QUESTION XXXVII. NOM DE LLSI'UIT-SAÎ N T OUI EST AMOI II. /| I F
dra que rEspiil-Sainl, qui est amour miiliM.'l, procède dc! l'un et de l'autre ». Il en [)rocédera en tant (|u ils sont plusieurs, ni siint plcires, comme nous le disait saini Thomas à railicle /| de la (piestion précédente (ad /'""), et comme nous l'avons cxprMpié nous-mème iont'uement, avec Capréoliis, à l'occasion de ce même article. Pourtant, 11 en procédera par une seule et même vertu spirative. Et de ce chef, à cause de cette unité de vertu, « fjuant à l'origine » ou à la procession, « l'Espril-Saint ne sera pas quelque chose de mitoyen » entre le Père et le Fils; « Il sera la troisième Personne dans la Trinité ». Il viendra après le Père qui ne procède pas et après le Fils qui ne procède que du Père, Lui qui procède du Père et du Fils. « Ce n'est qu'en raison du rapport susdit », en tant que par Lui et en Lui le Fils dit rapport de chose aimée pour le Père, et le Père pour le Fils, « qu'il est le lien mitoyen des deux, procédant de Tun et de l'autre ». — Nous voyons par là l'importance extrême de la distinction établie à l'article 4 de la question précédente entre le Père et le Fils considérés sous la raison d'unique principe, à cause de l'unité de vertu, ou sous la raison de plusieurs sujets, à cause de la distinction et de la multiplicité des Personnes, quand il' s'agit de la procession du Scint-Esprit. Dans un cas, le Saint- Esprit nous apparaît sous l'aspect de troisième Personne, venant après les deux premières dans le mystère de la Trinité. Dans l'autre, Il nous apparaît comme un trait d'union subsistant qu^ existe entre le Père et le Fils pour les fondre, en un mutuel ravissement, l'un dans l'autre.
h' ad quart n.n, nous l'avons déjà dit, est aussi très important. Il correspond exactement à Vad quartiim de l'article 2, (juestion 34, où il s'agissait d'expliquer une difficulté identicpie relativement à la personne du Verbe. Saint Thomas s'y réfère et explique la difficulté actuelle de la même manière. « De même, nous dit-il, que le Fils, bien qu'il entende, n'a cependant i)as de produire un Verbe, parce que le fait d'entendre lui convient comme au Verbe qui procède; de même pour l'Esprit-Saint. Il est très vrai qu'il lui conviendra d'aimer, à prendre le mot aimer comme terme essentiel ». Mais il lui conviendra d'aimer comme il lui convient d'être Dieu. Or, l'Esprii-Saint, s'il es: véritablement
4l2 SOMME THÉOLOGIQUE.
Dieu, n'est pourtant pas Deiis spirans, Dieu qui spire : ceci est le propre du Père et du Fils; l'Esprit-Sainl, Lui, est Dieu spire, JJf'//s spiratiis. Il s'ensuit qu'il aimera, mais non pas comme qui spire l'aniour; Il aimera parce (ju'II est l'amour spire, et que l'amour spire, en Dieu, étant Dieu même, il ne se peut pas que tout ce qui convient à Dieu — et aimer convient à Dieu — ne Lui convienne pas aussi. 11 convient au Saint-Es{)rit d'aimer, à prendre l'amour d'une façon essentielle en Dieu. « Il ne lui convient pas d'aimer comme à qui spire l'amour, ce qui est aimer au sens notionnel de ce mot; et cela, parce que l'amour essentiel lui convient comme à l'amour qui procède et non pas comme au principe d'où procède l'amour ».
