lils puissant de Sin-muballit
de la volupté et iStiU', quand il s'agit de la déesse guerrière. Couforméirient à cette indication, Meissner nous dit qu'à Ninive on considérait surtout le caractère de déesse-mère de Ninni, Istar.
Mce est le pluriel de Mu considéré généralement comme l'idéogramme de sumu, nom. A cause de ce pluriel, il s'agit plutôt des titres de Ninni, que du nom de sa personne. On pourrait donner à û-su-pi-ù « a fait briller » la signification matérielle d'inscriptions ou d'images en brique émaillées. Nous préférons toutefois donner à ce verbe le sens moral de « a rendu célèbre ». Nous y sommes invité par les textes parallèles H 44, 47 ; III 53-54, IV 34, 35 ; 46-52.
04. H. a déjà pris ce titre plusieurs fois I 30, Gl ; III 13 ; IV 33. On peut l'écrire encore ua'i-dii-uui. Sa traduction est fameux, dans le sens étymologique d'illustre.
65-60. H. a déjà employé ce participe II 19 pour caractériser sa piété à l'égard de Sin. Il s'agit d'iiuniiliation, d' « enfoncement » devant la divinité afin que celle-ci soit disposée par cet acte d'anéantissement à exaucer les prières ciui lui sont adressées.
Au lieu de l'indication d'une ou plusieurs divinités particulières, nous avons le déterminatif de la divinité et la répétition de l'idéogramme yal, qui signifie « grand », comme XXIVr 40, XXVIIIr 70. Cette répétition équivaut à un pluriel et avec Sclicil et Ungnad, nous traduisons par « les grands dieux «.
67-68. En akkadien comme en hébreu, le mot « cœur », libbu, Icbh a deux significations essentielles. La première est empruntée à l'ordre matériel « ce qui est à l'intérieur » et par suite les entrailles, la nature intime, l'essence... L'autre est empruntée à l'ordre moral « l'organe de l'amour et de l'intelligence, le centre de toutes les passions et de toutes les émotions, le principe de toutes les opérations intellectuelles. « Toute la psychologie des Hébreux et des Akkadiens tourne autour du cœur », a pu dire Dhorme, Emploi mélaphorique, Ji. B., 1922, p. 508. Sumulael était le trisaïeul de Hammourabi, lib libbi doit donc être pris dans la seconde acception, et indiquer un rapport de descendance directe et par suite de pleine hérédité et de similitude parfaite entre les natiu-cs de ces deux souverains : H. est un digne rejeton de Sumulael.
Pourquoi Ilammurabi tient-il à se vanter de sa descendance par rapport à Sumulael ? Ce n'est ni son père 69-70, ni le fondateur de la dynastie à laquelle il appartient. On sait en effet que le fondateur de la I""" dynastie babylonienne ou dynastie d'Ammuru est Sumu-abu (vers 2057-2044), dont le nom signifie « Son nom est Père ». Sumu-la-il, dont le nom veut dire « Son nom est à Dieu » vers 2043-2008 n'est que le second souverain de cette dynastie d'origine ouest-sémitique et très probablement amorrhéenhe. (Dhorme a prouvé la chose en montrant que tous les noms des rois de cette dynastie, sauf deux : Apil-Sin et Sinmuballit avaient un caractère ouest-sémitique et probablement amorrhéen.) La raison de la préférence de l'auteur du code provient de ce que la gloire du second roi de la dynastie l'emporta sur celle de son fondateur. En fait, nous constatons que la réalité justifie cette conjecture. C'est par l'examen des titrés de leurs années de règne que nous sommes le mieux renseignés sur les actes des deux premiers rois de la dynastie d'Amurru. Or une comparaison entre les faits qui ont servi à désigner les diverses années des règnes de ces deux rois nous atteste que la seule supériorité de Sumu-abum sur son successeur, c'est d'avoir rendu Babylone indépendante et d'y avoir fondé une dynastie. Mais Sumula-ilum l'emporte sur son deva acier non seulement pour la durée de son règne, 30 ans Ku lieu de 14 ans, mais surtout pour ses actes civils et militaires. Les dénominations de règne de Sumu-abum n'évoquent que des constructions de murs, à Babylone surtout et des érections ou des ornementations de temples. En fait d'exploits militaires, nous ne trouvons que la dévastation de Kasallu, pays bordant la rive orientale du Tigre, au sud de la Diyala. la 13« et la 14« armée de son règne. Pour Sumula-el, les noms de ses années de règne évoquent des canaux creusés, des murailles élevées surtout à Babylone et à Sippar, des temples érigés ou ornés, des statues de déesses façonnées, un trône pour Marduk fabriqué avec de l'or et de l'argent, et surtout des exploits, militaires contre Halambu, Kis, Kasallu, Barzi. Parmi toutes ces victoires, ceUe contre Kis fut la plus fameuse. De fait elle servit à désigner cinq années de règne 13o à 17« et la lO» rappelle la destruction des murs de cette ville. Sumula-el dut encore achever la conquête de Kasallu entreprise par son père à la fin de son règne ; la 18° année il en écarta probablement le souverain et les 20» et 21" années il en détruisit les murs et l'armée. De plus les nombreux contrats datés de son règne prouvent que ce prince fut un législateur actif. Aussi Meissner déclare-t-il que ce roi éleva rapidement la puissance politique de Babylone et la fortifia militairement par la construction d'importantes forteresses. Bab. und Assijr., pp. 26, 27.
69-70. En passant sous silence son bisaïeul Sabium « un garçon ! » (2007-1994) et son grand-père Apil-Sin « fils de Sin » (1993-1976) Hammourabi mentionne son père Sin (sum : Enzu)-muballit a Sin (Enzu) est vivificateur » (1975-1956). Le nom de ce roi et celui de son prédécesseur sont les deux seuls noms babyloniens de la dynastie. Si l'on examine les noms des années de règne des trois rois §abium, Apil-Sin et Sin-muballit, on reconnaît aisém-ent que c'est ce dernier qui a accompli les exploits les plus importants. D'abord son règne dura 20 ans, tandis que ses deux prédécesseurs régnèrent respectivement 14 et 17 ans. Les années du règne de Sabium ne signalent guère que des constructions de murs, des érections ou des ornementations de temple, des creusements de canaux : comme fait militaire, nous ne trouvons que la destruction des remparts de Kasallu (12« année). Les années de règne d'Apil-Sin ne mentionnent pareillement que des murs construits, des temples érigés ou ornés, des canaux creusés, des trônes divins revêtus d'or et d'argent. Pour le règne de Sin-muballit, si beaucoup d'années sont signalées par des faits analogues, nous remarquons d'abord que ce roi pourvut de remparts des villes fort nombreuses et assez distantes de Babylone, comme lîubatum, Bit-Karkara, Marad, Tutuhegal, Kutn... Cette particularité atteste déjà à elles seules que le pouvoir du père de Hammourabi était assez étendu. Mais la 14", la 17" et la 20« années du régne de Sin-
Col. V. 1-2. Zerum da-ri-um sa sar-ru-tirn 3. saiTLim da-nûm 4-9. (ilu) ?amsu (su) KA DINGIR RA (Babili) ki mu-§e-si nu-ri-im a-na
iTia-at §u-me-ri-im ù Ak-ka-di-im 10-12. sarruni mu-us-te-es-mi ki-ib-ra-at ar-ba-'im 13». mi-ge4-ir (ilù) RI (Ninni)