‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 10 sur 250 · mu-pa-ah-hi-ir ni-si sa-ap-ha-tim sa J-si-in (ki · texte numérisé non relu

mu-pa-ah-hi-ir ni-si sa-ap-ha-tim sa J-si-in (ki

iulinisc (Dhorme, 7?. B., 1931, p. 508). On admet aussi que 'Ariok équivaut à Rlm-Sin. L'identincation la ])lus intéressante est celle d"AmrapheI avec Hammurabi. Cf. Dhorme, E. B., 1908, pp. 206, 207; 1931, p. 508.

Le P. Scheil et la majorité des assyriologues sont de cet avis. Pour la Bible Sin'ar représente la Babylonie, Gcn. X, 10, XI 2, 9, Is. XI 11, Zach. V 11, Dan. I 2. Dhorme croit que ce nom équivaut au Sanhar desdocuments hittites et d'El Amarna et au S'-n-g-r de l'Égyptien. Selon lui, on a une survivance de ce nom dans le djebel Sindjar qui borde la Mésopotamie du Nord, entre le Tigre et le Habour ; mais il se serait étendu jusqu'à la Mésopotamie du Sud. B. B., 1931, pp. 507-508. On admet aussi l'équivalence de Rim-Sin avec 'Ariok (Eri-iw-AKU). Cf. Dhorme, ibid., et Scheil, Mém. V, p. XII. Kedor-La'omer équivaut à Kudur-Lagamar, nom bien élamite, Lagamal ou Laqamar étant une divinité du panthéon babylonienélamite. L'existence d'un Kudur-Lagamar, roi d'Élam, frère de Kudur-Mabug, roi de Larsa et d'Etmubal, entre lesquels leur père Simti Silhac aurait divisé ses états s'accorde bien avec la Bible et les documents profanes. Cf. Scheil, Mémoires V, p. A'/ et Dhorme, jR. B., 1908, p. 212 et 1931, p. 509.

Par Gen. XIV 4 et 5 il est facile de constater que Amraphel et les autres rois étaient vassaux, de Kudui'-Lagamar, roi d'Elam. Mais au contraire d'après le présent texte du prologue, H était maître de Larsa puisqu'il comble cette ville de bienfaits. De ces deux faits on doit conclure d'une part que les événements de Gen. XIV, se sont passés avant la victoire de H sur Rim-Sin, tandis que les actes envisagés dans le prologue sont postérieurs à cet exploit. « La domination de H s'étendit surle Tigre jusqu'à Assur et Ninive, sur l'Euphrate jusqu'à la contrée du Ghabur. Mais elle ne semble pas avoir atteint la Méditerranée. En l'an 2095 H livra une bataille victorieuse aux troupes élamites et il s'empara de l'Etmubal, de Larsa, et de la personne de Rim-Sin lui-même. Larsà fut alors incorporé au royaume du Nord. La victoire de H eut pour conséquence la fusion de toute la Babylonie dans un état unique et la prédominance définitive de l'élément sémitique. La capitale du royaume fut alors Babylone qui conserva toujours cette place ï Meissner I, p. 27.

On a trouvé plusieurs documents à Senkéreh. En 1914, Thureau-Dangin a communiqué à l'Académie un document lui ayant permis de publier la chronologie de Larsa. Cf. Bévue cfAssyriologie, XVI (1918).. Des collections de contrats provenant de localités environnant Senkéreh ou de ce lieu lui-même, sont datésde la dynastie de Larsa. M. Charles Jean a publié des « Comptes rendus de Larsa sous le règne de Rim-Sin », B. Assijr., XXIV, II (1927). Il est probable que le site de Senkéreh fut identifié à celui de Larsa par Loftus, vers le milieu du siècle dernier.

H prend ici le titre de guerrier ou de héros, à cause de sa grande victoire sur Rim-Sin. Il peut se déclarer bienfaisant envers la ville de Larsa, puisqu'il a accompli en sa faveur les actes de bienveillance qu'il énumère immédiatement.

34-36. H veut dire qu'il a fait au temple E Babbar de Larsa des réparations si importantes qu'elles équivalaient à un renouvellement. Nous ne trouvons pas de traces de cette restauration parmi, les nom& des a.inées de règne de ce roi. Il appelle Samas son auxiliaire. Il donne le même titre à Hadad (Ramman) ri-su-u-a XXVIIr 67. Pour Samas, cette appellation se comprend mieux que pour Hadad. Non seulement Samas met, comme Hadad, à la disposition de H les fiéaux dont il dispose pour châtier ses ennemis, maisil l'aide dans sa mission juridique II 23, V 4-9.

37-41. Uruk, aujourd'hui Warka, à l'ouest de Larsa (Senkéreh), appartenait au pays de Sumer. Autrefoiselle était placée sur le cours de l'Euphrate. Uruk est mentionnée, sous le nom d' 'Erek, comme une des villes fondées par Nemrod par la table ethnographique Gen. X, 10. Grâce au prisme d'Oxford W. B. 444 édité par Langdon, on sait qu'il y a eu cinq dynasties d'Uruk, après le déluge et jusqu'à la dynastie d'Isin (vers 2186). La première dynastie qui suivit le déluge fut celle de Kish, ensuite vînt la I « d'Uruk. C'est à cette dynastie qu'appartient le héros Gilgamès, qui construisit le mur de cette ville. La légende tient une grande place dans ces deux dynasties, et notamment dans la longue durée des règnes. On ne peut donner des dates historiques que pour la dynastie suivante, la I '^ d'Ur (vers 3100). La II" dynastie d'Uruk vient au 1'^ rang, on ne connaît plus qu'un seul de ses rois. La III« dynastie vient au 14« rang, elle ne compta qu'un seul roi Lugal-zag-gi-si (vers 2777-2753) qui fut vainqueur de Lagas, Ur, Larsa, Oumma, Nippur. « C'est la première unification historiquement connue de la basse Chaldée. Il fut vaincu par Sarru-Kin le fondateur de la dynastie d'Akkad, qui l'emmena dans une cage. » Cf. Dhorme, U Aurore de l'histoire babylonienne, B. B. (1926), pp. 72-75, 79, 227-231. A la dynastie d'Akkad, succéda la IV d'Uruk, qui eut cinq rois et dura trente ans. Elle fut chassée par la dynastie de Gutium, qui eut la suprématie durant 125 ans (2426-2302). Utuhegal (2301-2295) le seul représentant de la V<= dyn. d'Uruk chassa la dyn. de Gutium. Il est probable que Uruk fut une cité vassale sous la III« dyn. d'Ur, celle d'Isin et celle de Larsa. En tout cas H date la 7° année de son règne par la prise d'Uruk et d'Isin. Les travaux accomplis par ce roi dans cette ville prouvent bien qu'il en était maître.

Ici H parie d'un important service qu'il rendit en Uruk en y plaçant des eaux. Uruk se trouvait alors sur le ccurs de l'Euphrate. Dans une lettre à son intendant Sin-idinnam, ce roi dit que toute l'Euphrate a été curée, sauf à Uruk où les grands bateaux de transport ne peuvent plus entrer et il lui recommande

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