‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 7 sur 250 · ayant enrichi la ville d'Ur · texte numérisé non relu

ayant enrichi la ville d'Ur

Nannar ou Sin est « roi d'Ur ». » Dhorme, R. B., 1928, pp. 378 d 379. Selon Woolley, les fouilles d'Ur et d'Al-Ub-Aid ont prouvé qu'au temps de la po dyn., il y avait un grand temple avec une tour à étages consacrés aU dieu lune p. 66. Woolley remarque que les ziggurats sont une particularité de l'architecture sumérienne. Il croit pouvoir expliquer ce fait en supposant que les Sumériens étaient originaires d'un pays de montagnes et qu'ils avaient la coutume d'adorer leurs dieux sur ces montagnes, ne trouvant aucun lieu élevé dans la basse Mésopotamie, ils auraient construit des tours à étages pour suppléer aux montagnes qui leur manquaient, pour leur culte, pp. 74, 75. De toutes les ruines de ziggurat, ce sont celles d'Ur qui sont le mieux conservées. Voir Wolley, pi. 25, 26, 27, 28 et les textes correspondants.

C'est dans les cimetières, qu'ont été faites les découvertes qui nous renseignent sur la civilisation ancienne d'Ur. « Le tombeau, ordinaire se compose d'une fosse rectangulaire. Sur son sol gît le cadavre enveloppé dans une natte, qui lui est fixée par une longue pointe de cuivre. Ou bien l'on a mis le mort dans un cercueil, la plupart du temps en bois, quelquefois en terre. En tout cas, nous trouvons auprès du mort le& objets qui lui appartiennent, perles et boucles d'oreille, un couteau où poignard, les agrafes, qui tenaient son vêtement, et peut-être le sceau cylindrique dont l'impression sur une. tablette équivalait à la signature de son possesseur. En dehors du cercueil ou de la natte, étaient placées les offrandes spéciales aux morts, mets et boissons dans des vases d'argile, de cuivre ou de pierre, armes et outils. 11 ne semble pas qu'une direction spéciale ait été donnée aux corps. Voir la planche 11. « Cette sollicitude prévoyante pour les morts, dit avec raison Wolley, semble manifestement supposer la croyance à une vie future sous une forme quelconque. Mais rien n'a été trouvé qui puisse confirmer expressément une telle croyance. Dans aucun tombeau ne se trouvait la figure d'un dieu, un symbole ou un ornement paraissant être de nature religieuse. Au contraire la vie terrestre du peuple nous est manifestée dans une étonnante mesure par les contenu de ces tombeaux », p. 26.

Une découverte lugubre, mais intéressante, faite à Ur, c'est la preuve de la pratique de l'immolation des serviteurs du roi mort. Dans une fosse de 8 •" de profondeur- environ, Wolley trouva les cadavres de G serviteurs et de 68' femmes. Tous ces cadavres gisent sur le côté, les jambes légèrement repliées et les mains devant le visage. Cf. p. 38, pi; 12. Wolley suppose que ces victimes ont été descendues vivantes dans la fosse. Comme aucun cadavre ne présente de traces d'une lutte quelconque, Wolley pense que l'on aura fait prendre à ces victimes un poison leur ayant ôté la connaissance et qu'on les aura rangées en ordre ensuite, p. 39,

D'après les parures qu'elles portaient, ces femmes, loin d'être des esclaves, étaient probablement des dames de la cour. 28 d'entre elles portaient à la tête des bandeaux d'or, et les autres de pareils bandeaux en argent. On a trouvé égalernent leurs boucles d'oreilles en or. Certains indices donneraient à croire que les vêtements étaient en laine rouge clair avec un ou deux parements de perles. Cf. Wolley, p. 40, 41. Wolley croit que l'on peut admettre sûrement que les sacrifices humains étaient exclusivement limités aux funérailles des personnes royales. Il essaie de justifier la pratique des sacrifices humains aux funérailles des rois, en disant que ceux-ci étaient considérés comme des dieux, par les Sumériens.

11 nous reste à signaler rapidement les principaux objets d'art trouvés à Ur. Woolley nous avertit que là comme en Egypte, le pillage des tombeaux était une industrie primitive, si bien qu'aujourd'hui la rencontre d'un tombeau riche et non violé est une bonne fortune. Dans un tombeau royal, on trouve le célèbre poignard en or d'Ur, dont la lame est eii or, la poignée en lapis-lazuli avec des clous d'or, le fourreau en or et orné d'un beau modèle du travail d'entrelacement. Cf. p. 28, pi. II. Ailleurs on trouva un récipient en forme de. cône en or avec un ornement en spirale qui contenait divers objets de toilette en or : boucles de cheveux, petit peigne, cure-dents, cure-oreilles ; des parures de tête en or, en lapis-lazuli, en cornaline, et des bandeaux de têtes soigneusement travaillés ; une harpe merveilleuse, couverte d'or avec des clous à tête d'or pour tenir les cordes ; à son devant il y avait une tête de taureau en or avec des yeux et une barbe en lapis-lazuli, p. 31, pi. 13. On a encore trouvé les restes d'un char richement orné qui était traîné par deux ânes : sur les côtés il était orné de têtes de lion en or avec crinière de lapis-lazuli et de coquillages, p. 32, pi. 6. Nous devons signaler les vases aux belles formes en cuivre, en argent, en pierre (parfois avec des oiniementations en verre vulcanisé, en lapis-lazuli, en albâtre et en marbre) en or qui sont représentés pi. 7 et 10. Cf., p. 32. Plusieurs de ces coupes sont cannelées. On a trouvé encore deux têtes de lion en argent, qui peut-être servaient à orner un trône, p. 32, pi. 8.

La parure découverte dans le tombeau inviolé de la reine Schub-ad, donne une idée du luxe des femmes. « Un reste de parure couvrait le crâne de la reine. C'était une reproduction plus soignée de la parure des dames d'honneur. Sa partie inférieure était formée par un large ruban en or noué autour de la chevelure. La masse des contours montrait que ce n'était pas la chevelure naturelle, mais une perruque rembourrée d'une façon presque grotesque. Par-dessus, il y avait trois guirlandes : l'inférieure qui descendait sur le front consistait en anneaux d'or lisse, la deuxième en feuilles de hêtre, la troisième en bouquets de trois longues feuilles de saule avec des fleurs dorées. Toutes étaient rtiontées sur trois chaînes de perles de cornaline. Derrière la chevelure était fixée une « aigrette espagnole » avec cinq pointes qui se terminaient par "des fleurs d'or, et dont celle de l'intérieur était en lapis lazuli. De lourds anneaux en spirales de fils d'or étaient fixés dans les trous de la perruque, de colossales boucles d'oreilles en or à forme de demi-Iuno descendaient jusqu'aux épaules. Ostensiblement pendait de la chevelure sur chaque côté un cordon de larges perles carrées avec une amulette à chaque extrémité, l'une en forme de taureau assis et l'autre en foi'me de veau. Si compliquée qu'était cette parure de tête, les diverses parties se trouvaient en si bon ordre qu'il a été possible de reconstituer le tout et de représenter l'image de la reine dans tout l'éclat do l'ordonnance primitive de sa parure », p. 35 et pi. 11.

Terminons cette description des objets trouvés à Ur, en parlant du casque en or. C'était un casque

18, 19. wa-as-ru-um mu-us-te-mi-qum 20-21. ba-bil hegallim a-na É-kis-sir-gâl

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