Le mot Amour, pris au sens personnel et en tant qu'il se disting^ue de l'amour essentiel en Dieu, est un terme qui désigne en propre l'Esprit Saint. II est pour la troisième Personne de la Très Sainte Trinité ce qu'est le mol Verbe pour la seconde. — Voilà nettement précisé ce (pii a trait à la nature de l'Esprit- Saint/i Mais ici, et à ce sujet, le Maître des sentences, Pierre Lombard (dist. ^2), soulevait une question qu'il déclarait d'une profondeur insondable, (iltitiuUnem niiniœ profundifatis , et à laquelle il se contentait fie répondre par l'autorité de saint Augustin que nous allons trouver tout à l'heure à l'argument sed contra. Il s'agissait de savoir, étant donné que rEs])rit-Saint est l'Amour subsistant du Père et du Fils, si nous pouvons dire que le Père et le Fils s'aiment par l'Esprit-Saint. La difficulté était que, dès lors et parce que s'aimer, pour Dieu, est la même chose qiiêtre, on allait pouvoir dire que le Père et le Fils sont par l'Espril-Saint. Nous allons voir comment saint Thomas pose la question et comment il la résout.
Article IL Si le Père et le Fils s'aiment par l'Esprit-Saint?
Trois objections veuleut [)rouver que « le Père et le Fils ne s'aiment pas par l'Esprit-Saint ». — La première cite « saint Au-
OUESTION XWVII, NOM DE l'kSPRIT-SAINT QUI EST AMOUR. /{ 1 3
gustiii » (jui, « au \'1I' livre de la Trinité, prouve que le Père n'fsi pas saçe par la sag-esse engendrée, « c'est-à-dire par Ir Fils ou [)ar le Verhe. « Mais, de luèiiie (|ue le Fils est la sagesse engendrée, pareillement l'Esprit-Saint est l'amour qui procède, ainsi qu'il a été dit (art. précéd.). Donc, le Père et le Fils ne s'aiment pas par l'aiiiour qui procède et qui est h; Saint-Esprit ». — La seconde olijeclion remarque qu'a en disant : le Père rt le Fils s'aiment par- l'Esprit-Saint, on peul prendre le mot aimer d'une façon essentielle ou d'une façon nolionnelle », c'est-à-dire en tant qu'il désigne l'essence ou en tant qu'il désigne une procession d'origine. « Si on prend ce mot d'une façon essentielle, la proposition ne peut pas être vraie, car on pourrait dire au même titre que le Père entend par le Fils »; ce que personne n'admet. « Elle ne l'est pas davantage si on prend le mot ai/ncr d'une façon notionnelle ; car, au même titre, on pourrait dire que le Père et le Fils spirent par l Esprit-Saint, ou que le Père engendre par le Fils. Donc, en aucune manière, cette proposition n'est vraie : le Père et le Fils s'aiment par l'Esprit' Saint ». — La troisième objection observe que « c'est par un même amour que le Père aime le Fils, s'aime Lui-même et nous aime nous. Or, le Père ne s'aime pas Lui-même par l'Esprit- Saint. Il ne se peut pas, en effet, qu'un acte notionnel se réfléchisse sur le principe de l'acte », c'est-à-dire qu'il ait pour terme le sujet qui en est le principe : « on ne peut pas dire, en effet, que le Père s'engendre Lui-même ou se spire Lui-même. On ne pourra donc pas dire davantage qu'il s'aime Lui-même par l'Es' prit-Saintj à prendre le mot aimer dans un sens notionnel. Pareillement, l'amour par lequel II nous aime nous ne semble pas être l'Esprit-Saint ; parce que cet amour dit un rapport à la créature, et, de ce chef, appartient à l'essence. Par conséquent, cette proposition-là est fausse, elle aussi : le Père aime le Fils par l'Esprit-Saint ». L'objection est délicate. Nous verrons bientôt la réponse de saint Thomas.
L'argument sed contra est le mot de « saint Augustin » que nous avons déjà signalé et qui justifiait, pour le Maître des Sentences, la question actuelle et la solution qui sera la nôtre. Le saint Docteur « dit, au VIP livre de la Trinité /^ch. v), que l'Es-
l\\l\ SOMME TIIÉOLOGIQUÊ.
pril-Saint est Celui par qui l'Engendré est aimé par Celui qui Vengendre et par qui II aime Celui qui l'engendre ».
