‹ Commentaire sur l'épitre aux Romains (volume 2)Chapitre 18 sur 55 · OCCASION KT FU'T · texte numérisé non relu

OCCASION KT FU'T

de jcstiitisine; nous pensons qiif i);ir ce seul fail In solution est jut^ée.

Pour appuyer son point de vue, H;uir en a aj)pe]é au téinoignage d'IIilaire (Amhrosiaster), (pii dit des llouiains : «t Lesquels, ayant été mal instruits par les judaïsants, furent aussitôt corriges (par cette leltre)J )) Mais il a étr facile de montrer que l'ojtinion d'IIilaire était toute différente de celle de Baur, puisque, d'après le premier, les judaïsants qui avaient induit en erreur les Romains au sujet de la loi, auraient appartenu au même j)arli que ceux qui avaient troublé Antioche et la Galatie -, tandis que, d'après Baur, ceux de Rome auraient élevé des prétentions toutes différentes.

Le point de vue de Baur, plus ou moins adouci, est resté celui de Schwegler-^ KreeH, Lipsius'^, Schenkel^, nausratli'', Ilolsten^, etc.

II. Les difficultés qui avaient déj'à engagé Baur luimême à adoucir son opinion première, ont conduit un groupe de critiques qui en général s'associent à son point <le vue, à ne conserver que certains éléments de sa manière de voir. On n'attribue plus à l'église de Rome l'idée étroitement particulariste que Baur lui avait prêtée. On pense seulement qu'elle éprouvait une certaine inquiétude

* Qui\ malé inducti, statini correcti sunt....

^ Philippi a rappelé cette expression : Hi sttnt qui et Galatas sv.b- Tcrterant

^ Das nachapostolische Zeitaltei-, 1846.

* Dey Brie f an die Rôm'er, 1845.

^ Dans la Protestantenbibel, 1872.

" Dans le Bibellexicon, 1875.

' Apostel Paulus (2^ éd.). 1872, et Nentest. Zeitgesch. 2e éd.),

* Der Gedankengans; des Rbmerbriefs. Jahrb. f. protest. Theol.,

JIO l'épîtrk

à r('^ai-d (Je Paul el de son œuvi'e missionnaire, et en rnèrne temps on accentue avec force le besoin que devait éprouver l'apôtre, au moment de transporter son activité en Occident, de s'assurer la sympathie et la coopération de celte église imjjorlante. Ce serait donc pour dissiper ces préjugés contre sa doctrine et contre sa mission qu'il aurait écrit l'épître aux Romains. Cette idée avait déjà été énoncée par Credncr ', qui y ajoutait un trait original, récemment relevé par Holsten : c'est que, en même temps que par sa grande collecte en laveur de l'église de Jérusalem, Paul s'efl'orçail d'agir favorablement sur la métropole du christianisme oriental, par le moyen de son épître aux Romains il exerçait une action correspondante sur l'église la plus importante de l'Occident. Cet écrit devient ainsi plus qu'un cliel'-(]'œuvre dogmatique ; c'est un grand acte missionnaire. — Le savant qui a dt'veloppé avec le plus de succès cette idée, jetée par Credner, est Mangold-. Pour apaiser les inquiétudes que faisaient éprouver aux judéochrétiens de Rome la doctrine et l'œuvre de Paul, il expose avec soin la première dans les chapitres I-Vlll, et, après avoir posé cette base, il justifie la seconde dans les chapitres IX-Xl. L'épitre serait ainsi une prise de possession de l'église romaine au prolit de l'apostolat de saint Paul. Celte manière de voir a obtenu un assenlimenl assez général; elle avait déjà été esquissée par M. Reuss^, (piand il comparait le rôle futur de Rome en Occident au rôle d'Antioche en Orient; elle esl aujourd'hui suivie par M.M. Rilschl ^ Sabalier^ et d'autres. Mais elle tombe d'elle-

* Einleitutuj in s X. T., 1836.

* Der Rômerbrief iind die Anfiinge der lùm. Genteinde. ISGC. ^ Gcschichte der heiligen Sc/iriflen X. T., t8lî.

* Jahrbucher fiir deutsche Theolof/ie, IS6G.

* L'Apôtre Paul, 1870 et 1881.

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