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I. Avec une première couche de colle isolante

sorbante, retire celle de solidité, étant éminemment putrescible... J'ajouterai que cette toile est, plus qu'aucune autre, sujette à se fendiller. Quand elle est vieille, qu'elle reçoit le moindre coup, elle se casse du côté de la préparation ou de la peinture si elle est recouverte, et ses cassures sont toujours longues de plusieurs centimètres. De plus, comme tu le dis pour les autres colles, celle de farine incorporée dans la couleur des dernières couches de préparation, en faible quantité il est vrai, suffit pour rendre le subjectile poncé tellement savonneux et glissant que les couleurs n'adhèrent pas suffisamment dessus, ce qui permet de soulever la première couche (et les autres par conséquent avec) comme on le ferait d'une couche de caoutchouc... Je n'exagère pas. Il faut donc que la préparation soit à la céruse pour bien faire et aussi que le grain de la toile subsiste autant que possible pour que la couleur, par son huile, s'incruste dans tous les pores de la toile et y prenne pour ainsi dire racine ».

Carolus-Duran. — Toile à l'huile, non absorbante, d'un ton gris.

Chabas. — Toile à l'huile, quelquefois panneau sans préparation.

CoLLiN. — Toile à l'huile quelquefois demi-absorbante.

CoRMON. — c( Jamais de panneaux, toujours la toile, bien sèche autant que possible. Je n'aime pas la toile absorbante, c'est une toile hypocrite, ni chair, ni poisson. »

CoTTET. — A peint sur toile absorbante; peint plutôt sur toile non absorbante, à présent, et beaucoup sur carton qu'il considère comme excellent.

Desvallières. — Toile et papier.

D'EsPAGNAT. — Toile à l'huile non absorbante.

DoiGNEAU. — « Le choix du support est en effet très important et la plupart des toiles ou des panneaux que nous vend le commerce ont un enduit brillant et lisse, sur lequel la peinture glisse et ne prend pas. Les toiles absorbantes que l'on vend sont trop absorbantes ou bien ne sont pas assez couvertes. L'idéal serait une toile présentant la matière et le degré d'absorption du carton (^légèrement recouvert d'une couche de colle de peau); mais cela est difficile à obtenir. J'en prépare moi-même en recouvrant la toile d'une couche de colle de peau mélangée à du blanc de Meudon, puis sur cette préparation je passe une couche légère de blanc de céruse. C'est d'ailleurs l'ancien procédé des Primitifs. Le dessous blanc donne de la fraîcheur à la peinture à l'huile qui a toujours une tendance à devenir « pisseuse et noirâtre », comme dit Delacroix. »

Denis (Maurice). — Encollage très faible avec blanc de Meudon et céruse presque sans huile par-dessus. Demi-absorbant. Apprécie beaucoup le carton, mais ne s'y fie pas à cause de sa fabrication suspecte.

Gandara. — Toile seulement couverte par un encollage. En cas de travail pressé, toile préparée à l'huile, non absorbante, et colorée en rouge.

GiRARDOT. — Toile blanche, estime le dessous blanc le meilleur. Peint aussi à l'huile sur papier d'Arches blanc. Estimerait le carton, s'il était possible de l'avoir bon, mais il est impossible de l'avoir en pur chiffon; il est fabriqué avec des produits inférieurs, nuisibles et qui se désagrègent avec le temps.

« Trouvant que la peinture n'est jamais assez nourrie — je ne veux pas dire faire de la maçonnerie ou de l'imitation de crépi — mais que la matière ait du corps, de l'épaisseur. L'on ne saurait trop avoir des supports déjà solides, de la toile solidement préparée. Et même sur cette préparation première, une fois la toile bien tendue, l'enduire de même blanc que celui dont on se sert mais plus épais, avec un peu de siccatif pas trop desséchant, composé d'essence de térébenthine et de Courtrai, ou de pétrole et de Courtrai'... Que ce blanc, qui peut être de la céruse, ne

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