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l.A VIK DANS I.E SA UT
pensé que l'aiil voulait l'appeler par là que c'est le corps qui est le siège du péché. Mais cetlt; intention supposerait qu'il va être question de la destruction de ce principe ennemi, tandis que l'apôtie parle de la consécration sainte du corps. OLs/inuseii suppose qu'en recommandant de sacrifier la partie inférieure de notre être, Paul a voulu dire : à plus forte raison tout ce qu'il y a en vous de plus relevé. Mais il n'eût pu passer sous silence ce reste si important; conq). I Tliess. V, '2:]. Meyrr dislingue entre la consécration du corps, v. I, et celle de l'esprit, qui serait rappelée au v. "2. Mais nous verrons que la relation entre les deux V. est tout autre que celle d'une pareille opposition. N'oublions pas que ceux auxquels l'apôlre s'adiesse ici (âfhV^oi, frères) et qu'il exhorte, sont des croyants déjà intérieurement consacrés. Le ch. Y! a montré comment la justification par la foi pose le principe de la sanclificalion. Au nom de celte œuvre accomplie en eux, Paul les invite maintenant à mener une vie de victimes consacrées. Or, l'instrument intlispensable d'une telle vie, c'est le corps. Et voilà pourquoi l'apôli'e, supposant la volonté déjà gagnée, ne réclame plus que la consécration du corps. — ftln appelant ce corps consacré une h'Jiiv. "C«-)'7a, rictime eiranfe, rap(Ure fait allusion aux victimes animales que l'on olfrait dans le culte lévitique (Mi les frappant de mort. Le sacrifice réclamé [)ar Paul est ro[)posé de ces sacrifices-là, en ce que, sous ôMte nouvelle forme, la victime doit vivre pour être à chaque instant de son existence l'agent actif de la volonté divine. Le terme vivante n'a donc pas ici un sens spirituel, mais doit être pris dans le sens propre. — On traduit souvent le mot h-jniy. par celui lie sacrifice. Il peut avoir ce sens; mais le sens île victime s'accorde mieux avec le terme rapaTTr-rai, présenter. L'épiihète 'y.';iy., suinte, pourrait exprimer l'i/léi! de la sainteté
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réelle, en opposition à l;i sainteté purement rituelle des victimes lévitiques. Mais Paul eût rlil dans ce sens ovTto; ou oLKcHî'iz âyia, vérUahlement sainte. Ce mot fait plutôt contraster le nouvel emploi du corps au service de Dieu avec son emploi piécédent au service du péché. — (îe corps plein de vie et constamment employé pour le bien offrira aux reiiards de Dieu un spectacle agréable; ce sera «une oMation d'agréable odeur, » dans le sens de la nouvelle alliance. Cette troisième épitliète est sans doute opposée au dégoût que causait à Dieu l'emploi précédent du corps au service du péché, (juelques-uns ont rapporté le régime tw Ocw, Il Dieu, au verbe -aca'rT/.Ta'., préscriler. Mais ce serait une tautologie, et trop de mots imporlanis séparent ces deux termes. Comme que l'on place les mots tw Oscô, avant ou après sjapsTTov, ils appailii-nnent à cet adjectif; comp. Kph.V, 2. — Les derniers mots du v. établissent certaiuemeul ime opposition cnire le culte extérieur de l'ancienne alliance et le culte spirituel de la nouvelle. C'est ce qui a porté plusieurs interprètes à donner au mot aoy'./.v;, raisonnable, le sens de spiriluel; comp. 1 Pier. il, 2, où par suite de l'antithèse sous-entendue je lait matériel) il ne peut y avoir aucun doute sur le sens de ce mot. .Mais pourquoi Paul n'eùt-il pas employé plutôt dans noire passage le terme ordinaire de rr/s'jaaTi/.riv, spiriluelbr! Calvin oppose l'épithète raisonnable aux pratiques superstitieuses ^\(i<' païens, Groliiis à l'inintelligence des victimes animales, Weiss à l'accomplissement du culte comme simple opus operatum. Il me parait que dans toutes ces explications on ne tient pas compte ilu complément Oatôv, de vous, c'est-à-dire ^ de gens tels que vous.» C'est ce pronom qui explique le choix du mot '/.'j\"./.ir,v , raisonnable : « le culte qui répond d'une manière rationnelle aux prémisses morales renfei'mées dans la loi ((ue vous professe/.. »