mu-us-ta-lum gi-it-ma-lum
38-42. sa-i-im mi-ri-tim ù ma-as-ki-tim a-na §ir-pur-la (ki) ii Gir-su (ki),
renorpmée pour son agriculture. Elle correspond à l'actuelle Dêlem. Les fouilles ont permis d'y retrouver des documents juridiques. M. Gautier notamment a publié 67 tablettes contenant des contrats d'affaires d'une famille de marctiand pendant l'espace de trois générations successives. Gautier, Archives d'une famille de Dilbat au temps de la J« dijn. bab. Le Caire, 1908. Merisu, de erisu, signifie plantation. Comme on ne spécifie pas, s'il s'agit de blé, de sésame, de légumes ou de palmiers, on pourrait bien traduire par culture. H dit donc, qu'en l'honneur d'Uras, il a augmenté les surfaces des plantations ou des cultures de Dilbat.
21-23. Uras, le dieu de Dilbat était le dieu des plantations. Son nom, d'origine sémitique, signifie « planteur » d'eresu. Il s'écrit par le signe Ib, qui doit correspondre à son nom sumérien. Comme Ninurta, il est appeléle premier-né d'Enlil. Il est le dieu de l'agriculture, ainsi que l'insinue le' présent passage. Si pareillement ici le titre de fort gasrum lui est donné, c'était parce qu'il était aussi un dieu guerrier. Il ressemblait au dieu Ninurta, et il fut intercliangé souvent avec le dieu sumérien Ninib qui devînt également le seigneur des plantations et des bornes. H honore donc Uras d'une façon qui lui est agréable, en amassant des tas de blé en son honneur. Ce roi n'évoque pas ici la puissance guerrière de ce dieu ; aussi dans l'épilogue il ne fait pas appel à lui pour punir les contempteurs de son code.
24-26. Belum, étant au nominatif, ne se rapporte pas à Uras, mais bien à H. Celui-ci veut dire qu'il possède les insignes de la royauté avec tant de stabilité et de sécurité que personne ne pourra les lui ravir. Peut-être veut-il signifier aussi qu'il peut disposer de ces insignes envers qui lui plaira. De fait le relief de la stèle représente Samas offrant à H le sceptre et la couronne. Dans l'épilogue il est fait, plusieurs fois allusion à ces insignes comme symbole de la royauté. Ainsi H prie Samas de « prolonger le sceptre » de tout roi qui prendra sa stèle en considération XXVIv 11-15. Par contre, il prie Anu de briser le sceptre- de tout roi méprisant son code XXVI 50-51. A un pareil roi Enzu Sin est prié de retirer la couronne et le trône XXVII 45-46.
Les différents bas-reliefs ou statues donnent des spécimens de ces divers insignes. Généralement les sceptres sont plus longs que celui que Samas tend à H sur le bas-relief de la stèle et ils s'étendent jusqu'à terre comme la houlette des pasteurs, à laquelle ils doivent leur origine ; mais on conçoit que pour les besoins du dessin, on ait pu raccourcir le sceptre du bas-relief du code. La tiare à trois rangs de cornes, est réservée aux dieux. Des rois d'Assyrie ont des tiares d'une autre forme. Mais des rois sumériens, comme Goudéa, Ur-Nammu, etc., portent des couronnes comme celle que Samas offre à H.
27-29. A côté des divinités suprêmes Anu et Enlil, dit Meissner, se tient de toute antiquité comme principe féminin la « dame des dieux «Max. Elle fut honorée sous les noms les plus différents dans beaucoup de lieux... Gomme Nin-Max elle était la « princesse élevée ». Comme Marna ou Nintu elle représente « la déesse de la naissance » qui par conséquent était « la mère des dieux » mais qui aussi avait « créé des rois transcendants comme H. Sous le nom d'Aruru elle exerce les fonctions de protectrice et de mère auprès des enfants. En tant que dame de la montagne (Ninxursagga) elle est surtout célébrée comme créatrice des dieux, spécialement de quelques divinités protectrices inférieures, des rois, qu'elle nourrit de son propre lait, mais aussi des hommes. Meissner fait remarquer que ce fut à ce dernier titre qu'elle supporta avec peine la perte des hommes par le Déluge et qu'elle voulut exclure Enlil son auteur du sacrifice. Par contre le plus grand châtiment que la déesse-mère puisse infliger, c'est d'empêcher la génération dans le pays. Cette déesse était honorée spécialement à Tilmun, à Lagas, à Girsu, mais surtout à Kish... D'après les descriptions Nintu devait tenir de la main gauche un petit enfant et lui tendre le sein et prier de la main droite. Cf. Meissner, B. u. A., II, pp. 11 et 12.
Il en résulte que Mama et Nintu correspondent à la déesse de l'enfantement, Mama étant son nom akkadien et Nintu, son nom sumérien.
C'est ici le seul endroit du code où le nom de Mama est employé. Aux lignes 33-35 H parle de Nintu, ce qui prouve qu'à ses yeux Mama et Nintu étaient une seule déesse. Dans l'épilogue XXVIIIr 40-49 ce roi adjure Nintu, qu'il appelle sa mère, de faire mourir le fils héritier du roi contempteur de son code et de l'empêcher d'avoir des descendants.
Dhorme dit que le sens étymologique de Mama ou Mami est probablement celui de mère. Il fait observer que parmi les noms de personnages cités sur l'obélisque de Manistusu (vers 2685-2670) figure celui de Karibu-sa-Mama A. VIII 22 et D. XII, 9. Cf. Scheil, Mémoires, t. II : Textes élamites-sémitiques, p. 47. Dans un ancien mythe, nous voyons cette déesse Mami intervenir avec Ea pour la création des humains. Cf. CTXV, pi. 40, Ea et Atarhasis dans Dhorme, Choix de textes, c. IV II. 14, 16, p. 139.
Mama était la déesse parèdre d'Uras. Or H. nous déclare qu'il a accompli les désirs de cette déesse qu'il considérait comme sa mère. II s'est donc comporté en bon fils à son égard.
30-32. La ville dont il est ici question n'est pas la même que celle dont il est fait mention II 58-62. Les signes employés pour désigner ces villes ne sont pas les mêmes. Puis le présent contexte montre qu'au