LA SYNTAXE DU SOURD-MUET
Inversions familières au sourd-muet. — Gomment les expliquent les auteurs. Gomment la question se pose. — Exemples. — Principe. — Le sourdmuet et les expressions abstraites. — Le sourd-muet et l’emploi du passif. — Ge qu’on appelle à tort « inversions latines ». — Exemples tirés de Tacite et du vieux français. — L’ordre de génération des idées.
Le sourd-muet commet, en parlant, comme en écrivant, des inversions qui lui sont particulières et dont il est parfois très long — toujours difficile — de le corriger.
Quoique nous n’ayons pas l’intention d’éludier ici les procédés bons à employer pour triompher de cette difficulté, il n’est pas inutile de signaler quelques-unes des inversions familières à nos élèves et d’en expliquer le pourquoi.
Signaler des inversions est bien facile : il n’y a qu’à ouvrir des cahiers d’élèves et à citer ; mais donner le pourquoi de ces inversions est chose plus délicate. D’autant plus délicate que nous ne pensons pas exactement sur ce point comme les maîtres qui ont déjà étudié la question.
La plupart des auteurs se contentent de constater que le sourd-muet a l’habitude de suivre un ordre syntaxique à lui pour s exprimer en signes et que son langage écrit ou parlé se ressent de cette influence. Mais ce n’est pas résou-