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XXV" MORCEAU (XII, .^-il).
[.a notion de consécralion esl encore l'idée doiainaiile de ce morceau. Cette consécration se l'éaiise dans la vie chrétienne : 1" sous la forme de llmmilUo (v. o-^)\ i^^sons colle de la charité (v. 9-21).
Le sacrifice de soi-même par l'humilité entre frères : V. 3-8.
La tendance naturelle de l'homme esl de s'élever. C'est ici le premier point où la volonté de Dieu, discernée par l'enlendement renouvelé du croyant, imi)rime à son activité chrétienne un caractère complètement opposé à celui de son activité antérieurement à la conversion. Il reconnaît la limite que Dieu lui trace et il s'y renferme modeslemi'nt. Rien n'ohiige à admettre avec Meyer que cette recommandation fût particulièrement nécessaire à l'égard de l'église de Ruiiic
V. :{ : « Car, par la grâce qui m'a été donnée, je dis à quiconque est parmi vous, de ne pas aspirer au-delà de ce à quoi il doit prétendre, mais d'aspirer à se régler lui-même, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie. » — C'est par là que doit conunencer, chez celui (pii fait pai'tie de l'Eglise, le sacrifice de lui-même : se limiter. .\u lieu de chercher à se gi-andir, connue on le fait dans le monde, il doit aspirer à modérei-son activité en se réglant lui-même sur la norme qui lui est tracée par le type nouveau qu'il consulte, la
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volonté (le Dieu. On comprenri ainsi que ce v. soil lié au précédent par le mot car. C'est la première application que l'ait Paul du principe de la consécration du corps recommandée V. 1. il. — L'autorité avec laquelle il trace cette litiue de conduite repose sur /(/ grâce qui lui a été donnée. Cette liràce est celle de l'apostolat et des lumières qui l'accompaiinent. En vertu de sa charge, il n'a pas seulement le don d'enseigner la voie du salut, comme il l'a fait dans la partie doctrinale de celte é})itre (ch. 1-Xl); il a aussi celui de tracer sa vraie direction à l'aclivité morale des membres de l'Eglise, comme il va le faire dans cette partie pratique. — Le terme Isyw, je dis, je déclare, a un caractère d'autorité plus marqué que le j'exhorte du V. i. — L'élan religieux a grand besoin irêtre réglé. On peut le voir par 1 Cor. X11-.\IV, passage qui montre la nécessité de la direction apostolique précisément sur le point qui va nous occuper, l'usage des dons spirituels. Ce n'est pas pour rien que Paul rappelle ici sa chargé; comp. 1, 1-7. Apôtre des Gentils, il avait la tâche non seulement de fonder chez eux des églises, mais encoi'e de les diriger une fois fondées. Ce mandat, Paul l'avait, comme apôtre des Gentils, même à l'égard de l'église de Rome, qu'il n'avait pas fondée (I, 1-7). — L'expression : -avTi riô ovTi îv jaîv, à (juiconque est parmi vous, serait oiseuse, si elle était uniquement destinée à désigner les membres de l'église prescrits à Rome. Il est nécessaire de donner à ces mots : quiconque est, un sens plus spécial et plus énergique : «Quiconque est en fonction, en activité de ministère, sous une forme quelconque, au milieu de vous; quiconque joue un rôle dans la vie de l'église. » Voir l'énuuK'ration suivante. Peut-être l'apôtre est-il amené par son piopre éloignement de llome à employer celte expression. Lui (|ui, avec sou don apostolique, est absent.
(:h.\i\ XII. :i.
il s'adresse à tous ceux qui, élanl |)résenls, peuvent exercer une influence sur la marche de régiise, pour Iru!- <lire à quelle condition cette influence sera bénie. — 'Y-tzopovsîv : (( aspirer au-delà de sa mesure,» ou, connue on dit, se surfaire soi-même. La mesure de chacun est désignée par les mots : o ^sî çpovsîv, ce à quoi il doit prétendre. Elle consiste pour le fidèle à ne vouloir qu'exercei- son don tel qu'il l'a reçu; à prétendre n'être au milieu de ses frères que ce que Dieu, par le don qu'il lui a confié, ra|ipellc à être. Le don reçu doit être pour chacun la limite de son aspiration, la mesure de son activité, car c'est par là que se révèle la volonté de Dieu à son égard (v. "2). — L'expression suivante ocovclvei; to Ttoopovetv renferuK; une espèce de jeu de mots : «faire tourner le 0:0veïv, l'énergie et ras|tiration de sa pensée, à un tcoosovôîv, c'est-à-dire à reconnaître et à respecter ses propres limites.» 1/homme du monde lulte contre les autres, afin d'étendre sa mesure, de s'étaler, de dominer. Le chrétien lulte contie lui-même afin de parvenir à se dominei- d à se l'estreindie. il aspire à demeurer ou à rentrer dans sa mesure. C'est bien là un loul nouveau type de conduite qui ap|)araît avec l'Evangile.
La l'églede cette limitation volontaire doit être la hicsure de la foi, telle qu'elle a été départie à chacun. Le sens de cette expression n'est pas aisé à déterminer. Il est impossible d'appliquer, avec Mei/er et Lutliardl, ce terme au degré de force de la foi, qui seiaii comme la norme de la iiit'iar- €hie réelle dans la communauti' chrétienni'. H s'agit bicu plutôt ici de la viiriélé des dons ou même aussi de leur degré d'influence, qui ne coïncide point avec le degré de force de la foi. D'ailleui's If degré d'énergie de la foi ne dépend-il pas en partie de la liberti' humaine? Je pense donc qu'il faut [)r('Mdir ici |r mot y-frcov, mesure, dans le sens quali-