IX- MORCEAU (HI. ->7-;U
L'œiwre de la justification pur la foi répond an vrai sen.'^
de la loi.
L'apôlre avait dit au v. 21 que la ju^lice cit; la loi a élait attestée par la loi et les prophètes. » .Après avoir exposé celte justice elle-nième sous ses principaux aspects dans le passage v. 24-26, il prouve maintenant la conformité de ce mode de justification avec l'essence de la loi, et cela à deux points de vue ; le premier est développé dans les v. 27 et 28 ; le second dans les v. 29-31 .
V. 27 et 28 : « Où donc est la - vanterie? Elle a été exclue. Par quelle loi ? Celle des œuvres ? Nullement, mais par celle de la foi. 28 Nous estimons donc '^ que
' .Si nous avons réussi à jeter quelque lumière sur le sujet si important qui vient de nous occuper, nous n'oublions pas que nous le devons en grande partie aux études de M. Gess : Zur Lehre der Yersôhniing und der Nothioendiyheit des SuJuiensChristi, dans les Jahrbùchsr fur deutsche Théologie, 1857, 1858 et 1859.
* F G II. Or. trad. lat., Aug. ajoutent ivj après ■/.xj/t^'h; ta vanterie;.
3 N A D E F G It. : yap, car. au lieu de ouv. donc, que lit T. 11. avec B C K L P Svr.
l'homme est justifié par la foi ' sans œuvre de loi. »
— Le donc se ia[j[)(irl<' ;iii iikjiJc de juslificalion di-cril dans les v. précédents. La forme: Où est...? esi celle qu'emploie l'apôtre lorsque sa parole prend un accent triomphant pour céléhrer une irrande victoire de l'Evangile (1 Cor. 1, 20; XV, 55). — Le terme /.aj/x'j'.;, In rnnlerie, a été appliqué par plusieurs uniquement à celte gloriole juive (léciilc H. l7-::^tl('l (pii se nourrissait parliculiéremenl de la justice i\es œuvres. Toute vanterie de ce trenre s'évanouil en efl'et devant le nouveau mode de justification. Néanmoins, comme le mode nouveau s'applique à riiuiiianité |(miI entière, il vaut mieux rapj)orter cette expression, comme le font Fri(:.^r/n\ Wciss, etc., à la vanterie' (pie (ps homtnes en irénéral peuvent se pei-mettre devant Dieu dans le sentiment de leur mérite propre, ce qui renferme naturellement aussi l'exclusion de la gloriole juive. La suile montrera la nécessité de celle application plus large. Les applications plus spéciales, soit aux chrétiens (Hofmnnn), soil aux juûéo-chréliens qui veulent inainlenir la loi dans l'Eglise (Holslen), se lient aux faussi's interprétations que donnent ces auteurs de tout Icnsemble de ce passage ou de lépitre en général.
— I/art. r,, la, désigne le fait dans sa plus grande généralité; /(/ vduterie, poui' diie : toute vanterie quelconque.
— La leçon <7oO, la vanterie. piovient sans doute de l'application spéciale aux Juifs (II, 17).
La grande difficulté de l'argunientation suivante consiste en ce que l'apt'dre raisonne conune s'il était hieri enleiidu entre lui et ses leeleurs que le meilleur mode de justilication est celui qui exclut la vanterie iiumaine; car il célèbre la supériorité de la justice de la foi sur celle des
' T. R. place r.\.<r:n avant otxatojiOai avoi- K L 1' Syr.. tandis que lovjs les autres plaoenl oixa-.o-jaOai avant ~\<i-.i\.