Au corps de l'article, saint Thomas nous avertit, dès le début, que « ce qui fait difficulté dans la question actuelle, c'est que dans celle formule le Père et le Fils s'aiment par V Esprit-Saint, »",ous avons une construction de phrase avec l'ablatif; et l'ablatif disant un rapport de causalité, il semble s'ensuivre que le Saint- Esprit est principe d'amour pour le Père et pour le Fils; chose tout à fait impossible » : le Saint-Esprit, en effet, n'est pas le principe de l'amour, dans la sainte Trinité ; Il en est, au contraire, le terme et pour ainsi dire le fruit. C'est le Père et le Fils qui sont principe par rapport à Lui, et non vice versa. — « C'est pourquoi d'aucuns ont dit que cette proposition était fausse : le Père et le Fils s'aiment par l'Esprit-Saint. Et ils ajoutent qu'elle a été rétractée équivalemment par saint Aug^ustin, quand il a rétracté (liv. I des Rétractations, ch. xxvi) cette autre proposition : le Père est sage par la sagesse engendrée. — D'autres » ont essayé de garder la proposition en question, mais ils « l'ont expliquée au sens d'une proposition impropre. D'après eux, quand on dit : le Père aime le Fils par l' Esprit- Saint, on voudrait dire qu'il l'aime par l'amour essentiel qui est approprié à l'Esprit-Saint. — D'autres ont dit que dans cette proposition, l'ablatif exprime un rapport de signe ; et le sens serait que l'Esprit-Saint est le signe que le Père aime le Fils, en tant qu'il procède des deux à titre d'amour ». — Tout ceci était pour exclure de TEsprit-Saint le rapport de principe d'amour ou de cause efficiente relativement à l'amour mutuel du Père et du Fils. « Certains auteurs » excluant eux aussi le rapport de cause effîciciente, « ont dit », voulant cependant garder la raison de cause, « que l'ablatif en question impliquait un rapport de cause formelle ; parce que l'Esprit-Saint est l'Amour qui constitue formellement le Père et le Fils dans l'acte de s'aimer », un peu comme nous disons que la justice ou la sagesse sont la cause formelle que tel homme est juste ou sage. — « D'autres, enfin », laissant complètement de côté le rapport de cause soit efficiente soit formelle^ « ont dit que », dans la formule en question, « l'ablatif signifiait le rapport de V effet formel. Et ceux-ci, ajoute
QUESTION X.WVFI. NOM I)K i/ksi>I\IT-SAINT QUI r;ST AMOUd. /j F 5
saint l'Iioriiiis, ont le [dus approché de la véiilc : jji-opi/ttjuius ttd iH'i-iUitnn accesserunt ».
« En etïcl, nous dit-il, pour comprendre ce qu'il en est, il laut savoir que toute chose coninuinéinenl lire son nom de sa fo^me; c'est ainsi (pie le blanc est appelé tel en raison de sa hiaiicheur, et l'homnie en raison de l'humanité. Et de là vient que tout ce d'où une chose lire son nom a, sous ce rapport, raison de l'orme. Si, par exemple, je dis : cel homme est reuêiii de son vêlement, cet ablatif de son vêtement se construit avec le rapport ou la raison de cause formelle, bien que le vêtement ne soit pas une forme », mais un corps étranger superposé. — a Or », poursuit saint Thomas, entrant au plus vif de la question, « il se trouve qu'une chose tire son nom de ce qui procède d'elle non pas seulement à litre d'action, mais encore à titre de terme de l'action, ou à titre d'eflet, quand cet effet est compris ou inclus dans le concept même de l'action. C'est ainsi, remarque saint Thomas en prenant un exemple classique de son temps, que le feu sera dit chauffant, en raison du fait de chauffer, bien que le fait de chauffer ne soit pas, comme la chaleur, la forme du feu, mais simplement une action qui en émane ». N'oublions pas que, pour les anciens, le feu n'était pas simplement, comme il l'est pour les modernes, un état de telle ou telle portion de matière; c'était un corps, une substance composée de matière et de forme : on comprend, dès lors, le sens de l'exemple que saint Thomas en lire. Il apporte aussi un autre exemple qui s'applique au terme de l'action, comme l'exemple du feu s'appliquait à l'action. « Nous disons d'un arbre qu'il est Jleuri, en raison de ses fleurs, bien que les fleurs ne soient pas la forme de l'arbre, mais un certain effet qui en procède ».
