‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 14 sur 250 · mu-sa-ad-di-il me-ri-es-tim sa Dil-bai(ki · texte numérisé non relu

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ressemblait beaucoup ii Nergal, le dieu Meslamta'ea « celui qui sort de l'E Mcslam » Meiss., B. ii, A., II, p. 37^ La 40" année du règne de H, serait désignée par la formule, « année, où le canal de Sippar Tisit-Ellif fut creusé », d'après Schorr qui se réfère à des dates de contrats. Alt. Recht., p. 593. Le P. Scliell connaît cette formule. Mais il pense qu'elle est tirée d'un district autre que celui de Babylone. Pour lui, la 40" année du règne de H est désignée comme « celle où on agrandit ou on restaure l'E Meslam de Nergal à Koutha dans le voisinage ». Cette date est donnée, d'après une liste comprenant les désignations des 43 années du règne de H. Or le P. Scheil montre la supériorité des listes récapitulatives, sur les listes formées à l'aidedes documents, ceux-ci ne donnant pas l'ordre respectif des années, mais manifestement seulement les événements éponymes. On possédait quatre listes récapitulatives donnant la suite de 35 événements sur 43. Mais le P. Scheil possède « un inventaire chronologique presque complet de tous les titres des années de H.. Il comble les lacunes, dissipe les doutes, rectifie notre classement ». La chronologie recUftée du règne de H. (1912), pp. 5 ss. On peut donc adopter, pour la 40" année du règne de H, la désignation proposée par le document de Scheil. Mais alors on peut se poser, relativement à la date du C. H., la question que cet assyriologue formule ainsi. « Si les travaux de l'E Meslam mentionnés pour désigner la 40« année sont lesmêmes que ceux auxquels C. H. III, 4-5 fait allusion, il s'ensuit que la promulgation du Code est à reporter après la 40« année du règne. » Ibid., p. 10.

Nous avons déjà dit que le P. Scheil n'avait trouvé « dans ce palmarès aucune mention d'une Année du Code de Lois, de ce code désormais fameux et propre à immortaliser non seulement une année, mais un siècle entier », p. 11. Tandis que Schorr appelle la 2" année : « celle où il promulgua le droit au pays »,. Scheil la désigne comme « celle où lui et ses préfets mettent l'ordre dans le pays », p. 7.

Ainsi que le fait remarquer Scheil, il n'est pas sûr que les travaux exécutés à l'E Meslam, dont parlenotre texte soient les mêmes que ceux qui désignent la 40" année du règne de H. Aussi on n'est pas autoriséà assigner avec certitude une date si reculée à la publication du code.

7-9. Ici de nouveau H interrompt l'énumération de ses œuvres pies et de ses exploits pour ajouter un trait nouveau et saillant à l'éloge de sa propre personne.

Aux yeux des Suméro-Akkadiens, la comparaison avec un animal, loin d'impliquer une injure, pouvait, équivaloir à un grand éloge. La plupart des dieux avaient des animaux comme emblèmes. Dans sa bénédiction suprême, Jacob compare Juda à un lion, lééakar à un âne robuste, Dan à un serpent, Joseph probablement, à un jeune taureau. Gen. XLIX, 22 ; Rimu est le bœuf sauvage, le buffle. Comparer avec l'hébreu re'è/n et rînt Cf. Ps. XXII, 22 où le Messie demande d'être délivré de la gueule du lion et des cornes du buffle, Ps. XCII 1 1 ;. Job XXXIX 9-12 où l'on insiste sur la force indomptable du buffle... Munakkip à la. forme intensive qufr Ungnad traduit justement par renverser, tandis que la forme simple nkp signifie simplement frapper. Évidemment, c'est dans ses cornes que réside la puissance du buffle, c'est avec elles qu'il peut renverser son ennemi.

On conçoit dès lors que les cornes aient été considérées comme les symboles de la puissance. Beaucoup' de dieux babyloniens et assyriens étaient coiffés de tiares constituées par des rangs de cornes superposées, La tiare de Shamash, au haut de la stèle, est formée par 4 rangs de cornes. Sin, dans la stèle d'Ur-Nannmasa une tiare semblable. Dans beaucoup de psaumes ou de cantiques hébreux la corne est employée pourdesigner métaphoriquement la puissance, cf. notamment Ps. LXXV-LXXIV.

10. Naram, nom dérivé du verbe Namu aimer, signifie amour, ou objet de l'amour, favori. Tutu est le nom sumérien de Nabu. Le premier de ces noms signifie « le générateur, le rénovateur » des dieux et le second « le parleur ». Nabu était le fils de Marduk le plus connu et le plus célèbre. Originairement il avait des fonctions analogues à celles de son père. D'après E. Meissner le nom de Tutu, que H lui donne ici est un nom qui appartenait en propre à Marduk. Plus tard sa propriété de « dieu écrivain » fut surtout mise en relief comme sa caractéristique : il écrivait en effet les messages dans l'assemblée des dieux, présidée par son père. C'est pourquoi il est « l'écrivain de tout, le porteur des tablettes du destin des dieux, celui qui inspecte le cercle du ciel et de la terre, celui qui s'empare des tablettes du destin ». En tant qu'écrivain divin, il est naturellement le dieu de la sagesse, « qui sait tout » et qui fait présent à ses adeptes « d'une large oreille » pour l'intelligence de la science. On le considère parfois « comme la divinité de la végétation « qui ouvre les sources et qui fait croître le blé désiré... » Son principal lieu de culte se trouvait à Borsippa, la ville-sœur de Babylone et son temple était l'E Zida. Quelquefois Nébo eut un grand crédit en Assyrie, mais pas toujours à cause de la rivalité avec Babylone. Astronomiquement, Nébo correspond à la planète Mercui'e. Son symbole est un stylet d'écrivain. Cf. Meissner II, p. 17. On attribuait à Marduk-Tutu 50 noms qu'une prière énumérait et expliquait : Tutu le créateur du renouvellement des dieux — Tutu-Ziukkuia (vie du peuple) — Tutu-Ziku, qui tient la purillcation... ibid., p. 181. Dans le poème de la Création, Vil tab.,. on parle plusieurs fois de Marduk, sous le nom de Tutu « le créateur de leur (des dieux) renouvellement », 9.. Toutou Zi-oukkim « vie de la troupe des dieux », 15. Toutou Zi-azag « qui effectue la purification », 19. Toutou Aga-azag « seigneur de l'incantation », 25, 2G. Toutou, Tou-azag « son incantation est pure », 33 — -

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