‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 15 sur 250 · ayant étendu les plantations de Dilbat · texte numérisé non relu

ayant étendu les plantations de Dilbat

les dieux grands nommèrent les cinquante noms de Mardul<, 123, 124. La tablette VII contenait les cinquante noms de Mardouk, cf. Dhorme, Choix de textes, pp. 69, 71, 73, 79.

11-12. Barziba (grec Borsippa) ville sœur de Babylone, se trouvait à environ 37 "^^ au sud de Babel, à laquelle elle était unie par un canal. C'était, ainsi que nous venons de le dire, la ville consacrée à Nabu (Tutu), fils de Mardulc. Borsippa est une des nombreuses villes, où Ea possédait un sanctuaire Meissner II, 14, Il en était de même d'Hadad, ibid., p. 23, de Gula, p. 31, de Ninkarrak, p. 33. Nabu, étant avec Bel et Marduk, un dieu fixant les destinées, sa ville avait une grande importance, au point de vue religieux. Borsippa possédait une bibliothèque ; mais les livres qui nous en sont parvenus sont de date relativement récente Meissner II, p. 331. Aujourd'hui Borsippa s'appelle Birs Nimroud. Ce nom donné par les nouveaux habitants du lieu, contient une allusion à Nemrod de Gen. X, 8-10.

Mûris, à la forme intensive, faisant pousser des cris de joie ou réjouissants. C'est en comblant Barsip de bienfaits importants et nombreux que H arriva à ce résultat. 11 nous spécifie qu'il s'est conduit ainsi pour le grand temple de cette ville l'E Zida.

13. H s'est déjà attribué cet éloge I, 30 et il le fera encore IV, 64. Le contexte justifie cette épithèlc. Le monarque parle de son illustration plutôt pour faire ressortir le mérite de sa piété envers les dieux que pour signifier que celle-ci lui a été acquise précisément par tous ses actes de dévotion.

14-15. L'E Zida est le nom du temple de Nabu-Marduk à Barziba. Son nom signifie « maison stable ». Cf. Dhorme, R A B, p. 103. On en a retrouvé les ruines. Voir le plan dans Koldewey, Das wieder ersthehende Babijlon, p. 291 ou dans Meissner, B. u. A., I, p. 305. Le plan de ces ruines sert, ainsi que d'autres, à ce dernier auteur pour montrer que le temple babylonien se composait essentiellement de deux parties : la demeure propre du dieu et la tour du temple ou ziqqurattu. Cette dualité était exprimée par les noms. Ainsi le temple de Borsippa était appelé E-zida et sa tour E-uriminanki, p. 302. Voir la description des autres parties des temples (cella, chapelles). Suivant Meissner l'E Zida serait mieux conservé que l'E-sag-il. Sa surface rectangulaire était entourée d'un rang de tours. A l'intérieur de ces murs se trouvait un grand nombre de chambres étroites juxtaposées qui servaient d'asile aux pèlerins et aux denrées de magasin. A l'intérieur de cette enceinte se trouvait le temple proprement dit, dont les murs d'argile étaient affermis par un revêtement en pierres. Par un vestibule, on entrait dans la grande cour principale. Par un autre côté, on entrait dans la cella principale, près de laquelle Nebukadnezar plaça deux puissants taureaux de bronze. Après avoir traversé deux chambres, on pénétrait dans le saint des saints E-sidduanakki, dont, toute la largeur était occupée par le piédestal de la statue du souverain seigneur Nébo. A hauteur d'homme au-dessus du sol, se trouvaient à droite et à gauche, à côté de la niche principale, encore deux niches latérales pour deux autres divinités. La toiture était formée par de puissants cèdres que Nebukadnezar avec ses mains pures avait fait tomber de la montagne du Liban, avait couverts d'or étincelant et ornés de pierres précieuses. Les portes de la chapelle avaient une garniture en argent brillant et à l'intérieur tout étincelait d'un éclat oriental. De l'angle sud-est on parvenait dans une cour latérale qui certainement avait un accès à un espace oiï était l'autel et à un sanctuaire où Se trouvait un socle et qui probablement servait de lieu d'habitation à Taschmêtre, l'épouse de Nébo. Les autres endroits du temple n'ont qu'une signification secondaire. Cf. Meissner, B. u. A., I, p. 306. Dans quelques hymnes à Marduk, on attribue à ce dieu certains droits sur l'E Zida : « Repose-toi, seigneur de l'E Zida, ta maison peut se réjouir de toi. » Meissner, op. cit., II, p. 161. C'est par une litote que H nous déclare n'avoir pas été négligent pour l'E Zida. Toutefois, nous avons pu constater que, dans sa description des ruines de ce temple, Meissner ne fait pas d'allusion à l'œuvre de ce roi.

16. Nous adoptons- la traduction de Ungnad. Au lieu de donner au dernier signe sa valeur syllabique ri, Scheil lui donne sa valeur idéographique ali et traduit par « divin roi de la ville ». La valeur phonétique /•/ pour ce signe n'était pas encore prouvée lors de la traduction du C. H. (1902).

Dans les deux traductions, H s'attribue la divinité. Peut-être est-il permis de constater un scrupule de ce roi à se mettre exactement sur le même pied que les dieux proprement dits, dans le fait que le mot i-lu est écrit syllabiquement et non par l'idéogramme usité, d'habitude. La ville, dont on vient de parler, est Borsippa. On ne voit pas pourquoi H se proclame « le divin roi >' de Borsippa plutôt que de Babylone. Peut-être à cause du voisinage des deux villes, considérait-il la première comme une extension de la seconde. Toutefois, à cause de cette difficulté, nous préférons la traduction de Ungnad, d'autant plus que l'orgueil de H. était assez grand pour lui permettre de se considérer, comme un dieu par rapport aux autres rois.

17. H continue son panégyrique en se déclarant miidi, savant (héb. iadha) et sage, réfléchi ou intelligent. Ces trois épithètes sont synonymes. Chez les Sémites, comme chez tous les peuples, la véritable intelligence, c'est la sagesse. D'autre part pour permettre à l'intelligence ou à la sagesse de s'exercer, il lui faut des connaissances, donc la science. De fait chez les Sémites les hommes ou les livres de sagesse sont du même coup des hommes ou des livres de science.

18-20. Dilbat était encore une ville du pays d'Akkad. Elle se trouvait à environ 12'^"' au sud de Barsip. Elle était consacrée- au dieu Uras, le seigneur des plantations, dont il est question 21-23. Aussi était-elle

21-23. mu-ga-ar-ri-in GUR GUR (karé) a-na (ilu) IB (Uras) ga-as-ri-im

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