ciiAP m. -11. 379
œuvres eu se l'orulaiil sur et; (|uc la pieuiiére exclul la gloriole huiuaiuo que laisse sultsisler celle-ri. Wriss a senti la (lilTicuit»'' que n'uni pas remarquée tant d'autres. Il se (Icmandc donc d'où l'apôtre peut tirer ce principe sous-cntrndu : que la jusliee qui exclut le tnieux la vanterie humaine, est nécessaireniful la viaic; ri il le diMluit (le cet axiome relitiieux tout naturel : que la vraie piété ne permet pas à l'iiomme de se vanter devant Dieu (1 Cor. 1, 29 et :)\). Mais il serait étiange que l'apôtre partit ainsi d'un axiome absolument sous-entendu. 11 me parait que la prémisse cherchée a été clairement énoncée v. 23 : «Tous ont péché..., » déclaration qui résultait des v. 19 cl 20, d'après lesquels la loi a jirououcé la condamnation du monde entier devant Dieu sans aucune espèce de dilrérence. Par conséquent, le régime de justification ipii ne laisse aucune place au mérite humain, est aussi celui qui peut alléguer en sa faveur le témoignafic de la loi. (l'est donc par la loi même que le régime de la justice des œuvres est écarté et celui de la foi divinement alteslé. L'on peut comprendre maintenant, plus completemeni que nous ne l'avions fait, l'emploi du partic f^.•/.a!,ou[J.£vo•., ('tant JKfififics, au lieu de l'indicatif, au V. 24-. Par cette forme grammaticale, la notion de la justification par la foi a été à dessein subordonnée logiquement à l'idée de l'égalité de tous dans le péché, résultant de la loi. Ainsi était déjà frayée la voie h l'idée du v. 27 r le plein accord de l'Evangile avec la loi sur ce point fondamental. C'est là le côté logiquement vrai de la construction grammaticalement impossible proposée par OItramare au V. 24. (p. 350). — Remarquez l'aoriste : elle a été exclue; c'est un fait accompli. Par quel moyen? L'apôtre appelle ce moyen la loi de la foi, vou.o; ttictsw;. Il prend ici le mot vojxoç, loi, dans un sens particulier: un mode
380 i.A .irsTirif;\Ti()\ pai; i,\ loi
Hc l'aire qui s'iinpose à riiidividii. mie puissance sous la- (juclle il se trouve placé, dans un sens avantageux ou dijl'avoiahle; con)|i. Vil, il\-d:\ cl \llj, -2. L'apôlre choisit ici ce lei me moralement neutre pour pouvoir l'ajipliquer aux deux alternatives du régime des O'uvres el de celui de la loi. Le ternie de loi C()nv(.'nait d'ailleurs à ce conte-xle, piiis(|u'il s'ai^il (rexclure, ("l (jue poui' cela il lanl une' réiilc Icrnie. — Le t;f''nil. th's œuvres est ccilaiiKMiiriit Ir conipl(''men[ du nml /oz sous-entendu. — Le mode dejustilication par les œuvres n'excluant pas la vanterie, rétablissant au contraire, il résulte de là qu'il est opposé à la loi dont le luil <'st lie .fermer loule liouclie lumiainr (v. lU). Le régime de la loi au contraire excluant par sa nature même la vanterie, il l'ésulle de là qu'il est d'accord avec le vrai sens d(! la loi.
\ . 'l'i^. De cet accord entii' rancienne el la nouvelle révélalion, rapi'ilii,' conclut délinitivemenl en laveur de la justilicalion par la loi. Tant (pie ce mode n'avait pas en sa laveur l'approbation de la loi, la question restait comme su>pendue. Alaintcnaril, elb' peut élri- d(''{i(l(''meiil liancli(''e. La vraie leçon esl donc celle du lexle reçu qu'appuifiiit le y<ilic((UHs et plusieurs autres .Mjj., ainsi (pie la l'escliilo. La leçon -^do, car, qui se lit dans le Siiintti- ■CHs, d'autres Mjj. et l'itala, et (jui esl prél'érée par .]/«v/c/-, O/InniKin' (moi-même, 1"' édilion\ peut s'appuyer sur ce l'ail : (pie le raisonnement n'est p(»iir lerminé au \. ^8, mais (pi'il reprend au v. 2!). Va' n'e.sl donc pas encore, semble-t-il, le iiionicnl de conclure comme le l'ail la leçon (Idiic. .Mais ra|H~ilrc peu! loil liieii eonclun' liejà en paiiant du prenuer point mainleiianl déiiionlrc. Puis, il peut coiilirmer celti' conclusion en faisant voir de j)liis au V. 'ù.\^ que le mode de justice oppost'" à celui qu'il viciil d'i^'lablir se heurterait à la bti encore sur un autre puml.
