Le porteur infidèle
§ 112. Le porteur infidèle est celui qui, au terme du transport, ne veut plus livrer les objets qu'un lui -■îvait donné à transporter.
L'homme, qui habite sur la route ina harranim wasib, est essentiellement un voyageur. Cette expression exclut un homme qui déménage, c'est-à-dire qui quitte une demeure fixe pour s'établir dans une autre également fixe. Les objets signalés sont précieux et facilement transportables. Aussi cet homme « habitant *jur ia route » est-il un personnage exerçant une profession analogue à celle du samallum, dont il a été question §§ 100-107. Le samallum fait des voyages pour retirer des profits. Aussi bien que l'homme envisagé dans § 112, il peut recourir à un porteur, pour transporter à une destination déterminée des objets trop abondants et trop lourds, mais le samallum est le mandataire d'un damqarum, tandis que l'homme de § 112 agit pour fion propre compte. On ne dit pas explicitement que la vente est le but du transport. Mais la chose est probable. Pourquoi un homme voyagerait-il sans cesse et ferait-il transporter des objets, sinon o<Hir les vendre ?
Il faut entendi'e l'argent et l'or soit à l'état brut, soit à l'état d'objets travaillés. Les pierres mentionnées étaient vraisemblablement des pierres précieuses. « Ce qui se trouve dans sa main » indique non seulement lies biens meubles, mais probablement aussi des objets de petites dimensions. Le Samallum qui vendait *;iir place, cf. §§ 100-103 et 104 n'avait pas besoin de porteur.
La loi n'explique pas les moyens employés par le voyageur pour convaincre le porteur d'infidéhté. Mais il est certain que les objets avaient été confiés en présence de témoins et moyennant une quittance. Voir les §§ 7, 9-13, 104-105, 122, 123. Pour convaincre son porteur d'infidéhté, le voyageur n'avait qu'à produire les témoins devant lesquels il avait remis les objets et qu'à montrer le document attestant cette Jivraison. On pouvait recourir de plus à la preuve du serment.
Le porteur infidèle est condamné plus sévèrement que le samallum qui prétend faussement n'avoir (•us reçu l'argent du damqarum. Tandis que l'objet de la contestation doit être rendu au triple par le *:tmallum, il doit être restitué au quintuple par le porteur,