‹ Commentaire du Code d'Hammourabi [microform]Chapitre 71 sur 250 · samallu i-na harranim kasap ip-ki-du-§um · texte numérisé non relu

samallu i-na harranim kasap ip-ki-du-§um

ussa-ap

18-23. (sum-ma a-§ar) il-li-ku (ne-me-lam) i-ta-mar [fin de la lacune de la stèle. D'où la correspondance entre la première ligne de la première colonne du revers de la stèle avec la ligne 20 des nouveaux fragments, soit Col. /r 1-7 = frag. 20-23] si-ba-a-at kaspim ma-la il-ku-ù i-sa-ai-târ ma umi-mi-su i-ma-an-nu-ù-ma dam-qar-su i-ip-pa-al

beaucoup le plus fréquent ; généralement le taux maximum est celui qui est fixé dans C. H. § 89, maison trouve des taux moindres ; on suppose notamment que le taux de Samas était inférieur au taux légal.

Ensuite il y a des prêts gratuits, probablement ceux qui étaient à la consommation. Enfin on trouve des prêts gratuits avec clause pénale en cas de non paiement à l'échéance. Parmi les prêteurs, il y avait des femmes, et fréquemment, des prêtresses de Samas. Les grands temples et les palais, c'est-à-dire les dieux et les rois, faisaient presque l'office de banques et de banquiers.

Les trésors constitués surtout par les taxes pour sacrifices ou les offrandes votives, servaient aux prêts gratuits ou à intérêt de Samas, c'est-à-dire à un taux moindre. Parfois ils étaient consentis à de pauvre» malades et remboursables seulement en cas de guérison ina ballu u ëalmu. Enfin les temples, et les palais faisaient beaucoup de prêts de laine, qui provenait de leurs nombreux troupeaux.

La durée des prêts était courte. Ils étaient remboursables à la moisson ou quand le créancier le demandait.

Les paiements avaient lieu chez les créanciers ; pour les prêtresses de Samas, à la porte de leur cloître. On indique souvent le poids, dont on devait se servir : celui de Samas ou du palais. Cf. chez les Hébreux, le poids du sanctuaire Exo. XXX 3 et le poids du roi II Sam XXV 26. Quand le paiement avait été effectué, on brisait la tablette où le prêt avait été consigné. C'est probablement un tel usage qui explique la rareté des quittances qui nous sont parvenues. En cas d'insolvabilité, ou bien on remettait un gage pour la contrainte par corps, ou bien une caution intervenait avec promesse de payer la dette. Dans certains contrats, l'intervention du contrôle GIR est nécessaire pour la vaUdité du prêt.

Il était possible aussi de transmettre des créances à des tiers qui avaient le droit de se faire paver les sommes marquées sur les tablettes dont ils étaient les porteurs.

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