CHAI", m, -2l-'■2^). .iSI
— II r.iiil lire avec les hyz. ^'./.y.wjrJiy.'., rh'r /iislifics, jivaiil TziGiii, j)iir lu l'ai, cl iiuii riiivcrse; car si l'accenl ('lait suc le mol (lur la [ni, il devrait y avoir ensuite en opposition : e1 non })ar les œuvres, j)lul<H que : sans les œuvres. Ce dernier régime en efiel suppose (pie rid('(.' principale est celle de èlrc jusUfic, et non celle de foi. — L'expression l'homme (litt(''r. /lonrnte) confirme l'application t'(''nérale que nous avons faite des v. "11 et :28. — L'adj. seule, ajouté au mol foi par jilusieurs versions (à la suite de celle de Luther), ne convient pas au contexte, car, comme le dit Ollramar/', l'expression : par lu foi seule, s'oppos(3rait à : par la loi jointe aux œuvres, idée tout à l'ail étrangère à l'argumentation actuelle.
Ce résultat mainlenaiil olitenu, rap(jlre le confirme, comme il le fait souvent, par un argument à contrario. Le princip(3 l'ondamenlal de la loi, celui de l'unité de Dieu, croulerait devant le mode de jusiificalion opposé : v. 29-
V. 29 et 80 : c Ou Dieu est-il celui des Juifs seulement ' ? N'est-il - pas aussi celui des Gentils ? Oui, des Gentils aussi; •■)(> puisqu'en effet'' il y a un seul Dieu, qui tirera de la foi la justification des circoncis et qui opérera par la foi celle des incirconcis. >) — Le vi, ou, n'annonce pas sim|tlement un second argument, comme le pense Oltramare; il y aurait xai, et, dans ce cas. Tous les interprètes sont d'accord pour lui donner le sens qu'il a si fréquemment chez Paul en tète d'une question : ou sinon..., c'est-à-dire, si on pensait le contraire; «si on pouvait douter de la vérité affirmée » (Weiss). Dieu de-
' B. et plusieurs Pères : [jlov(.;v au lieu rie o-ov/v.
* T. R. lit o£ après oj/i avec L P seulement.
* Au lieu (Je ziniT.iz (pie lit T. l{. avec D E F G K L P. on lit ;tz:p dans N« A B C.
382 LA .irSTII-ICATION l'AK LA KOI
vrait en effet, (Jans le cas de la jn.slilicaliori |»ar les œuvres léj^ales, être envisagé coninie n'i-lanl que le Dieu des .liiirs, et non comme celui des |)aïens, destitués de ce moyen de jusiificalion. Sans doute, l'on pouvait objecter que la loi, priiiiilivcment donnéf à Israël seul, élait desùw'ni à être étendais eiisnile aux nations païennes. Mais aux yeux de l'apôtre et de tout homme connaissant r<''!at des choses, \n /iidaïsation des païens étail chose impossible; et par consécpienl dans ces conditions la plus grande partie des Gentils se serait troiivée latalement exclue i\u salut, n'ayant devant elle qu'un jugement de condamnation. Et c'était bien là l'idée dans laquclh' se comjdaisaient les Juifs. Les deux génit. 'lo-jf^aiojv et sOvwv, des Juifs et des Gentils, ne dépendent pas du verbe être (être de, dans le sens de ojipartoiir à), mais de Oeo;, Dieu, à sous-enlendre comme allribut ; comp. II, :28, 29; la relation fie Dieu avec les païens ne comporte pas la première locution. — L'affirmation énergique de la lin du v. : aoui, aussi des Gentils,» est prouvée par un fait que la conscience juive ne saurai! contester sans renverser la loi tout entière : c'est l'uiiil»' de Dieu. Kn efTel, si cette unil'n'est point inconqjatible avec un parlicularisme temporaire et p<''(lagogique, tel que celui de l'ancienne alliance, elle l'est certainement avec un [larticularisme délînitif res- Ireignanl à une partie des honinies seulement le moven du salut éternel.
