‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 5 sur 250 · mu-te-ir al NUN (Eridim) (ki) a-na as-ri-su · texte numérisé non relu

mu-te-ir al NUN (Eridim) (ki) a-na as-ri-su

66-Col. II, 1. mu-ub-bi-ib su-luh E ZU AB (Apsu) 2-4. ti-i-ib ki-ib-ra-at ir-bi-tim 5-6. mu-sar-bi zi-ik-ru Babili (ki) 7-9. mu-ti-ib li-ib-bi (ilu) Marduk be-li-su

l'épilogue, H. revient sur cette idée. Parfois même il désigne ses sujets, non sans un certain mépris, par le seul terme « chair », XXIVr 33-34, XXXVr 34-36, 93-94. Cf. Introd., ch. IV, art. III.

Col. I. 50-CoL. V. 13. Hammurabi consacre la seconde partie de son prologue qui, de beaucoup est la plus longue, à se louer lui-même, pour toutes ses œuvres pieuses et ses nombreux actes politiques. Aussi convient-il de donner le titre de « doxologie » à cette longue énumération des titres de gloire du grand roi.

50. En tête de ce panégyrique se trouve le nom de son héros. Le nom de Hammurabi, ne dépend pas ici du verbe précédent « disent mon nom » 1. 49, mais constitue le début de la doxologie. En effet le nom de Hammurabi qui sert de complément au verbe de 1. 49 se trouve à la 1. 28, où il est accompagné de l'indication sommaire de ses principaux titres 11. 29-31. Ensuite vient la description de l'objet de la vocation du monarque 11. 32-48. La longue énumération des titres de gloire qui suit le nom de H I 50-V 13 est d'ailleurs beaucoup trop étendue pour constituer avec lui le complément direct du verbe 1. 49. Au contraire, en faisant rapporter le nom de Hammurabi à ce qui suit, on constate une identité de construction entre les phrases 27-49 et I 50-V 13.

51. Le seul nom employé pour caractériser l'état dans lequel la vocation d'Anu et d'Enlil a constitué Hammourabi, est celui de pasteur ri-i-a-um. Ainsi l'objet de la mission confiée au roi de Babylone, qui est longuement décrit 11. 32-48, mais qui consiste essentiellement à faire luire le droit dans le pays » 32-34, sera excellemment rempli par lui s'il se comporte en bon pasteur, en fidèle berger. Ce vocable est pris au sens métaphorique. Si le rôle essentiel du pasteur consiste à pourvoir à l'alimentation du troupeau et à le préserver de tout péril, dans l'ordre matériel, on peut bien dire qu'un bon roi doit remplir les mêmes devoirs dans l'ordre moral, et cela surtout en administrant bien la justice, ainsi que H. le dit 32-48.

Dans l'épilogue, H insiste davantage sur cette fonction. Marduk lui a donné « d'être le pasteur de ses sujets XXIVv 13-14, et il insiste sur la manière dont il s'est acquitté de ses fonctions de pasteur 40-58. Cf. Introduction, ch. IV, art. 11, § IV.

Bien d'autres souverains sémites se sont considérés comme les pasteurs de leurs peuples. Sénacherib prend le titre de « pasteur prudent » ri-e-um it-pi-su, et il conçoit la royauté comme l'office de faire paître le pays et les gens, ana re-e-um-ut mati u nise. /6o Prisme, Col. I 3, VI, 65. Nabuchodonosor prend le titre de pasteur fidèle ri-e-a-um kinum. //z-s. Borsippa, Col. I, 2... Les Hébreux ont considéré la royauté comme la fonction d'un pasteur. Ps LXXVIII 71-72. David fut choisi par Dieu pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et il le fit paître avec la perfection de son cœur. Voir surtout le ps. XXIII où le psalmiste chante tous les avantages que lui procure lahvéqui est son pasteur. Tout le monde connaît l'allégorie du bon pasteur Jean X, 11-16.

52-53°'. H se glorifie ici de la vocation dont il vient de parler 27, 45-46, 49. Dans le récit, l'appel du grand roi est attribué à Anu et à Enlil conjointement, tandis que dans la doxologie elle est présentée comme étant seulement l'œuvre d'Enlil. Dans le second endroit H aura sans doute voulu être plus bref que dans la narration. Ainsi il se sera contenté d'attribuer son appel au maître du destin, c'est-à-dire à EnliJ (Bel).

53". H éprouve le besoin de mettre en vedette son « moi », afin de marquer qu'il est bien lui-même et le possesseur de toutes les qualités et le héros de tous les actes énumérés dans la doxologie.

54-56. Dans ce membre de phrase aucun complément direct n'est exprimé. Nous croyons que l'auleur a voulu ainsi signifier une façon d'agir du monarque générale et universelle. Nous ne pensons pas en effet qu'il faille donner à ce texte le même complément direct qu'au suivant, puisque le copulatif n'existe pas entre eux.

57-59. Mimma sumSa « tout ce (qui a) son nom ». Cet idiotisme pour désigner « toutes choses » fait toucher du doigt l'équivalence, pour les Sémites, entre la nature des êtres et leur nom. Nous avons un exemple de cette importance du Nom dans les deux récit-s de la création que nous présente la Bible. Dans E, Elohim nomme lui-même les êtres : jour et nuit, cieux, terre et mer, Gen. I 5, 8, 10. Selon J. lahvé fait

Page 1