« Ceci posé, rappelons-nous qu'en Dieu le mot aimer se prend d'une double manière : essentiellement et notionnellement. Si non£ le prenons essentiellement, il n'est pas vrai que le Père eî le Fils s'aiment par l'Esprit-Saint. Ils ne s'aiment que i)ar leur essence. Aussi bien, saint Augustin dit, au XV» livre de In Trinité (ch. vu) : Oui oserait dire que le Père ne s'aime lui-même, et n'aime le Fils ainsi que C Esprit-Saint, que par ITsprit-Saint. C'est en ce sens que procédaient les premières
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opinions », qui parlaient de cause efficiente ou de cause formelle. « Que si nous prenons le mot aimer nolionnellemcnt, dans ce cas aimer n'est rien autre que » produire ou « spirer l'amour, de même que parler est produire une parole et fleurir produire des fleurs. De même donc que nous disons d'un arbre qu'il est fleurissant par ses fleurs, nous dirons aussi du Pèîe qu'il se paile el qu'il parle la créai ure par son Verbe ou par son Fils, et du Père et du Fils qu'ils s'aiment euz-mêmes et qu'ils nous aiment nous par l'Esprit-Saint ou par l'Amour qui procède d'eux ». — Il s'at^it, on le voit, de la dénomination qui se tire, par mode de fo me, de l'ettet lui-même inclus dars le concept de l'action.
Uad prinmm n'accepte pas la parité qu'on voulait faire entre la formule dont il s'agit et le le.ile emprunté à saint Augustin. C'est que « être sage ou être intelligent, en Dieu, ne se dit que d'une façon essentielle; el, par suite, on ne peut pas dire que le Perc soit sage ou intelligent par le Fils. Il n'en est pas ainsi du mot aimer. Ce mot ne se dit pas seulement en raison de l'essence ; il est aussi un terme notionnel. Et à cause de cela, nous pouvons dire que le Père et le Fils s'aiment par l'Espril- Saint, ainsi qu'il a été expliqué » au corps de l'article.
h'ad secimdum apporte une distinction délicieuse, déjà indiquée dans le corps de l'article, mais que saint Thomas développe ici en l'appliquant à l'objection. L'objection était qu'on ne dit pas que le Père entende par le Fils, ni qu'il engendre par le Fils. Donc, semble-t-ii, on ne peut pas dire que le Père aime par l'Esprit-Saint, en quelque sens qu'on entende le mot aimer. — Dans sa réponse, saint Thomas se réfère à ce qui a été dit sur les termes exprimant une action. Parmi ces termes, les uns exprim.ent l'action de telle sorte que dans le concept de l'action est inclus tel effet déterminé ; pour d'autres, l'effet déterminé n'est pas inclus. « Lorsque dans le concept d'une action est impliqué tel effet déterminé, le principe de l'action peut tirer son nom soit de l'action, soit de l'effet; c'est ainsi que l'arbre peut être diil fleurissant, soit en raison de l'acte même de fliurir, soit en raison des fleurs qui couvrent ses branches. Que si dans l'action n'est pas inclus tel effet déterminé, dans ce cas le prin-
QUESTION XXXVII. NOM DE l'kSPKIT-SAIN l (jUi LST 'VMOUR. /l ' 7
cipe de l'aclion ne peut pas ôlrc dénoinmé en raison de reffcl, mais seulement en raison de l'acl-oii ; nous ne disons ()as, ea ciït'l, «inc l'arbre produit la fleur pai- la fleur, mais par la produdion de la fleur. — 0'% quand nous disons ces mots II spire, Jl t'n(jrn(/rr, il n'y a là, impliqué, que l'acle nolionne!. Dès lors, nous ne pouvons pas dire que fe Père spire par rEsprit-Saint ou qu'// einjendre par le Fils. Nous pouvons dire, au contraire, que le Père dit par le Verbe, comme par la Personne (jui procède, et quV/ dit par la diction, comme par l'acle no'ionnel; parce que dire implique une Personne déterminée qui procède, dire n'étant rien autre que produire le Verbe. Semblablement, aimer, selon (pi'on le prend d'une façon notionnelle, n'est rien •autre que produire l'Amour. Et voilà pourquoi on peut dire que le Père aime le Fils par l'Esprit-Saint, comme par la Personne qui procède, et par la dilection elle-même, comnu^ par l'acte nolionnel ».
