V. lS-i
V. I(S : « Car j'estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire qui doit être manifestée en nous. >^ — Le lenue ')jj^^'iyj>j.y.i, j'estime, si'^ini'u' ici : « jejuiie après calcul fait. » Les expressions suivantes impliquent eu elïel ridé(; d'un calcul. L'adjectif içioç, dirpte, vient, comme le disent les anciens lexicolotiues, du verbe ayco, pousser, faire mouvoir, et indique proprement une chose assez pesante pour imprimei' le mouvement au plateau de la balance. La prépos. -zi; est employée ici, comme si souvent, pour désigner la proportion. Par conséquent, l'apôtre veut dire que, quand il conqjare les nnséres que lui impose l'état présent des choses, avec l:i liloire qui l'attend dans l'avenir, il ne trouve pas que les premières puissent être d'un poids quelconque dans la balance de ses résolutions, ni par conséquent ébranler jamais sa fidélité. — Pourquoi emploiet-il la |)remière pers. du sing. f estime, au lieu de parler au nom de tous les chrétiens? Sans doute, parce que c'est ici une impression et une résolution personnelle, et pour inviter ses IVéres à refaire le même calcul et à en tirer la même conséquence. Kt il a bien le droit de prendre celte initiative vis-à-vis d'eux, lui (\m souiïre évidemment
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plus (jir<îiix Ions. — Le Iciiips jné-^ml tlési^iie les cdinlilioiis aciiielles de rexisteiice lencslre en upposilion à celles (In nioncle nonve.ui qui la remplacera, (le sont, il'nn c<Hé, les misères provenani des inliiniih's du corps et des nécessités de la vie; de l'antre, celles qni procèdent de l'inimitié des hommes el des péchés des fidèles enx-mèmes. r*anl,qni a souiïert de ces deux lienres de sonlTrancc plus que tout autre, les appelle cependant, "1 Cor. IV, 17: hi souffrance léf/ère du moment présent, en opposilion au poids éternel de r/toire qui l'emporte infiniment dans son appréciation. — 11 n'est nullement nécessaire de voir dans ces -x- Or.y.aTanne allusion aux sonHiances qni doivent caractériser la fin des temps (Mei/er) on à ((nelque peisécution présente lOUnnnarej.— La gloire dont il paile doit ('■lie manifestée; cela signifie qu'elle est déjà là, non seulement dans li^ plan de Dieu qni nous l'a destinée, mais encore en la personne du Seiiinenr lilorifié; c'est à l'apparition du Christ qu'elle éclatera visiblement (Col. 111, V). L'api'itre ajoute tlz r;aà;, en cl poin- nous. 11 eût pu écrire iv r.v.îv, en nous; mais celte expression n'eût pas suffi. Car la i^loire ne consistera pas seulement dans noire propre Iranslbrmation, mais encore dans la venue du Seiginiur lui-même el dans la transformation de l'univers qu'il op(''rera en noire l;(veur. Ne pouvant rendre en français les deux i-elalioiis en nous et pour nous par une seide pi'éposilion, nous avons préféré la première dont le sens est le plus laige.
Dès le V. lu commence un développement dont le Imt est de constater l'état li/'néial de misère et d'allenle du temps présent, tel qu'il a l'ii- alïunK' an v. IS.
V. l!i : « Car l'attente de la création aspire à la révélation des enfants de Dieu. ^> — Le s, us de cr rin\ et i)ar const'Mpu.'m le Inil de lonl le passage suivant, a ('té lrès-divt;rsenienl conquis. Selon les uns ((!liri/\., (loir..