‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 21 sur 250 · su ik-su-du na-ga-ab ùr-si-im · texte numérisé non relu

su ik-su-du na-ga-ab ùr-si-im

11-13. mu-us-pa-az-zi-ir ni-si MÀ-AL-KA-A (ki) in ka-ra-si-im 14-16. mu-sar-si-du su-ba-ti-si-in in nu-ûh-si-in

17-22. a-na (ilu) En-ki ii (ilu) Dam-gal-nun-na mu-sar-bu-ù sar-ru-ti-su da-ri-is i-si-mu zi-bi el-lu-tim

« ornements ». H veut dire qu'il a orné le temple de Bit Karkara. Parmi les titres qui servent à désigner les ;\nnées de règne de H, nous trouvons, pour la 20<^ « année où il disposa un trône pour Hadad ».

65-67. UD-NUN était une ville consacrée à Hadad, que l'on a situé à l'actuelle Bisnaija. On ne sait pas comment H lui avait donné l'âme, c'est-à-dire la vie. Il va en dire autant pour la ville de Maskan-sabri IV 1-3. Était-ce par des canaux, des constructions, la prospérité du commerce, de l'industrie? ou bien par une restauration de sa prospérité politique ?

68-69. L'E Mah est le temple de Hadad dans la ville d'Ud-Nun. A-se-ir protecteur ou bienfaiteur, probablement par des réparations, des donations, etc. Dans les noms des années de règne de H, on ne trouve aucune trace des iDienfaits de H à ce temple. Mais la 28« est appelée : « on restaure E Namhe (ou ]e temple de l'abondance) qui était un temple de Hadad. Cf. Scîieil. La Chronologie rectifiée du règne de Ilam., p. 9. On voit que les noms des années du règne de H, ont conservé quelques traces de ses œuvi*es pies en l'honneur d' Hadad.

70. H interrompt ici Fénumération de ses œuvres pies, pour faire son propre éloge. Il se considère ■comme le maître ou seigneur des rois, c'est-à-dire comme le plus grand de tous les rois. Ri est un déterminatif phonétique du génitif. Cf. IV 23.

71-72. Gabalum équivaut à qabalum, guerrier. La maharim « comme il n'y en a pas devant n c'est-à-dire auparavant ou en sa présence. On peut choisir entre les deux sens de devancier ou de rival. Manifestement H a voulu signifier les deux choses. Dans l'épilogue il attribue cette même prérogative à Nergal XXVI Ilr 26.

Col. IV. 1-3. Maskan-sabrim avait un temple consacré à Nergal (4-6). On la situe au sud-est de Ud-Nun (Bismija) et au nord de Umma. Comme pour la précédente ville d'Hadab, H lui avait accordé la vie soit en lui rendant son importance politique, soit en exécutant des travaux propres à accroître sa prospérité, matérielle.

4-6. Il a déjà été question de l'E Meslam qui est le grand temple de Nergal à Kutha III 4-6. Évidemment il ne s'agit pas ici de la ville de Kutha, mais de Maskan-sabrim. Puisque le temple de cette ville portait le même nom que celui qui, à Kutha, était consacré à Nergal, il faut penser qu'il était pareillement dédié à Nergal. A priori, on doit présumer qu'un dieu aussi puissant que Nergal devait avoir des temples dans plusieurs villes. Meissner lui en attribue à Larsa, à Isin, à Uzarpara, à Chawilu et à Assur B. u. A., II, p. 38. A cette liste, il faut ajouter d'après le présent texte : Maskan-sabrim.

Donc Maskan-Sabrim avait un temple consacré à Nergal. Sans doute ce fait ne suiïit pas pour dire que toute la ville était dédiée à ce dieu. Pourtant, comme on ne parle pas de temple d'Hadab, la chose est probable. Et alors on aurait mentionné Maskan-Salrim avec les villes dédiées à Hadad, à cause de son voisinage topographique avec celles-ci.

H s'est déjà donné comme ayant procuré la richesse niih&um, dans des villes et dans des temples I 55 : cause de richesses à Uruk II 40, ayant fait regorger de richesses l'E Galmah II, 52-54. Ici il dit qu'il en a abreuvé l'E Meslam. Observons que H s'est déjà vanté d'avoir été très libéral pour le temple de Nergal à Kutha III, 4-6.

7. Nouvelle interruption de l'énumération des bienfaits et des exploits de H pour un panégyrique de sa personne 7-10.

Et d'abord ce roi commence par dire qu'il est profond ou sage. Le même mot akkadien signifie ces deux qualités. De fait il y a un rapport étroit entre la sagesse et la profondeur. Le sage c'est celui, qui ne se contente pas de voir les choses par leur surface, mais qui pénètre jusque dans leur fond le plus intime.

8. H déclare qu'il est « supportant » sans' donner plus d'explications. Rien dans le contexte, n'indique qu'il soit question du support des injures et des contradictions. D'ailleurs une telle conduite n'aurait pas été considérée comme une vertu, mais comme une lâcheté de la part d'un autocrate de l'antiquité. Ç veut dire que, devant les difficultés, il est de taille à attendre et à triompher.

9-10. Tel est l'heureux résultat auquel la sagesse et la patience permettent à ce roi de parvenir : il peut atteindre toutes ses fins, réahser tous ses désirs. Vraiment il est heureux et enviable.

Ici H ne dit point qu'une telle puissance lui est donnée par le secours d'une divinité quelconque. U parle absolument comme si c'était par ses propres moyens seuls qu'il pouvait atteindre toutes ses fins. Cependant 11 G9-I11 1 ce même roi dit que Urra (Nergal) lui fait atteindre son désir. Ce texte et tous les

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