‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 21 sur 97 · LA CI.ORIKK.ATION · texte numérisé non relu

LA CI.ORIKK.ATION

l'adoption ', la délivrance de notre corps. >-> — Le lien enlro le |»assa<;e siiivaiil el le précrdcnt saiihi aiix*yeii\; c'est l'idée de ce soupir comimiii à la naliirc el à riiiimaiiité rachelée. Les hommes, déjà animés du soufllc de Dieu, parlagenl l'aspiration douloureuse de la ciéalion. — Les trois et même quali-e leçons que présentent les documents, ont au fond l<i même sens. Le V<tlic. omet enlièremenl le r.[J.^^-;, nous; les aulrts alcx. et les hyz. le placent au milieu du v. ; les gréco-lal. au commenc^menl. Il me paraît que ce pronom est indispensable pour accentuer le contraste entre les lidèles et la nature. Lt s'il n'était pas autlientique, d'où serait-il vemi dans les trois autres textes? Nous écartons donc la leçon de B; et, île plus, celle des iiréco-lalins, qui, en plaçant h; pronom nous-mêmes au commencement de la phrase, après les mots : non seulement, mais, elface l'éneri^ique réalTirmation que renferment ces mots placés au milieu de la phrase: « \oHs uussi..., nous-mêmes aussi... y> Les deux autres leçons ne ditTérent que d'une manière insii^nifiante par la [)Osition donnée à r.y.st;, nous, soit devant /.ai y.-j-v. (alex.), soit entre ces deux mots (hyz.). Il me paiail prohahie (puce sont les alex. (jui ont déplacé le r,|j.£îç pom- le rapprocher du participe â'/ov-e;. G'i^sl pai' ces raisons que nous avons traduit d'après le T. H. — Plusieurs interprètes ont ci'u qu'en disant tl'ahorfl nous-mêmes, puis en ajouianl iioiis-uiêmes aussi, l'api'itre voulait parler de deux sujets différents, par ex. des chréliens et des apôtres (Mél.J, ou des ilirétiens el de Paul lui-même (Reiche). Mais, dans (•0 cas, l'article oî devant le partie, i'/ovre: serait indispensahle; et quel pourrait être le hut dune pai'eille distinction dans le contexte? — Le rapport logique entre le

•* I» t-' (i II. (PiiK'Uonl j;oO:T.av ( l'adojitio» ) .

c.iiAi'. VIII. -2:5. 19o

participe £/ovteç, aijant, possédant, el le verbe cTsvà'Coy.ev, nous soupirons, est éviclemmenl celui d'une oppusilion; il y a conlradiclion apparente entre ce liémissenienl des fidèles el leur qualité d'enfants de Dieu, possédant déjà l'Esprit. Il faut donc le rendre par la conj. quoitpœ. (f. Quoique possédant déjà, nous ^énussons encore (ipsi nos habentes). » Weiss, qui trouve dans ce morceau une preuve de la cerlitude de la gloire à venir, explique au contraire celte relation par un parce que : Parce que nous avons reçu l'Esprit, nous trouvons dans ce fait la garantie de la gloire prochaine. .Mais l'expression : a. nous-mêmes aussi nous soupirons, » indique bien plus naturellement un contraste avec ce qui suit : « Nous, non seulement la nature, xuins nous-mêmes, privilégiés, comme nous le sommes, par riiabilation de l'Esprit en nous, nous soupirons néanmoins aussi. » — L'expression : les prémices de l'Esprit, est si claire, que l'on comprend à peine qu'elle ait pu donner lieu à contestation, (iomment est-il venu à l'esprit de commentateui's, tels que de Welte, Olshausen, Meijer, de la rapporter spécialement à l'Esprit accordé aux apôtres et aux premiers croyants, en opposant ce don primitif à l'Esprit accordé postérieurement aux autres fidèles? Quelle importance peut avoir cette différence pour la vie spirituelle, et où Uouvcr une Irace d'une pareille distinction dans le N. T.? Un pourrait plutôt voir dans ce mot de prémices (avec Chrys., Calr., TItol., Philip., Bonnet) une allusion à ce fait que les chrétiens ne reçoivent ici-l>as qu'une effusion iiriparfaile encore «le l'Esprit, tandis que là-haut ils reci'vront toute la plénitude. Dans ce sens le génitif serait le complément de l'objet : les piémices, c'està-dire les avant-goûts, les premiers aljlatus île l'Espiit. Mais dans ce contexte l'apùtre n'oppose nullement un état spirituel imparfait à un état spirituel supérieur; il oppose

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