‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 186 sur 250 · qu'il conduise ses sujets selon le droit · texte numérisé non relu

qu'il conduise ses sujets selon le droit

2-5. Ces lignes sont à rapprocher de l'ordre positif donné dans l'exhortation 78-79. C'est la même idée et ce sont les mêmes termes de part et d'autre. Mais ici il n'est pas question — par souci de brièveté — de l'intelligence nécessaire à la consultation du code 75-77.

La formule « mes paroles que j'ai inscrites sur ma stèle », redisent que seul H est l'auteur du code. Cf. XXVr 66-67, 78-79, etc..

6. Dans les lignes 6, 7-8 et 9-10, H parle du roi qui se conformerait à la partie négative de son exhortation, XXVi 59-74. La ligne 6 correspond en abrégé à XXVr 68-72, sauf une permutation de verbes. Verbe msk se rapporte aux sentences dans XXVIr 6 et aux rehefs dans XXVr 73-74, tandis que nkr a trait aux reliefs dans XXVI 9-10 et aux sentences dans XXVr 68-72.

7-8. Même idée que XXVr 64-67, mais us-te-pi-el de p°l « supprimer » remplace i-sur de nsr « garder » XXV, 64-67.

9-10. Le même contenu que XXVr 73-74, sauf le changement du verbe signalé 1. 6.

11-15. Après avoir signalé à Samas la conduite de ses successeurs qu'il devra bénir, H précise ici et dans 16-17 la nature de la bénédiction sollicitée.

« Que Samas prolonge son sceptre », li-ir-ri-ik du verbe ^rk à la forme intensive. Le sceptre étant l'instrument, l'insigne et le symbole de la royauté. H, a dit que son gouvernement est juste XXlVr 44. «Briser le sceptre » dans XXVIr 50-51, signifie mettre fin au règne. Voir la prophétie de Jacob, Gen. XLIXIO:

« Point ne sera retiré le sceptre de Juda, ni un législateur d'entre ses descendants, jusqu'à ce que vienne le dominateur, à qui appartient la soumission des peuples. » (Traduction Dhorme, La poésie biblique, p. 101.)

H sollicite de Samas une prolongation dans la durée et dans l'espace pour la puissance du roi qui honorera sa stèle. En d'autres termes, le « roi du droit » prie le dieu d'accorder à ce successeur un long règne et un empire agrandi.

Le titre de « roi de droit » revient ici pour la quatrième fois XXIVr 76, XXVr 7, 96. Cette appellation fait contraste avec la qualification du successeur de H par « cet homme ».

16-17. A la demande d'un bienfait d'ordre matériel, fait suite la demande d'une faveur d'ordre moral, par conséquent plus importante : celle de conduire ses sujets suivant le droit. Pour mesurer tout le prix que H attache à cette grâce, il faut se rappeler qu'il en fait le but de sa vocation à la royauté sur Babylone par Anu, Enlil et Marduk I 27-49, V 14-19, qu'il se fait gloire d'avoir rempli sa mission V 20-23, XXIVr 59-78 et que la valeur incomparable de son code est d'assurer ce bienfait à ses successeurs XXVr 75-94. Li-ri « qu'il conduise » de wi'j ou aru, a la forme causative, « enseigner ». Le verbe hébreu correspondant.

mi jâra à l'hiphil veut dire aussi « montrer, enseigner ». Les mots n-nn Tora « l'enseignement » et mi-:

rnôr'c.'t maître » dérivent do cette racine.

2. Douze divinités sont adjurées de maudire et de châtier tout roi

qui, sans égard pour les malédictions

ne respectera pas, mais abolira ou changera les lois

l'image ou le nom de Hammourabi XXVIr 18-XXVIII 68

A. Les crimes qui feront encourir les malédictions

et les châtiments ci-dessous mentionnés à tout homme

quelle que soit sa dignité XXV Ir 18-44

18-22. §um-ma a-wi-lum su-û a-wa-ti-ia sa i-na na-ru-ia as-tu-ru la i-qùl-ma

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