I.A (il.OllIKICATlON
que réclamera raccomplisseinent parfait de noire salut. Si on retranchait l'article avec les gréco-lat., ce sérail : fouies (:7*osf6',ahsoUimenl paiianl; ce qui dans l'applicalion revient au même. — Il y a une nuance très-sensible entix» le verbe faire une faveur c/v.zZtaH'xi) et les verbes précédents ne pas épargner, livrer. Tandis que ceux-ci expriment quelque cliose de douloureux, celui-là désigne un acte plein de douceur j)our le cœur de celui (jui l'accomplit. Comment, après avoir accompli le sacrilice, n'accorderait-on pas avec plaisir la (fracicuselc? De même qu'en donnant Isaac, Abraham donniiil implicitement à Dieu tout ce qu'il possédait, ainsi luui de la part de Dieu a été donné d'avance dans ce don de son Fils. Donner toutes choses, nesl-ce pas peu de chose, après qu'il a donné le meilleur? C'est précisément ce qu'exprimait d'avance le yî, du moins, au commencement du v., cl ce que confirme le /.ai, aussi, ajouté au avec lui.
Le V. .i2 a répondu à la question générale : Qui sera contre nous? mais implicitement seulement. Paul reprend maintenant celte même question pour montrer en détail la victoire déjà remportée sur tous les adversaires possibles renfermés dans ce ti:, qui ? El d'abord deux attaques de nature juridique, de la part d'ennemis qui contestent le droit du croyant au pardon et au salut; puis une attaque par la force brutale, de la paît d'un ennemi qui cherche à rompre violemment le lieu entre Christ et le fidèle. Tout ce passage rappelle vivement celui d'Esaïe, L, 7-9 : «Je sais que je ne serai point rendu honteux. Olui qui me justifie est prés de moi : ipii se déclarera contre moi? Paraissons ensemble : qui est ma partie? Qu'il approche de moi ! Voilà, le Seigneur Eternel m'aidera; qui me condamnera'.' »