ieu, iu, ie (e muet), la première voyelle est un peu sacrifiée à la seconde. Au moment où la langue se met en place pour l’émission de la première, les lèvres ont déjà pris l’écartement horizontal voulu pour la formation de la seconde. Il n’y a plus, pour finir, qu’un abaissement de la mâchoire pendant lequel la langue prend la place qui convient à l’émission de la seconde voyelle. Si notre jeune sourd n’a pas soin de donner à ses lèvres la disposition nécessitée par la deuxième voyelle avant d’émettre la première, il prononcera zao pour io, mou pour iou, etc. Mêmes observations pour les diphtongues nasales ion,ien, ieun.
Pour les diphtongues ui, ué; oui, oué; oi (oua), oin, la
(1) Brachet et Dossouchet, Cours supérieur do grammaire française.
LES SODRDS-MüETS.
langue est déjà dans la position de la seconde voyelle quand les lèvres sont en place pour la première. Le son se fait entendre pendant le passage de l’une à l’autre et porte principalement sur la seconde. « Il faut remarquer avant tout, dit M. de Meyer, que les deux voyelles d’une vraie diphtongue n’ont jamais une puissance égale. L’une d’entre elles se distingue toujours de l’autre en ce qu’elle est un peu plus fortement accentuée ou possède un timbre plus sonore (1). »
Si l’élève s’attarde trop sur la première voyelle, il faut lui faire remarquer que son menton s’abaisse en deux temps, ce qui ne doit pas être.
Beaucoup de personnes, en France, donnent encore aux diphtongues oi et oin l’ancienne prononciation du xvF et du xviF siècle et disent owé et ouèn. Aujourd’hui, selon la grammaire de MM. Brachet et Dussouchet, c’est la prononciation oua qui l’emporte.
Consonne précédant nne diphtongue. Articulations complexes ill, gn. — Quand on fait précéder les diphtongues fa, fo, tou, fé, ieu^ iu, ie d’une consonne, on doit s assurer que la langue a pris, avant l’articulation de la consonne, la position qui convient à la formation de l’f. De sorte que le /, le t, le n, par exemple, ne sont plus prononcés comme normalement avec la pointe de la langue placée derrière les incisives supérieures, mais avec la face antéro-dorsale de la langue.
Et ceci nous explique de la manière la plus simple et la plus exacte qui soit, à notre avis, le jeu des organes dans l’articulation de ces deux fameux éléments qui ont donné
O traduit de rallemand par
lieu à tant de controverses, le ill et le gn. Les uns ont voulu que ces deux éléments fussent des éléments simples exigeant une position spéciale des organes, d’autres — et ce sont les plus nombreux — ne voyaient dans le ill qu’un équivalent de Z-}-/, dans le gn qu’un équivalent de Cette dernière manière de voir, que nous avons partagée pendant quelque temps, est presque aussi inexacte que la première. En effet, Yi ne subsiste pas complet à la suite de l ou de n. Nous venons de voir qu’il est déformé par la seconde voyelle à laquelle il est accouplé. Nous venons de voir, en outre, que toute consonne linguale, aussi bien le t et le (Z, que le l et le est également déformée par le voisinage de la diphtongue. Le ill n’est autre chose que le / placé devant une diphtongue et modifié comme nous avons vu par elle ; le gn n’est aulre chose qu’un n placé devant une diphtongue et légèrement modifié par son contact avec elle.
Nous n’ignorons pas que cette manière de voir est très contestée. Beaucoup de gens, en effet, ne prononcent pas ces articulations de manière à en permettre la décomposition. Seraient-ils les plus nombreux {comme ceux qui donnent le r guttural au lieu du r lingual), cela ne nous empêcherait pas de dire que le plus grand nombre a tort, ici comme là.
D’ailleurs, en ne prononçant pas ces deux éléments comme ils devraient l’être, le plus grand nombre obéit à ce qu’on a appelé le -principe de la moindre action^ c’està-dire au besoin que nous éprouvons tous de diminuer l’effort, pour arriver à une prononciation plus aisée. C’est l’obéissance instinctive à ce principe qui nous porte à abréger les formules, à abréger les mots, à abréger chaque articulation, à faire subir aux éléments accouplés les défor-
malions que nous venons d’étudier. C’est l’exagération dans l’obéissance à ce principe qui met dans la bouche de nos gavroches un langage si éloigné du bon français qu’il surprend tout d’abord ceux qui n’y ont pas accoutumé leurs oreilles, et qu’il est absolument incompréhensible pour l’étranger qui n’a appris que la langue française de la grammaire (1).
L’étymologie des mots qui renferment l’un de ces deux éléments appuie notre théorie : ailleurs (aliorsum), mouiller (molliare), chatouiller (catulliare), fille (filia), famille (familia), filleul (filiolus), tilleul (tiliolus), meilleur (meliorem), etc. Cigogne (ciconia), rossignol (lusciniola), oignon (unionem), seigneur (seniorem), etc.
Principe général. , — Des observations qui précèdent ne peut-on induire un principe général qui les éclaire et les gouverne toutes? Il nous parait que si, et ce principe, le voici :
Le sourd-parlant a une tendance à revenir, après chaque syllabe, même après chaque élément de la syllabe, à une sorte de position neutre qui n’est ni celle de l’élément qu’il vient d’émettre ni celle de l’élément qu’il va émettre, c’est la position de repos. M. J. Vatter l’appelle la « position d’indifférence ».
11 semblerait qu’après la production de chaque élément, les lèvres du jeune sourd sont ramenées comme malgré elles, ainsi qu’un ressort ou que la corde d’un arc qui revient chaque fois à la position de détente.
Ce retour à la position de repos amène des déplacements
(1) Ex. ; « Kekcekça? » pour : « Qu’est-ce que c’est que ça? » Dans les Misérables, de Y. Hugo, la Chanson des gueux, de J. Richepin, et la Muse à Bibi, d’A. Gill, on trouve de nombreux exemples,pris sur le vif, du langage atrophié, bien que pittoresque, des gavroches.
de la mâchoire^ de la langue ou des lèores qui produisent les défauts que nous avons signalés et autres similaires.
Il faut donc étiiter ces déplacements funestes à une bonne articulation et amener l’élève à passer de la position qu’il quitte à celle qu’il doit prendre par le plus court chemin, sans retour à un point de départ commun.