guerrier (héros) bienfaisant de Larsa
i:,emp]e au soleil. Des fouilles ont été faites dans le tell de l'ancienne Sippar, notamment par le P. Scheil •qui retrouva le cloître des prêtresses de Sippar. Aussi beaucoup de documents juridiques proviennent de ■Sippar et plusieurs émanent des prêtresses de Samas demeurant en cette ville. La ville de Sippar ne figure pas dans la table ethnographique, Gen. X. Comme on le voit, l'idéogramme de Samas intervient en premier îieu, dans le nom de Sippar.
Plusieurs dénominations des années de règne de H, contiennent des allusions à des travaux accomplis à Sippar.
26-28. Aja est la déesse parèdre de Samas. Leurs enfants étaient Kettu et Mesaru, c'est-à-dire la Justice ■et le Droit. Gigunum est un mot sumérien signifiant tombeau. Delitzich cite un texte de Sénacherib, où il est dit que ce roi détruisit les tombeaux de la ville (ge-gu-ni-e). Ungnad croit qu'il s'agit ici du tombeau, d'Aja. Meissner pense que le gigunu « est probablement le tombeau divin en cèdre odorant, et que ce tombeau de la divinité faisait partie du temple sumérien et plus tard babylonien-assyrien ». C'est bien comme le tombeau de la divinité morte qu'il faut expliquer le « tombeau » gigurtû nommé en relation avec la tour
■ du temple et qui formait déjà une partie du temple sumérien. » B. u. A., pp. 303 ei 312. Si dans ce texte et
■ dans d'autres où il s'agit de Samas, de Nin-girau, etc., on admettait, suivant l'opinion d'Ungnad, de Meissner ■et d'autres assyriologues, que gigunu a son sens habituel de tombeau, il en résulterait que les Sémites, dès les temps les plus reculés, croyaient que leurs dieux n'étaient que des hommes mortels divinisés. En 1905, dans la 2^ édition de ses « Éludes sur les Religions sémitiques, le P. Lagrange, considérant que les Sémites, à la différence des Égyptiens « étaient muets sur la mort des dieux comme dieux », ne voulait pas leur attribuer une pareille opinion d'après le seul sens du mot gigunu. « L'objet dont parle Goudéa.est en bois
■ de cèdre et c'est un objet que Nîngursu aimait... Cela convient-il à une tombe ? Scheil a refusé de lui donner le sens de tombeau dans le C. H. et a fait observer qu'il s'entendait ailleurs d'un sanctuaire (II, Rawl. 61, n"^ 2-3 E gigunu ; IV Rawl., 27, 25 a un temple de Belit, cf. encore Scheil, Textes elam-anz. I, p. 34). C'est, jusqu'à nouvel ordre, la solution la plus prudente. » ERS, p. 465. Thureau-Dangin doute que gigunu, signifie « le lieu de la sépulture » ; il cite un hymne à Istar, du temps d'Ammiditana où ce mot a le sens de « sanctuaire ». Rev. d'Ass., XXII, p. 103, 1925). Au cours de nos études sur les Sémites et notamment dans l'épilogue du code, qui parle si longuement d'une douzaine de divinités, nous n'avons pas trouvé de traces de l'évhémérisme, aussi nous nous rangeons volontiers à l'opinion des PP. Scheil et Lagrange, tout en reconnaissant avec ce dernier que « l'habitude de diviniser les rois et de considérer les dieux comme des seigneurs et comme des maîtres, prêtait à une confusion qui devait tourner au désavantage des dieux et que les Sémites étaient un terrain de choix pour le développement de l'évhémérisme », ibid.
Peut-être pourrait-on donner à gigunu le sens de cimetière, qui a une certaine relation avec le sens ■originaire de tombeau. « Revêtir de verdure » signifie « peindre en vert » s'il s'agit d'un sanctuaire ou d'un tombeau, « planter des arbres ou des arbustes », avec le sens de cimetière.
29-31. Ainsi que l'indique la signification des deux idéogrammes employés E UD «maison de Samas», il s'agit du temple du dieu solaire Samas. Pour désigner ce temple on donnait au second signe la valeur Babbar, d'où E Babbar « le temple étincelant », vocable qui convenait très bien au sanctuaire du dieu solaire. Samas possédait deux temples appelés É Babbar, l'un à Larsa (aujd'h-Senkereh) et l'autre à Sippar. En Assyrie il avait un temple commun avec Sin. Cf. Meissner II, p. 21. Ici, comme on le voit, il s'agit de l'E Babbar de Sippar, aux 11. 34-36 il sera question de celui de Larsa. Ici le signe indiquant le temple est •répété É É, c'est peut-être par allusion à la multiplicité des É Babbar.
H veut dire sans doute qu'il suréleva les murs de l'E Babbar. Aucune année de son règne n'est désignée par cette action. Nous ne croyons pas que cette construction soit comprise dans la surélévation de l'enceinte de Sippar qui désigne la 430 année du règne de ce roi.
En comparant l'E Babbar à « la demeure des cieux », H. veut parler sans doute, de son élévation d'après 'le contexte. Cette hyperbole est assez fréquente chez les Sémites, Gen. XI, 4 « le migdol » de Babel.
32-33. Larsa, aujourd'hui Senkeré, ville du pays de Sumer, à l'est d'Erek, se trouvait sur le cours de l'Euphrate au temps de Rim-Sin et de Hammourabi. Le premier dit « avoir creusé le lit de l'Euphrate... de Larsa au bord de la mer » et, le second, dans une lettre ordonne de nettoyer le lit de l'Euphrate des plantes aquatiques, de Larsa jusqu'à Ur. Cf. Meissner I, p. 3. Cette ville était consacrée à Samas. L'idéogramme de ce dieu intervient dans son nom UD. Son temple, comme celui de Sippar, s'appelait l'E Babbar.
Larsa obtint la prééminence immédiatement avant Babylone. La dynastie de Larsa est la 21", et celle d'Amurru vint après. La dynastie de Larsa comprend 14 rois jusqu'à Rim-Sin. Elle eut la prééminence de 2187 à 1925 environ, c'est-à-dire jusqu'au jour où Hammourabi vainquit Rim-Sin, roi de Larsa. Cette victoire servit à désigner la 31'' année du règne du grand roi « année où le roi H, avec l'aide d'Anu et d'Enlil, marche à la tête de son armée, s'empare de l'Emutbal et jette à terre le roi Rim-Sin. »
La ville de Larsa n'est pas mentionnée dans la table ethnographique, Gen. X. Mais on s'accorde à ^'identifier avec 'EUasar de Gen. XIV 1. Langdon, Gunkel... Cette identification est depuis longtemps
34-36. mu-ud-di-is E UD (Babbar) a-na (ilu) UD (Samas) ri-si-su
37-41. be-lum mu-ba-li-it Uruk (ki) sa-ki-in me-e nu-ùh-si-im a-na ni-si-sK