MARCHE ET IM.AN
quoi la première partie ilu v. Ki lorine la transition au sujet traité. La seconde commence à XV, 14, après que la tractation du sujet a été terminée dans le verset précédent.
Quant au corps de la lettre, qui va de 1, 1C à XV, 13, il prend ici, plus nettement que dans toutes les autres épit)'es, le caractère d'un tiaité didactique, par l'indication d'un thhm' itropremenl dit dans la seconde partie du v. 10: « L'Evangile est lu puissance de Dieu pour le salut de tout croyant, juif d'ahoi'd, puis grec, » thème que l'apôtre reproduit au V. 17 avec des expressions un j)eu ditféi'entes, mais qui se rattachent plus étroitement à la parole prophétique qui est comme le texte sur leqnel s'appuie ce thème.
Quelle est maintenant la marche suivie dans la tractation du sujet? A l'exception de deux écrivains modernes, Volkmar et Hoffmann, tous les interprètes actuels se trouvent d'accord pour admettre, sauf quelques nuances, la marche des idées qu'avaient déjà reconnue les anciens. Lipsius, Weiss, Holsten, Grafe, Pfleiderer, Reuss, Oltiamare fixent, comme nous l'avons fait nous-mème dans notre première édition, les principaux points d'arrêt de la tractation aux endroits suivants : après III, ^20, où se termine la démonstration de la condanination universelle ; après V, 21, où l'exposé de hi justice de lu foi offerte à tous est achevé; après VIII, 39, où finit l'enseignement sur la sanctification, comme fruit de la foi justifiante; après Xi, 36, où l'étude du problème posé par l'incrcdulité juive arrive à son terme; enfin après XV, 13,' où finit la partie renfermant V appliccdion morale. Ainsi se découpent au jugement de tous les cinq sections suivantes : I, 18- 111, 20; III, 21-V, 21; VI, 1 -VIII, 39; IX, 1 -XI, 36; XII, 1-XV, 13. Les tentatives différentes des deux auteurs que
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nous avons nommes seront examinées dans le cours de l'exégèse. Elles n'onl pas trouvé de partisans.
Quelques interprètes, comme Weiss, ne cherchent pas à grouper entr'elles ces sections si bien marquées. Ollramare réunit les deux premières en une partie unique. Lipsius et rfleiderei' groupent les trois premières en une première partie principale (1, 18-VlIl, .JîJ); les deux sections suivantes forment deux parties correspondantes. Dans la première édition, j'avais réuni les deux premières sections, où sont exposées la condamnation universelle et la justification universelle, I, 18-111, 'li) et III, 21 -V, :2I, en une partie fondamentale; puis j'avais fait de chacune des deux sections suivantes, VI-VIII et 1X-\1, doux parties compléme)itaires ; après quoi la partie morale, XII, 1-XV, 13, avait été divisée en deux sections, l'une ^rnônde, XII, l-XIII, 14, l'autre particulière, XIV, I -XV, 1.). J'éprouvais cependant déjà quelque scrupule à l'égard de ces deux parties complémentaires ; je me suis décidé dés lors à tracer d'une manière un peu difTèrente la disposition de l'épître.
Voici comment les cinq sections indiquées et reconnues presque par tous, se grouperont peut-être d'une manière plus conforme à la pensée de l'apùtre :
La limite entre le traité doctrinal et le traité [iratiipie se trace nettement entre XI, 36 et XII, I.
Le premier renferme le développement i\cs deux idées suivantes :
Le salut individuel, cli. 1, 18-Vlll, ."li<; la inurchc du salut dans l'humanité, eh. IX-.XI.
Ce seraient donc là les iU'iw parties principales du traité doctriiial.
' Le premier dans, la Protestantcn-BiOcl ; le s^eooiui lians l'art, souvent cité.
M A F! nui': ET PLAN. \A[i
Suit le traité inali(/ne depuis XII, I ; nous continuons à y dislintïuer une partie f/rnrrdlc, ch. XII et XIII, et une paviie spéciale ou tra|)plicalion locale à ré<ilise de Rome, ch. XIV, 1-XV, 13.
En vertu de ce groupement qui difTère quelque peu de celui que nous avions piésenlc précédemment, l'exposé du salut, qui forme la première partie du traité doctrinal, se présente sous la forme suivante :
Première partie principale du traité doctrinal: Le salut (I, 18-V1I1,.V.)).
De I, 18 jusqu'à la fin du ch. V : la justification par la foi, comme enlèvement de la condamnation et fondement du salut.
De VI, 1 jusqu'à VIII, 17: h sanctification par le Saint-Esprit; c'est l'édifice élevé sur le fondement posé. De VIII, 18-39 : la yloire assui'ée aux saints, réalisant le dessein éternel de Dieu envers eux. C'est le couronnement de l'édifice.
Dans la seconde partie principale, celle qui se rapporte à l'histoire du salut, ch. IX-XI, nous trouvons également le développement de trois idées principales :
IX, 1-29 : Le droit de Dieu, dans les deux actes du rejet des Juifs et de l'appel des païens.
IX, 30-X, fin : La raison nnnale du rejet des Juifs. XI, 1-36 : Vensemble des voies de Dieu dans cette histoire du salut.
Le plan de l'épitre entière s'organiserait ainsi de la manière suivante, un peu différente du schème que nous avions donné dans la première édition et que nous reproduisons en face du nouveau, afin que le lecteur puisse les comparer d'un coup d'œil :
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