V. 8(1. Les alex. lisent s't-sp, si rvaimcnt. Par cette leçon l'unité de Dieu est présentée simplement comme supposition admise. Les gréco-lat. el les by/.. lisent : i-zi- -rrep, puisqii'eii cH'ct, c'est-à-dire in(is(jiie arlninenwnt. C'est l'indication d'un fait inconleslable. Celle dernière b^von est préférable ; car lapôlre tire ensuite de ce fait 1.corollaire suivant : Injurl justifU'ia : ce qui signifie : cpi--
CHAP. III. ±i-'so. :\X:)
ce Dieu un, en coiiséquonec d»; son nnilé, no puul iiuinqvior (le juslifier tous les hommes par un seul el imique moyen éL^alcmenl nccessible à tous. — Ca futur jimli/iera est tout ii.iturellemenl le lulur de la conséquence logique. Le piincipe une lois posé, la conséquence en découle nécessairement (ainsi Biukcrl, llojmitun, Wciss). Mcyer l'apporte ce futur à tous les cas particuliers de l'histoire dans lesquels cette conséquence se réalisera. Ce sens est logiquement renfermé dans le précédent. Bèze et Fritzsche appliquent ce futur au jugement dernier; le contexte ne justifie pas ce rapport. — On ne voit pas au premier coup d'œil le but pour lequel Paul substitue à la prépos. i/., de, employée en parlant des Juifs, la prépos. ^la, par, appliquée au cas des païens. Saint Augustin pensait que c'était une simple affaire de style : ad varietntcm locuHonis ; Meyer, Weiss et beaucoup d'autres pensent de inèirie à celte heure. Mais l'expérience ne nous a-t-elle pas convaincus que, même dans ses éléments les plus secondaires, le style de Paul est toujours mûrement pesé? Calvin a vu dans cette différence une fine ironie : « Qui ne voudra se passer d'une différence entre Juifs et païens, eh bien! je lui en baillerai une ; c'est que le premier obtient justice de\à foi, le second par la foi. » Il vaudrait mieux renoncer à donner un sens à celte nuance que d'attribuer à l'apôtre une mauvaise plaisanterie. Il me paraît qu'il faut expliquer ainsi cette différence : le Juif était dans l'alliance; il vivait donc déjà de foi. Le païen est hors de l'alliance; il doit arriver à la foi. — Ce n'est pas accideutellemenl non plus que l'art, tt,:, la, est ajouté dans le second cas au mot foi. Ouant aux Juifs, il s'agit de la qualité du moyen, en opposition à un autre moyen de nature toute différente : foi opposée à œuvre. Mais pour les païens, il s'agit simplement du moyen lui-même, de celui
<\HA LA JUSTIFICATION l'A H I.A Fol
qui (jst reconnu comme le seul possible : la loi; comp. v. :H) (/r/ justice).
