V. li-I(S. Prciivo scrij)tiir;iire
V. li-16: «Que dirons-nous donc? N'y a-t-il pas de l'injustice en Dieu ? Qu'ainsi n'advienne ! 1-^) Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à celui à qui je fais miséricorde, et j'aurai pitié de celui dont j'ai pitié. 1 0 Ainsi donc cela ne vient ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde '. » — L'objection est celle-ci : Dieu n'a aucun eLiard au mérite humain ; n'y a-t-il pas là une réelle injustice? — Plusieurs interprètes, et en dernier lieu Mançiold, ont vu dans les v. 15-18, non la réponse à l'objection élevée au V. 14, mais la continuation et la justification de cette objection elle-même. H suffit, pour réfuter celte opinion, de l'exclamation : v.r, -iw~o, (/lùtinsi n advienne ! qu'il faudrait prendre pour une simple parenthèse, ce qui n'est pas possible. Puis la forme de la question par la néi;ation y-v;, au \ . i i, fait attendre une léponse nétiative sous-entendue, précisément celle dont le développement sera donné dans ce qui suit. — La réponse est tirée de l'Ecriture, qui fait autorité pour l'adversaire avec lequel discute Paul, aussi bien que pour Paul lui-même. Cet adversaire part de l'idée que la libcrh' absolue que l'apùlre attribue à Dieu, l'ail injure au caractère divin. Il est dans la naluie du sentiment humain et spécialement de la conscience juive développée sous la loi, de considérer la conduite de Dieu envers l'homme comme dépendant du méi'ite ou du démérite de celui-ci. L'œuvie de rhomme détermine celle de Dieu.