se-mu (Ou) Samas da-nùm
24-25. mu-ki-in isdi UD KIB NUN Kl (Sipparim) 26-28. mu-sâ-al-bi-is wa-ar-ki-im gi-gu-ne-e (ilu) A-a 29-31. mu-si-ir É É UD (É Babbar) sa ki su-ba-at sâ-ma-i 32-33. UR SAG (qarradum) ga-mi-il UD UNU Kl (Larsa)
■en or battu, qui s'enfonçait profondément sur la tête et couvrait une partie, des joues, afin de protéger le visage. Il avait l'aspect d'une perruque, avec les boucles de cheveux martelées et les cheveux figurés par des lignes gravées. Les cheveux partagés au milieu couvraient la tête sous forme de nattes plates ondulées et ils étaient maintenus autour d'elle par un bandeau de front entortillé. Derrière la tête, ils étaient attachés ■en un petit chignon, p. 49, fig. 15.
18-19. La piété de H envers Sin l'a porté à enrichir sa ville et son temple.
Le monarque s'humilie devant ce dieu et s'abaisse, m. à m. « il s'enfonce », pour le prier ardemment.
20-21. E-gis-sir-gal, nom du temple de Nannar (Sin) à Ur. Comme sens de ce nom sumérien, on propose : Temple « de la protectrice de la totalité des hommes » ou « de la lumière du grand ciel », cf. Meissner II, pp. 132, 133.- Ce temple était englobé dans une enceinte sacrée qui isolait la partie d'Ur réservée aux dieux du reste de la ville. Cette enceinte formait un rectangle irrégulier dont les côtés mesuraient 380'" au N.-E. ; 248'" au N.-O., 400'" au S.-O. et 197'" au S,-E. Ur-Nammu (2294-2277) se déclare le fondateur de cette enceinte, qui s'appelait E-temen-ni-il « temple, dont le téménos (barillet de fondation) est exultant >\.. D'après un texte du roi de Larsa, Gungunu (vers 2094-2068), c'est .dans l'E-kis-sir-gal qu'on faisait naître le dieu-soleil Babbar (Shamash) qui était issu de Sin et de Ningal... L'une des constructions incorporées dans ce temple s'appelait E-nun-mah et l'on en retrouve les vestiges jusqu'au troisième millénaire avant notre ère. Un texte de Nabonide dira que le roi « a bâti pour la déesse Nin-gal, sa dame, l'E-nun-mah, rhaison de plaisance dans l'E-gis-sir-gàl ». Mais ce qui attirait le plus l'attention, c'était la ziqqurat, cette tour à étages située sur le N.-O. du grand Haram... Grâce aux fouilles récentes, on a pu reconstituer ce monument assez bizarre, qui comptait quatre étages du côté S.-E., trois du côté N.-O. Nabonide connaît l'histoire de la tour et comment les travaux, commencés sous Ur-Nammu, n'ont été achevés que sous son fils Sulgi (vers 2276-2231). Il nous a conservé l'ancien nom de la ziqqurat. E-lugal-galga-si-di « temple du roi de droit conseil ». Parmi les sanctuaires de moindre importance retrouvés, il y a bit-gispar « maison de campagne » de Nin-gal. » Dhorme, jR. B., 1928 « Abraham dans le cadre de Vhisloire », pp. 370, 371.
Dans son compte rendu des fouilles d'Ur, Woolley parle de la découverte des monuments religieux, que nous venons de signaler et il décrit leurs ruines : le grand temple de Nannar (l'E'-gis-sir-gal) et sa ziggurat ; le temple de Nin-gal (l'E-nun-mah) avec le Gig-par-Ku, ch. V et pi. 25 à 28. Voir aussi le plan de l'enceinte sacrée et des monuments religieux d'Ur, p. 130.
H nous apprend qu'il enrichit Ur et son temple, cette indication nous prouve que cette ville dépendait de Babylone. Or c'est précisément H lui-même qui s'en empara. Il fit cette conquête lorsqu'il vainquit définitivement Rim-Sin, roi de Larsa, qui s'appuyait sur i'Etmabalum et l'Elam et qui tenait Ur sous sa dépendance. Or c'est la 31 « année de son règne, que H remporta cette grande victoire. B. B., 1928, p. 378.
Dhorme, qui admet qu'Abraham a été contemporain de H, suppose que c'est pour échapper aux guerres dont sa patrie était le théâtre qu'il l'aura quittée pour se rendre à Harran, où le dieu Sin était honoré. Ibid., pp. 379 ss.
22. Te-si-im-lum vient de semu, entendre, c'est pourquoi nous l'avons traduit par entendement. A la ligne suivante, H se donne comme auditeur de Samas. Le roi veut déclarer qu'il est fort intelligent. Chez les Sémites, l'enseignement se faisait presque uniquement de façon orale. Aussi le moyen d'être bien instruit, c'est-à-dire de bien développer son intelligence, c'était de bien écouter. Pour les Hébreux, comme pour les Akkadiens, c'est par l'oreille que la sagesse arrive au cœur. Aussi, lorsque H adjure Ea de priver «on ennemi d'intelligence il dit qu'il lui enlève l'oreille (uznam) et la sagesse XXVIIr 2-4. Cf. Dhorme, Emploi métaphorique, B. B., 1921, pp. 539 et 540.
23. Nous avons déjà vu H assimiler les bienfaits de sa mission de législateur à ceux du dieu solaire Samas I, 40-44. A la fin de ce prologue, il dira qu'effectivement il est « le Samas de Babylone, projetant lu lumière sur le pays des Sumériens et des Akkadiens », V 4-9. Dans l'épilogue, Samas figure au b° rang, c'est-à-dire après les divinités de la grande triade (Anu, Enlil, Enki) et Nin-lil, l'épouse d'Enlil, parmi les dieux adjurés de châtier les contempteurs du code. Voir XXVIL 14-40.
Contentons-nous de dire ici, que Samas était un dieu guerrier ; sa lumière en effet dissipait les ténèbres, où se cachaient les méchants. Ce rôle et tous les maux que H l'adjure d'infliger à ses ennemis suffisent à justifier le titre de « puissant ». Mais la grande prérogative de ce dieu, c'est d'être le dieu de la justice « le grand juge des cieux et de la terre ». C'est à ce titre qu'il est représenté au sommet de la stèle du code, comme dictant les lois au monarque. Cf. Ps. LXXXIV 12 où un fils de Coré dit que lahvé est « un soleil Semés et un bouclier ». C'est le seul endroit de la Bible, où lahvé est comparé au soleil. Cette réserve était inspirée par le désir d'empêcher l'idolâtrie astrale.
24-25. Sippar, aujourd'hui Alîu-Habba, est une ville située dans le nord du pays d'Akkad, consacrée au culte du dieu solaire, Samas. On la considéra comme la ville sœur d'Agadé qu'elle supplanta. Autrefois l'Euphrate arrosait Sippar, si bien que ce fleuve était appelé « fleuve de Sippar ». Son temple s'appelait E Babbar, comme à Larsa. Cette ville fut bien antérieure à H puisqu'on sait que Naram-Sin y fonda un