‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 31 sur 250 · li-ib li-ib-bi sa Su-mu-Ia-el · texte numérisé non relu

li-ib li-ib-bi sa Su-mu-Ia-el

69-70. TUR-US (apliim) da-num sa (ilu) En-su (Sin)-mu-ba-li-it

est prise en G 10 par les coups des Babyloniens et des Mèdes. Ces derniers occuperont Ilarrau pendant cinquante ans. Les Babyloniens garderont Assur et Ninive. Nabopolasar pourra se vanter d'avoir, grâce au secours des dieux Mardouk et Nébo, asservi l'Assyrie, qui, depuis des jours lointains, dominait la totalité des peuples. Cf. Rev. Bib. (1924), La fin de l'empire assyrien d'après un nouveau document, par Dhorme, pp. 218-234; Rev. (1927), p. 152; Rev. Bib. (1930), pp. 460-461 ; (1931), pp. 181-182. Nabopolalar se vante d'avoir réduit lAssyrle en telJs et en ruines. Ninive fut tellement détruite qu'elle ne fut jamais rebâtie et que son site lui-même fut complètement oublié.

Ce fut vers le milieu du dernier siècle que les fouilles franco-anglaises permirent de découvrir l'antique Ninive, ses monuments et ses multiples documents. Les ruines de la fameuse capitale s'étendent, dans la région de Mossoul, sur la rive gauche du Tigre. Quatre tells en émergent surtout : Koyoundjik, Khorsabad, Nimroud, et Nebi-Younés (prophète Jonas). Au point de vue des fouilles, les deux premiers tells sont les plus importants. Entre ces grands tells, la plaine immense est parsemée de tumulus plus petits. Ce fut Botta, consul de France à Mossoul, qui entreprit les premières fouilles méthodiques sur l'emplacement de Niniye. En 1842, Botta commença ses fouilles par l'exploitation de Koyoundjik. Malheureusement les fouilles sur ce point, que l'on devait reconnaître pour le plus intéressant dans la suite, furent abandonnée.s presque aussitôt que commencées et avant d'avoir conduit à un résultat. Dès mars 1843, Botta explora le tell de Khorsabad, qui recouvrait Dur-Sarrukin, le palais que Sargon II se bâtit au pied de la chaîne Mussri, fondation éphémère qui ne survécut guère à son auteur. Effectivement Botta découvrit ce palais, de près de 2'"" de longueur sur 6.000""" de superficie, avec de nombreux bas-reliefs représentant Sargon dans diverses attitudes. Botta poursuivit ses fouilles jusqu'en 1845. A cette époque, il les embarqua pour le Louvre où figure désormais le premier musée assyrien qui ait été formé. Les recherches de Botta furent arrêtées en 1846. Ce savant décrivit les résultats de ses fouilles brillantes dans l'ouvrage en 5 vol. « Monuments de Ninive découverts et décrits par Botta » (1849-1850). En 1848, il avait publié « Inscriptions découvertes ù Khorsabad ». Layard, dont les ancêtres français avaient dû quitter la France pour l'Angleterre à cause de la révocation de l'édit de Nantes, entreprit des fouilles à Nimroud et à Koyoundjik 1845-1847, et 1849- 1851. Ces deux localités donnèrent des résultats plus riches que Khorsabad. Dans le tell de Koyoundjik abandonné par Botta, Layard trouva le palais d'Assurbanipal et sa bibhothèque, des bas-reliefs extrêmement lins, des inscriptions historiques d'un immense intérêt. Cet archéologue trouva aussi un palais à Nimroud. En 1851, le colonel Rawlinson, consul général de S. M. Britannique à Bagdad, fit reprendre les travaux à Koyondjik jusqu'à Nimroud, que l'on avait abandonnés depuis Layard. En 1852 il fit dresser le plan de tout le terrain, où l'on peut chercher l'antique Ninive. En 1852, Victor Pace, consul de France à Mossoul, fit poursuivre les fouilles de Khorsabad abandonnées depuis Botta. 11 fit creuser partout jusqu'à une certaine profondeur, surtout pour étendre le domaine des fouilles françaises vis-à-vis de celui des fouilles anglaises. En quatre ans, en 1855, il achevait le déblaiement du palais de Sargon. Par malheur, la plupart des objets destinés au Louvre furent engloutis dans le Tigre, le 23 mai 1855. Il publia les résultats de ses fouilles dans Ninive et l'Assyrie avec des essais de restauration, notamment celle du palais de Khorsabad, 3 in-fo (2 de textes, et 1 de planches). Paris, 1866-1869.

A cause de la plus grande richesse des tells de Koyoundjik et de Nimroud, sur lesquels s'exercèrent les fouilles anglaises, le British Muséum est plus riche que le Louvre en documents assyriens. On a remarqué que la représentation des animaux, chevaux, chiens, lions est le triomphe de l'art assyrien. L'antiquité n'a rien produit de supérieur au lion et à la lionne blessés que l'on voit au B. M. Rev. Bib., 1927, pp. 463-465. Vigouroux observe que les documents les plus précieux trouvés à Ninive sont les tablettes de la bibliothèque d'Assurbanipal et notamment les syllabaires, grammaires et dictionnaires qui ont rendu les plus grands services pour l'inteUigence de la langue et de l'écriture assyriennes.. jBiôZe et Découvertes modernes, I, p. 183. Tandis que ses prédécesseurs ignoraient l'art d'écrire, Assurbanipal était lettré, et il se constitua une bibliothèque dans son palais. Comme archives, on y trouve des traités politiques, des lettres privées, des listes d'impôts, des documents juridiques, etc. Pour former sa bibliothèque, il réunit les originaux ou les copies d'œuvres provenant aussi d'autres villes, par ex. de Babel, de Kutha, de Nippur... Elle contient des tablettes concernant surtout les conjurations, les présages, le rituel et la poésie, on y rencontre aussi des tablettes relatives è la philologie, à la philosophie, à la médecine, à l'astronomie. Cf. Meissner, Bab. ». Assyr., II, pp. 332-334.

L'E Mis-mis est le nom du temple d'Istar (Ninni, Innana) à Ninive. Que cette déesse fut l'objet d'un culte prépondérant dans cette seconde capitale de l'Assyrie, le nom de Ninive l'indique, puisque Ni-nu-a signifie « ville élevée, favorite de Ninni (Istar) », cette déesse était en effet considérée comme la reine de Ninive.

Le principal lieu de culte de cette déesse était Uruk, où elle possédait un temple en commun avec Anu, l'E Anna. Hammourabi s'est déjà vanté d'avoir élevé le sommet de cet édifice et de l'avoir enrichi de luxe. II, 42-47. L' Istar d'Uruk, ainsi que nous l'avons dit, était avant tout la déesse de la volupté. Il a été question de l' Istar d'Hallab III, 53-54. C'était une déesse guerrière. Dans IV 34-35, il est question d'honneur rendus à cette déesse à Méra et à Tutul. Un peu plus haut IV 46-52, il a été question de la célèbre Istar d'Agadé, qui est le type de l' Istar guerrière. Enfin V. 13, Ham. se déclare le favori de Ninni, sans préciser un sanctuaire spécial pour cette déesse. Le nom est écrit par l'idéogramme RI, auquel on doit donner la valeur Ninni ou Innina, dans tous les endroits sauf dans III 54 et IV 46-52, où il est écrit syllabiquement IS-tar. Il est curieux que l'on doive Hre Ninni, toutes les fois où il est question de la déesse

PIIOLOGUE 37

G4. r illustre,

f35-66. s'humiliaiil, devant les grands dieux,

Page 1