‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 50 sur 97 · XII · texte numérisé non relu

XII

XX1V<^ iMORCEAL (XII, 1-2).

V. 1 : •' Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en victime vivante,

•'fr-^<> I.A VIE DANS LE SALIT

sainte, agréable à Dieu', ce qui est votre culte raisonnable; » — Comirienl expliquer le ojv, tlonc, qui lie ce V. à ce qui précèile?.\ous sommes (l'accord avec Sc/iullz, quand il prétend qu'il est impossible de rattacher direcleruent le ch. Xll à Tidée du ch. XI, et d'identifier les compassions de Dieu (v. 1) avec la miséricorde déployée par Dieu dans la marche du salut à travers l'histoire (XI, :]'2). La vraie liaison avec ce qui précède est plus large; ce n'est rien moins que la relation entre les deux parties de l'épitre. La reliiiion chez les anciens était le culte; et le cuite avait pour centre le sacrifice. Le culte juif comptait quatre espèces de sacrifices qui pouvaient se réduire à deux : la première, comprenant les sacrifices que l'on oiïVe (ivanl la réconciliation e( pour l'obtenir (sacrifice pour Ir pccité et pour le dclit) ; la seconde, les sacrifices qui s'offrent en dedans de la réconciliation et qui servent à la célébrer {V holocauste et le sacrifice de prospérité). La grande division de l'épitre aux Romains que nous rencontrons ici rappelle ce contraste. L'idée fondamentale de la première partie, ch. I-XI, était celle du sacrifice offert par Dieu pour le péché et le délit de l'humanité ; qu'on se rappelle le passage principal III, :1b et 20. Les compassions de Dieu, dont ce sacrifice est le centre, sont toutes les grâces dont le développement a rempli les onze chapitres précédents. La partie pratique que nous commençons, correspond à la seconde espèce de sacrifices qui retracent la consécration à la suite du pardon reçu (l'holocauste, dans lequel la victime était entièrement brûlée) et la vie dans la communion de Jéhova (le sacrifice de prospérité, avec le repas dans le parvis). Ainsi au sacrifice d'expiation oft'erl par Dieu en la itersonne de son Tils, doit correspondre mainte-

' T. !{., a\tH' la [iluparl des dociimcnts, place -.<■> ')ii'> lù Dien) après i-jxy^z-.v/ (nijrénble) ^ tandis que N A P le placent avant.

CHAI'. XII. I. Vu

liant chez le croyant la consécration complète de sa personne, comme victime vivante, dans la coniniiinioii de Christ.

Le mot ojv, donc, résume toute la partie doclrinale de l'épître et en annonce la partie pratique conime un corollaire de la première; cornp. le donc tout semldahle Eph. IV, 1. La relation d'idées que nous venons de si^inaler est tellement celle qui dirige l'esprit de 1 apôtre, que, pour désigner la conduite du fidèle en réponse à l'œuvre de Dieu, il emploie toutes les expressions consacrées dans la terminologie rituelle juive : -aca'7T-?,'7ai, x'.'iy., gJaseT-oç. Le terme de cCoij.y., corps, est certainement aussi en relation avec la même intuition.

Le mot 77apax.a7.ôj, j'exhorle, diffère du commandement légal en ce qu'il fait appel à un sentiment déjà existant dans le cœur, la foi aux compassions de Dieu. C'est aussi pai' ce terme que Paul passe, dans l'épilre aux Lphésiens (IV, l), de l'enseignement doctrinal à la partie pratique ; ei comme cette épître (malgré son titre) est adressée à des chrétiens que Paul ne connaissait point personnellement (I, L")-, 111, -i; IV, 21), nous trouvons là une nouvelle preuve de l'erreur de M. Renan, qui croit que celte expression serait inconvenante si elle était adressée à d'autres qu'aux disciples personnels de l'apôtre. — Le <^ia, pcn\ fait comj)rendre aux lecteurs que les compassions divines sont la puissance par le moyen de laquelle cette exhortation doit s'emparer de leur volonté. — Le mot -ap'.aTxvy.i. présenter, est le terme technique pour désigner la présentation des victimes et des offrandes dans le culte lévitique (Luc 11, 22). — La victime à offrir est le corps du fidèle. Plusieurs envisagent le corps comme icprésentant ici la personne tout entière. Mais pourquoi ne pas dire dans ce cas Oy-a; aOTo-J;, vous-mêmes^ connue VI, Ll? De Wetle {\

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