avant rendu son Lamassu favorable à ]a ville d'Assur
lie titre ÛG roi, non point d'AsSur, mais de IdëSalu de la totalité, c'est-à-dire de toute la haute Mésopotamie, Sarrou-kin 1, préfet d'Assur, vers 2000 (le premier Sargon d'Assyrie), apparaît sur une tablette fiappadocienne, où il est donné comme fils d'Ikunum, fils d'Iluâuma, fils de Shalim-ahum, fils de Puzur- Assur I. Dhorme, auquel nous avons emprunté ce renseignement, nous dit que « nous avons les inscriptions 46 Shalim-ahum, d'Ilusuma, Iriëum I et Ikunum. La plupart se réfèrent à la construction des temples dédiés à Àssur, Istar, Adad qui tiennent la tête du panthéon assyrien. Ce n'est que plus tard qu'au temple d'Adad viendra s'accoler celui d'Anu pour former l'ensemble décrit par W. Andraî dans Anu-Adad-tempel m Assur. », R. Bib., pp. 432-433.
llusuma fut le contemporain de Sumu-abum, fondateur de la première dynastie Babylonienne, ou dyriastie amorrhéenne. Ce synchronisme est attesté par la Chronique du British Muséum, n» 26472. Or dans une inscription, « llusuma se vante d'avoir accordé la hberté aux Akkadiens, ainsi qu'aux villes d'Ur, de Nippour, d'Awal de Kismar (?), de Dêr de la déesse Kadi, en même temps qu'à la ville par excellence, celle du dieu Assur. » Dhorme donne de ces faits et des démêlés de ce roi avec Sumu-abum, l'explication suivante : « Il semble que le rôle d'Ilusuma fut d'empêcher Sumu-abu de conquérir le pays d'Akkad et de Sumer pendant un certain temps. Les dynasties d'Isin et de Larsa se disputaient la prédominance en Chaldée. Les Amorrhéens de Sumu-abu et les Assyriens d'Ilusuma cherchent les uns et les autres à profiter de ces dissensions pour s'emparer des villes les plus fameuses. C'est ainsi qu'Ilusuma peut avoir libéré Akkad, Ur, Nippour et d'autres cités. » Rev. Bib., 1927, p. 433.
M. Dhorme note tout l'intérêt qu'il y aurait à fixer la date d'Ilusuma. Ce serait fournir du même coup la tête de ligne de la chronologie, si contestée encore de la V" dyn. babylonienne. Or on arrive à déterminer cette date d'une façon très approximative. On possède en effet, comme nous l'apprend Dhorme, trois série» de documents qui permettent de retrouver les règnes soit des rois de Babylone, soit de leurs contemporains d'Assyrie. Les résultats auxquels on parvient par cette triple voie sont sensiblement concordants entre eux. En révisant les listes dynastiques du musée de Constantinople, qui comportent une grande probabilité, Wcidner a déduit les dates suivantes : Sumu-abum 2057-2044, Hammurabi 1955-1913. Or dans une iinscription, Salmanasar I (1280-1261), nous dit que le temple hur-sag-kur-kur-ra « montagne des pays » fut d'abord bâti par son ancêtre Uspia, qu'écroulé il fut refait par E-ri-su, qu'effondré au bout de 159 ans, Samsi-Adad le rebâtit, qu'enfin lui-même dut le reconstruire au bout de 580 ans. Il s'écoula donc 739 ans «ntre les règnes de Salmanasar l etd'Erishum. La fin du règne de ce dernier eut donc lieu en 1280 + 739=2019. On attribue le début du règne de ce roi à l'année 2039. Donc Erisum ne fut pas comme son père contemporain de Sumu-abum. Enfin un texte de Tukulti-Ninurta I (1260-1232) place l'avènement du règne d'Ilusuma 780 ans avant lui. D'après ce document llusuma régna en 2040. On peut donc considérer Sumu-abu et Ulusuma d'Assyrie comme étant contemporains vers 2040. Cf. Dhorme, Rev. Bib., 1927, p. 433.
