‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 210 sur 250 · ir-ri-tim da-ni-a-tim · texte numérisé non relu

ir-ri-tim da-ni-a-tim

(ilu) Enlil (86) ,

i-na KA (pi)-su sa la ut-ta-ak-ka-ru (87, 88)

li-ru-ur-su-ma (89) 90-91. ar-hi-is li-ik-su-da-su.

77-81. Si l'auteur ne spécifie pas les malédictions, il énumère tous ceux, que doit toucher la malédiction générale, avec la préoccupation de n'oublier personne.

L'énumération suit une gradation descendante dans l'ordre des affections du prince contempteur du code. La malédiction l'atteindra d'abord « lui-même » ëu-a-ti. Elle tombera ensuite sur zêr-êu, « sa semence, sa race », c'est-à-dire non seulement sur ses propres enfants, mais encore sur ses descendants, sur ses consanguins. Après sa propre personne et les membres de sa famille, un roi tient le plus à son pays ma-zu, non seulement au territoire, mais à tous ses habitants. Le rédacteur divise ceux-ci en trois catégories suivant encore l'ordre d'estime que le prince éprouve à leur égard. Ses guerriers, sa6-^u, viennent naturellement en premier lieu. Par antithèse avec sab-su « ses guerriers », niâe doit désigner les civils. Ce mot très fréquent dans le code, signifie « gens ». Mais ici, le contexte, suggère qu'il est synonyme de awilum et qu'il désigne les « hommes libres ». Par ûm-ma-an-su, nous entendons « son peuple, sa populace ». Sous ce nom sont compris les autres sujets que les hommes libres niëe, awile, c'est-à-dire les muskenum et les esclaves. Ummanum signifie à la fois « armée » et « peuple ». Dans les textes XXVIIr 24 et XXVIIIr 14, le contexte suggère le premier sens, tout comme il réclame ici le second sens.

14" Enlil (Bel) 84-91

H termine les adjurations aux douze divinités, aux grands dieux du ciel et de la terre, à la totalité des Anunnaki et au sedu du temple de Samas, en confiant à Enlil le soin de les ratifier par sa propre malédiction 84-89 et de les exécuter promptement. Enlil avait déjà été adjuré longuement, immédiatement après Anu XXVI r 53-80. Mais Enlil est le maître des destinées et ses ordres sont irrévocables XXVI r 53-56 et XXVIII r

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