Ainsi la justice de ki foi enseignée par Paul est bien atlestée par la loi (v. 21 ), en ce qu'elle est conforme à la condamnation universelle sous laquelle la lui {tlace le monde entiei-; en ce que, s'il y avait une exceptitm a C(.'tte justice gratuitement donnée qui r<\ le corollaire de la condamnation, l'unilc de Dieu, princi|»e fondamental de la loi, Sf-rait compromise. L'apôtre peut donc conclure comme il le l'ait au v. 31, en réponse à ses adversaires qui rac(us(^ii( de reuvei'ser la loi :
V. .jI : «Annulons-nous donc la loi par la foi? Qu'ainsi n'arrive ! Bien plutôt nous établissons ' la loi. » — l'eu de veisets ont été aussi mal conquis qur celui-ci. Li's uns (OriijhiP, Chrj/so.sfDntc, Erasme, Calrin, TfiolucI;, Oh/iausen, Huihje. PliUippi, Morisuu, llofiaann) y voient une objection que l'apôtre s'adresserait à luimême et à laquelle il se contenterait de répondre ici par un simple démenti, se résolvant de revenir plus tard sur ce point. La réponse sous-entendue à celte objection se-, rait d'après les uns: la foi" ne détruit nullement la loi, car elle produit l'amour (pii est raccomj)lissemenl de la loi (Xlll, 10); selon (raulres : la loi cOMlirmc la loi, en ;qtportanl au monde le salut par grâce dont la loi lui a lait sentir le besoin; des troisièmes: la loi n'était qu'une in>litution préparatoire dont la foi est le courouuementdelinitif, etc. Mais qu'est-ce qui occasionnerait ici une objection (le ce genre, sans raj)|iort aiuiiii a\ec la suite d'idi-es exposée depuis le v. 27? Lt comment dans ce cas expliiiuer le donc par lequel l'apôtre passe dans le v. suivant au sujet du ch. IV? La manière en hupielle .Vbrabam a été jus-
' T. I{ ;i\cc 1"" K I. 1' : iTTMMEv ; N A \\ ('. 1^ : tTravoaîv.
CHAI'. III. ;ti. 385
lifié, poiil-i'llt; être envisagée comme la conséquence He ce l'ail que la toi affermit la loi? 11 serait difficile d'expliquer cette i-elation logique. C'est ce ({n'ont reconnu, déjà anciennement, Théodorct et, parmi les modernes, de Weitc, Meyer, Weiss, Beuss, OUramare, Lipsius, et beaucoup d'autres. Ils voient tous dans ce v. 31 l'énoncé du Ihème que va développer le ch. IV. Weiss dit : « Paul aflirme à hon droit que par l'enseignement de la justice de la foi il établit une divine économie, vopv, une loi; car dans l'histoire d'Abraham a été préfiguré ce mode de jiislification. » Mais le mot loi ne peut avoir, vu la relation entie les deux propos, de ce v., un sens autre dans la seconde que dans la première; et dans celle-ci il ne peut désigner que la loi mosaïque, puisque c'était celle que l'on accusait Paul de renverser. OUramare entend ici par la loi l'Ancien Testament qui, par son enseignement sur la justification d'Abraham, confirme la doctrine de Paul. Mais dans ce cas, l'apôtre devrait continuer en disant (IV, 1) non pas : « Que dirons nous donc ? » mais : « Car que dirons-nous ? » La manière dont Dieu a justifié le patriarche ne peut être la conséquence du fait que la doctrine de Paul confirme l'A. T.! De plus, il serait difficile de ne pas avouer avec Lipsius qu'il y aurait ici une équivoque, le mot de loi signifiant à la fois Ancien Testament et loi morale. Nous sommes dispensés de toutes ces tortures infligées au texte; car l'interprétation que nous avons donnée du passage 27-30 nous conduit directement et simplement au sens du v. 31 que nous avons indiqué plus haut. Ce verset dot, par la preuve de l'accord essentiel entre la loi et la foi, la première partie de la démonstration de ce fait énoncé plus haut : « la justice de Dieu est attestée par la loi et par les prophètes. » Il n'est donc point le texte de ce qui va suivre au ch. IV, mais le sommaire de ce