Uad tertiiini nous rappelle Vad seciindiim et Vad terliiini de l'article précédent. Saint Thomas accorde que « le Père n'aime pas seulement le Fils, mais » qu' « Il s'aime encore Lui-même et » qu' « Il nous aime nous par l'Esprit-Saint ». C'est qu' « en eff'et, ainsi qu'il a été dit (à l'article précédent), le mot aimer, selon qu'on le prend d'une façon notionnelle, ne dit pas seulement l'action productive de la divine Personne )), comme le mot spirer; « il dit aussi la Personne produite par mode d'amour, Personne qui a nécessairement rapport à la chose aimée. Et donc, de même que le Père dit et Lui et toute créature par le Verbe qu'il engendre, en tant que le Verbe engendré suffit à représenter le Père et toute créature (Cf. q. 34, art. 3); de même II aime et Lui et toute créature par l'Esprit-Saint, en tant que l'Esprit-Saint procède comme Amour de la bonté suprême selon laquelle le Père s'aime Lui-même et aime toute créature (Cf. ad 2*"" et ad ,?*"" de l'article précédent). Par où l'on voit aussi, conclut saint Thomas en terminant, que le rapport à la créature impliquée dans le Verbe et dans l'Amour qui procède, ne l'est que d'une façon quqsi secondaire, selon que la vérité et la bonté divines sont le principe, pour Dieu, de connaître et d'aimer toute créature ». Dieu ne connaît et ne veut ({uoi que ce soit, qu'en raison de sa
De la Trinité. . 27
4l8 SOMME THÉOLOGIQUÉ.
vérité et de sa bonté, qu'il connaît et qu'il veut particulièrement et pour elles-mêmes.
Le nom d'Amour est un nom propre de l'Esprit-Saint. Ce nom, pris au sens notionnel, est un nom personnel en Dieu et ne convient qu'à la troisième Personne de la Très Sainte Trinité. L'Esprit-Saint est l'Amour comme le Fils est le Verbe. Nous savons aussi en quel sens nous pouvons et devons accorder que le Père et le Fils s'aiment par l'Esprit-Saint, sans tomber dans aucune des difficultés qui avaient un instant arrêté le Maître des Sentences. Cette expression ne s'applique qu'au mot aimer pris dans un sens notionnel et selon qu'il comprend, en même temps que l'acte notionnel, la Personne qui procède et qui termine cet acte. Il ne s'agit aucunement ici d'un terme désignant l'essence, ni même d'un terme qui ne désignerait que l'acte notionnel. Et précisément toutes les objections qu'on pouvait faire contre la formule en question se rattachaient à l'un ou à l'autre de ces deux chefs.
Après avoir étudié ce qui avait trait au nom à' Amour, selon que ce nom appartient en propre à l'Esprit-Saint, il nous faut maintenant étudier ce qui a trait à un troisième terme et qui est le Don.
Ce va être l'objet de la question suivante.