Erisum et son fils Ikunum se vantent d'avoir une plus grande autonomie. Mais le présent passage du G. H. montrent que Hammourabi comptait Assur et Ninive parmi les villes de son empire. Comme on le voit, dans le prologue de son code, Hammourabi n'indique pas les rois d'Assyrie dont il a été victorieux. Si l'on admet que ce grand roi régna de 1955-1913, on peut lui assigner comme contemporains, d'après laliste des rois d'Assyrie de Meissner II, p. 450 : Ahi-Assur ^1962-1944), Rim-Sin (1943-1926), Iriëum II (1925-1920).
La ville d'Assur se trouve, comme nous l'avons déjà dit, à l'ouest du Tigre. Au moment des grandes «aux ce fleuve al i^'" 1 /2 de large. Au Nord, la ville était protégée par un bras du Tigre ou canal. Ce canal «st bien postérieur à Hammourabi, puisqu'il fut creusé par Assur-uballit ï (1380-1341). Mais on croit que c'était primitivement un bras du Tigre qui du Nord-Ouest entrait dans la ville. D'après les fouilles et les documents, la vifie d'Assur se divisait en deux parties : la plus grande et la plus ancienne était au Nord : elle avait la forme d'un triangle, dont le côté sud-ouest est convexe. La plus petite au sud à la forme d'un Itapèze : elle est l'œuvre de Puzur-Assur IV (vers 1530). A l'ouest et au sud des fossés entouraient la ville; Sis sont l'œuvre de Tukulti-Ninurta I (1260-1232) ; généralement ils sont à sec. A l'ouest et au sud, la ville était protégée par une enceinte de murailles. D'après la description datant de Sénachérib cette enceinte avait cinq bastions. II. 133-137. Au temps du même roi, la ville avait 13 portes. Mais plusieurs d'entre elles sont beaucoup plus anciennes. Les fouilles ont permis de retrouver la plupart de ces portes. Le document nous indique le nom de celles-ci. Ces noms sont empruntés : aux locahtés environnantes, à des édifices, à ce qui se passait près de ces portes, par ex. porte des métallurgistes, du petit bétail, des gens, etc. Dans ïe fait que les portes d'Assur ne sont pas nommées d'après les grandes cités, dans la direction desquelles elles se trouvaient, Unger voit une preuve de l'antiquité d'Assur.
Les fouilles ont permis de retrouver les vestiges de deux palais à Assur. Le « vieux palais » construit par Erisum I et restauré par les rois postérieurs surtout par Tukulti-Ninarta I et Tiglat pileser. Ce dernier l'appela « le palais du roi des quatre rives Kibrale » : de la mer du coucher du soleil, de la mer du lever du soleil, des deux rives du fieuve Océan. Unger nous dit que ce palais fut abandonné. On y trouva en effet les sarcophages de cinq rois dont Assur-belkala (1070), Assurnassirpal II (859), Samsi-Adad V (810). Or c'était usage à Assur et à Babylone d'utiliser comme lieu de sépulture les maisons désertes et abandonnées. Le nouveau palais fut bâti par Tukulti-Ninurta (vers 1250). Unger a remarqué qu'à Assur les palais, les constructions et les rues sont orientés du N.-O. au S.-E. Il attribue cette particularité au fait qu'en Assyrie ïe vent favorable est celui du N.-O. On conçoit que cette orientation d'après le vent a pour cause le besoin éprouvé dans le chaud Orient d'un courant d'air vivifiant et rafraîchissant. A l'angle des murs de l'ancienne et de la nouvelle ville, on a trouvé un grand nombre de stèles hautes et minces avec inscriptions. Elles proviennent des rois (la plus ancienne date d'Adadnirari I vers 1310, la plus récente est d'une épouse d'Assurbanipal (vers 650), nommée Assur-sharrat), et de hauts fonctionnaires ou dignitaires, dont le nom a servi comme éponymcs à désigner l'année. Los plus anciennes stèles de cette dernière catégorie datent
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34 COMMENTAIRE DU CODE d'hAMMOUI^ABI