Ayant disposé des ornements dans l'E Udgalgal
n'éprouvant pas le besoin de le déterminer davantage. » L'étymologie, que préfère le P. Lagrange est celle qui vient de la préposition "ël, vers « celui vers lequel on va pour lui rendre un culte, dont on cherclie la protection, auquel on tend par la prière ». Cf. ERS, ch. II. Les Dieux, § / El, le dieu commun, primitif et très probablement unique des Sémites, pp. 70 ss., 79, 81.
Suivant cette étymologie on peut donner à ellum le sens d'élevé, d'auguste.
56-57. L'élévation des mains était le geste de la prière, notamment chez les Sémites. Moïse, au sommet de la montagne de Repliidim, lève les mains vers Dieu afin d'obtenir pour Israël la victoire sur Amalec Ex XVII, 11 et 12. Ps. LXIII, 5 le psalmiste dit qu'il élèvera les mains au nom d'Elohim. Ps. CXLI, 2 l'élévation des mains équivaut certainement à la prière. Chez les Akkadiens l'élévation des mains était le geste habituel de la prière, plusieurs textes (H W B. Delitzsch à nasu, p. 484) et plusieurs bas-reliefs le prouvent. D'après la conception sémitique et le contexte, connaître est pris ici dans le sens d'être favorable et signifie par conséquent exaucer.
Hadad était le dieu de la foudre, du vent, de l'inondation et de la pluie. Ainsi dans les articles 45 et 48 c'est à Hadad que l'on attribue l'inondation des charhps. XIII 42, XIV 2. Et dans l'épilogue H adjure Hadad d'exercer son pouvoir sur la pluie, l'inondation et la foudre contre le roi contempteur de sa stèle afin de causer la disette et la famine dans ses états et de ruiner sa ville, XXVIL 64-80.
Hadad est écrit ordinairement et notamment dans le C. H. par l'idéogramme IM, dont la signification première est saru, vent. On croit que "primitivement le signe im représentait une voile. Or chez les Égyptiens l'hiéroglyphe de la voile désignait le vent. Cf. Barlon II, p. i87, n° 358.
La foudre était à la fois l'arme et le symbole de Hadad. Son animal favori est le taureau. Sur la grande stèle de Nabuchodonosor I, Hadad est représenté par le taureau surmonté seulement de la foudre. Sur le Kudurru V (Mém. Deleg. Perse, t. I, p. 167) , Hadad, foudre en main, conduit son taureau lancé au galop. Parfois ce dieu est intercalé entre le taureau et la foudre. Ce dernier fait prouve à l'évidence que ni la foudre, ni le taureau ne doivent être identifiés à Hadad, mais qu'on ne doit y voir qu'une arme, qu'un symbole ou qu'un animal attitré. Sur les nombreux reliefs ou autres documents, la foudre est représentée sous la forme d'un trident, d'un bident ou d'un double trident de flammes.
Dhorme pense que Hadad est d'origine ouest-sémitique et que l'Aram est sa patrie. Ce dieu paraît en effet avoir joui d'une grande vogue dans ce pays ; il passe avant le dieu El. Il intervient dans les noms des monarques araméens, dont parle la Bible : Hadad 'ezer, Ben-Hadad, Hadad-Rimmon (identification de Hadad et de Ramman). Dès la plus haute antiquité, il est le dieu d'Alep. Il ressemble trait pour trait à la divinité principale des Hittites, Tesouph. Tous les deux sont écrits IM en cunéiforme et ai-més de la foudre. Aussi Dhorme dit que Hadad n'appartient pas au plus ancien panthéon de Sumer et d'Akkad. Car on n'en trouve que des vestiges épars dans l'ancien pays de Sumer et d'Akkad. Au temps de Hammourabi Hadad a conquis le droit de cité en Babylonie, puisque la ville de Bit-Karkara est désignée simplement par l'idéogramme IM suivi du déterminatif géographique ki. Cf. 58-61.
Dès le début de l'empire assyrien, dit encore Dhorme, le dieu Hadad joue un rôle considérable dans la capitale Assur. Le roi Eristoum I (vers 2050) bâtit un temple en l'honneur de son maître Hadad. Son fils Ikounoum poursuit la construction (2010). En règle générale, Hadad, dieu du tonnerre, va de pair avec Shamash, le dieu du soleil. L'un et l'autre sont les maîtres de la divination et des oracles. Dans la catastrophe du Déluge, un des principaux agents est Hadad. Cf. Dliorme, Les Amorrhéens R. B., 1928, pp. 71-74.
Voir l'épilogue XXVI L 64-80.
58-61. Cette ville est ici appelée « ville de IM », c'est-à-dire d'Hadad. Or, on sait qu'en Babylonie, la ville spécialement consacrée à Hadad était Bit-Karkara. On n'a pu encore identifier sûrement le site en Babylonie de cette ville.
IJam. va nous expliquer de suite comment il a satisfait le cœur d'Hadad 62-67.
Ouradum vient de la même racine qrd que qarradum et lui ressemble beaucoup. Or qrd signifie : être puissant, fort, vaillant. Le présent texte est le seul du C. H. où se trouve l'adjectif quradum • il y est écrit syllabiquement. Nous rencontrons qarradum, écrit à l'aide des idéogrammes U R S A G, II, 60 et syllabiquement kar-ra-du dans XXVIIr 82, XXVIIL 8. Dans tous ces cas qarradu s'applique à Hammourabi aux soldats de son ennemi et à Zamamu, nous le traduisons par guerrier. Nous pouvons conserver ce même sens pour quradu apphqué à Hadad. Le dieu qui est armé de la foudre et qui s'en sert pour le combat est un vaillant guerrier. Nous remarquons du reste, que cette épithète est souvent appliquée à des dieux : Bel, Samas, Nergal, Ninib, Zamama. Cf. Delitzsch, H W B.
62-64. L'E Udgalgal est le nom du temple de Hadad à Bit Karkara. Zimatum se retrouve dans III 24 avec le sens d'insignes (sceptre et couronne). Aussi c'est avec raison que Scheil traduit ici ce mot par