AVANT-IM!OIM)S. IX
troiivcn- sa vivante iiMli\ idiialiLé. » La (luestiou est de savoir si, en préteiidaiil icti'ouver ainsi l'iiistoire, on ne perd pas la révélalioii, du moins telle rpie l'entendait et l'avait expériiiieiit('e saint Paul liii-iiiL'inc. Dans sa l'<' aux (Idi'iulliiens, au cli. Il, il a décrit le l'ait intime de la révélation. L'Kspiit, api'ès avoir sondé les profondeurs de Dieu, vient les dévoiler à l'esprit des hommes chargés d'être les interprètes du mystère divin auprès de hnu's IVères,et mèuic il leur dojuie la faculté de formuler la pensée divine (ju'il leur a révélée, en paroles spirituelles appropriées au contenu divin. En décrivant ainsi le phénomène, rap<Hre distingue expresséuient VirUerpréUillon des laits divins, telle (pfelle est donnée par l'Esprit, de ces faits eux-mêmes : « aliu, ditil, que nous mchions (comprenions) les choses (jui nous ont étéf^onH-c'e^de Dieu. » Dès que l'on formera sa notion de la révélation sur de telles déclarations qui sont non de la spéculation, mais de l'expérience, on ne pourra plus essayer de [)ersuader à l'Eglise, comme un professeur luthérien l'a fait récennnent en Erance, que saint Paul a enseigné toute sa vie une doctrine de l'expiation (pii, sans qu'il s'en soit jamais douté, renfermait une contradiction logique llagrante. Si les évangéli({ues parlent ainsi, que reste-t-il encore à dire... aux autres! Puisse l'étude de notre épître conduire chaque lecteur à la conviction Ibi'tiliante (pie le contenu de ce livre n'est pas un système humain, mais un uiessage divin, « l'Evangile caché durant les temps étei-nels, révélé maintenant et puhlié par le moyen des écrits prophétiques! » (Rom. XVI, 25. 26.)
Neuchàtel, G juillet 188:3.
F. Godet.