I.IIAI'. 1. !s
raveiiii'. ■ — lli>liinniii, Olliiuinnc i'[ l'/ill/ji/i/ (.'>'■ (''(I.)j)rrisent (jiic rapiiliT vcui p.iiirr iKî tonlf cftlf iiiiillilinJe de intiii.r qui accahifiil (•(•iilimirlli'iiiciil riiiiiiianili' pécheresse; Pcliu/c piN'iiail iiK'iiie le mol du ciel h la lettre el trouvait ici spécialeinciit rindicalion des drames o\ des tempêtes qui désolent si soiixcnt la Mahiir. Mais dans les développements snivaiils, |>as iiii hkiI ne conlirme cette explication. El pouit;int les à\JTi, à ainse de <e que, v. 19 et "21, ainsi que le ^<A el le fîià toOto, à cause de quoi et à cause de cela, v. "24 el 46, montrent assez que la suite doit être le développt'iiient de ce à-ox.a7jjrT3Ta!,, se révèle, placé avec éclal en tête de tout le morceau. L'idée annoncée comme thème serait ahandonnée ensuite! — Cette dernière ohservation nous conduit à la seule explication naturelle. Dans les v. 10 et 20, il est j)ai'Ié de la i-('V('latinii de IT-Ire divin que Dieu a donnée aux hommes par les œuvres de la création; c'est là ht irrité dont pai'le le v. 18. Dans les v. 41-'2o(et 25) est décrite la manière coupahle en laquelle cette révélation a été méconnue et pervertie. C'est là le /.a- Tr/c'.v, retenir la V('iili'' r/ijilirc, v. hS.'j-jitin les v. 24-31 Uaeent le tableau <lu châtiment ilont Dieu a l'rappé cette conduite des païens : « A cause de quoi aussi Dieu les a livrés, )) V. 2i; « c'est à cause de cela que Dieu les n livrés, » V. 20; en })unition de quoi « Dieu les a livrés, » V. 28. >î'esl-il pas assez clair que ce tahleau du châtiment divin est le développement des mots : « La colère de Dieu .se révèle du cieli) sur la perversité humaine, v. 18? D'abord /(/ lumière, sans laquelle il n'y aurait pas de taule; puis la lumière volouhrirement étoulJée, ce qui constitue la coulpe; et enfin le cliâfiment, manifestation éclatante du mécontentement divin. (Juoi déplus strictement lo|iique! Olirantare, Pliilipjri objectent que la peine de l'injustice ne peut consister dans l'injustice elle-même. .Mais TEcri-
'2'2i LA .IL'STIFICATKJN l'Ali LA l'Ol
tuie tout entière ensei<;ritj qui! n'y a \>n> fJe plus ^Mande punition p(iiir (••■lui (jui a r/'sisté à la vérité, que d'èlre livré à son sens dépravé ri Thuss. Il, K'. II). Phillpiji objecte encore que le terme xtox'/aj-tc.v, rarlcr, ne s'applique jamais qu'à une manit'eslalion smudhirelle. Mais évidemmenl l'aiil voit daiis la dégradation monstrueuse des populations païennes, qu'il va décrire (v. 24- !27 et V. :29-.3:2), une intervention solennelle de la justice divine dans l'histoiie de l'iiumanilé de -apad'.àovai, livrer). — Le V. IS annonce donc lii<'n les trois iilécs principales de tout le morceau : la vérité; la vérité comprimée, et eniin la colère de Dieu frappant à coups redouldés sur ce péché volontaire.
La colère de Diec. il'aprt'S RitsrhI.
Dans son ouvraiie Die christliche Lehre vo,i fier Rechtjertiyung uad Versohnung (II, p. li;M38\ Rilschl impute au pharisaïsme linvention de l'idée de la Justice rétributive et en nie l'existence dans rEcriture sainte. Oltlii-v par là de chercher un sens nouveau mi tertiie scripturaire de coh-re de Dieu, il arrive à ["explication suivante : Dans TA. T., la colère de Dieu n'a (ju un luit : sauveizarder l'alliance divine: la colère de Dieu (Icsiune donc uniquement les châtiments soudains et violents <iont Dieu frappe soit les ennemis de l'alliance, soit ceux de ses mendires (jui en violent ouvertement les conditi<»ns fondamentales, — dans les deux cas non pour punir, mais pour maintenir ici-bas son o-uvre de jifàce. dont l'existence a été compromise. Dans le N. T. 1 idée est la même au fond, seulement elle se modilie dans lapplication. La colère de Dieu a une application purement eti'hatnloffique; elle se rapporte au jugement dernier [)ar leipiel Dieu retranchera les adversaires du salut, non |X)ur les punir, mais pour les empêcher de mettre désormais obstacle à la réalisation de son rèi:ne ( 1 Thess. 1. 10: Uom. V. U). (Juant à notre passade. t]ui ne se concilie iiuères avec cette notion, voici coiimïent ce savant l'interprète ; L idée de la vidère de Dieu énoncée au v. iS n Cst développée ipie II. \ et .'>. Tout le mor-
CHAI". I, is-iu. ii5
ceau. \. lu à II. ;>. l'xpose uiiiquerneiit le péché des païens; c'est le xaTeyîiv Tr,v àÀr^Oeiav, retenir la vérité captive. La tlescriptioii (lu châtiment {la révélation de la colère) ne commence (juà II, ri; or ce passaije se rapporte évidemment au juijernent dernier. C'est ce qu'il fallait prouver. Mais je crains bien qu'il n'y ait dans l'expédient décou\ert par ce savant, pour mettre lapùtre d'accord avec lui, plus d'habileté que de vérité : I*^ RitschI ne veut point reconnaître dans la colère de Dieu un sentiment intime, mais uni(|uement un fait extérieur, un acte Ae jugement. Mais pourquoi dans ce cas Paul emploieniit-il le terme de colère, auquel il ajoute mémo. II. 8, celui de ôuuioç, qui désigne le soulèvement intérieur de l'indignation? 2° Nous avons vu que le présent : se révèle, fait antithèse à celui du v. 17, et ne peut désigner, comme celui-ci, qu'un présent actuel. 3" Ne saute-t-il pas aux yeux que l'expression trois fois répétée : c'est pourquoi il les a livrés (v. 24. 26. 28), décrit, non le péché des païens, mais leur châtiment^ Cela ressort d'abord du terme livrer : livrer est un acte Aq jugement. Cela résulte également des à cause de quoi et c'est jiourquoi., par lesquels Paul passe évidemment à chaque fois du tableau du péché à celui de la punition. 4'^ Quant à II, 4. 5, ces versets ne commencent nullement par un : c'est pourquoi, comme cela devrait être si c'était à cet endroit du texte que l'apôtre passait de la description du péché à celle du châtiment. Puis ces v. se rapportent, non plus aux païens et à leur jugement, comme le morceau I, 18-31, mais aux Juifs, dont Paul réfute la sécurité à l'égard du jugement final. « Penses-tu {y. 3)...? » « Ou \jnênie\ méprises-tu {y. k)^ » Nous renvoyons au v. 32 l'examen de l'interprétation de ce v., par laquelle Kitschl cherche à justifier toutes ces tortures infligées par lui au texte de l'apôtre.
En face du terme d'^pv-/-', colère, appliqué aux pa'iens d'abord, V. 18. et aux Juifs ensuite. II, o, nous avons donc le droit d'en rester à la notion de ce sentiment divin, telle que nous l'avons exposée p. 220.