as-sum ir-ri-tim si-na-ti sa-ni-a-am-ma us-ta-hi-iz
39-44. a-wi-lum su-ù lu sarrum lu EN (belum) lu PA TE SI (issakum) ù lu a-wi-lu-tum sa su-ma-am na-bi-a-at
2. Douze divinités sont adjurées de maudire et de châtier tout roi
qui, sans égard aux malédictions, ne respectera pas, mais abolira ou changera les lois,
l'image ou le nom de Hammourabi XXVJt 18-XXVIIIt 91
Les adjurations adressées aux douze divinités XXVIr 45-XXVIIIr 91 sont précédées de l'énumération des crimes qui attireront les malédictions divines sur tout homme, quelle que soit sa dignité, XXVIr 18-44. D'où deux subdivisions.
A. Les crimes qui attireront à tout homme, indépendamment de sa dignité les malédictions divines XXV It 18-44
Sauf le mépris de sa malédiction et de celles des divinités, les crimes énumérés 18-35 ne sont autres que la violation des divers actes recommandés dans l'exliortation XXVr 59-94 et accomplis par le roi ayant mérité la bénédiction de Samas XXVIr 2-17. Ensuite le « roi du droit » prévoit et déjoue par avance une ruse à laquelle on pourrait recourir pour commettre les crimes tout en évitant les malédictions divines 36-38. Enfin, dans 39-44, H tient à spécifier qu'aucune dignité personnelle ne mettra le coupable à l'abri du châtiment.
18-22. Négligence de l'ordre donné par H à ses successeurs intelligents XXVr 78-79 dont l'accomplissement leur assurera les bénédictions de Samas XXVIr 2-5. II n'est pas à croire que ]g[ ait eu l'intention d'attirer les foudres de tous les dieux sur celui qui n'aurait été coupable que de cette négligence. Le bon sens et les copulatifs terminant les lignes 22, 24 et 26 prouvent que H envisageait un roi qui comettrait encore les crimes 23-35 (mépris des malédictions, suppression des lois, de l'image, du nom). Encore une fois,' H répète qu'il est l'auteur du code, cf. XXVr 6ô, 67, 79 ; XXVIr 5. •
23-24. Ces lignes et 25-26 interrompent la série des violations des ordres de XXVr 59-94. Ir-ri-lum (erretum) « malédiction » provient de ^/r « maudire » en hébreu -ns "arar. Dans Deut. XXVII 13-24, la
moitié des. tribus d'Israël placée sur l'^Ebal prononce toute une série d'^arûr "|nN contre les violateurs de la Loi.
« Ma malédiction. » Ici et dans 25-26, H parle par- anticipation, puisqu'il n'adjure les dieux de maudire que plus loin 45-XXVIII. Puis, en fait de malédiction personnelle de H, nous n'en trouvons ni ici ni plus loin. Dans XXVIr 18-XXVIII, il s'agit de malédictions prononcées et exécutées par les dieux. H s'approprie sans doute les malédictions prononcées par les dieux, qu'il désigne par « mes malédictions ». Il prend lui-même l'initiative d'adjurer les dieux de maudire ses adversaires et de suggérer les châtiments appropriés. La conviction de la faveur, dont il jouissait auprès des dieux, et la conscience de la transcendance de ses « précieuses paroles », donnaient au roi la confiance que les dieux répondraient à ses adjurations et infligeraient les châtiments qu'il leur suggérerait. Dans l'expression « ces malédictions » 1. 36, H englobe les siennes 11. 23-24 et celles des dieux 11. 25-26.
I-me-e§ de m°s, comme l'hébreu dxd ma'as, « refuser, mépriser ».
25-26. La i-dur « ne craint pas » de °dr. On comprend pourquoi H parle du mépris de ses propres malédictions et de la crainte de celle des dieux. Tout en s'estimant infiniment supérieur « aux têtes noires »,