‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 55 sur 97 · J-4<> LA VIE DANS I.K SALIT · texte numérisé non relu

J-4<> LA VIE DANS I.K SALIT

t;itit' cl le gén. -i'ttcoj:, //*- foi, comiiic complémenl non •l'ohjet ou (le cause, mais de (jualité, en ce sens que les lions divers sont envisagés comme la mesure d'activité assignée à chacun dans le domaine de la foi, et cela en opposition aux facultés diverses que les hommes possédonl dans le domaine de l'activité terrestre, dette expression désignerait donc ; le don spécial qui constitue ra|ianage de chacun en tant que croyant, et qui détermine la forme spéciale (la mesure) d'activité à laquelle il est appelé comme tel. C'est là la divine limite qui lui est assignée et que son intelligence renouvelée doit discerner, afin de régler sur elle son aspiration relativement au rôle qu'il a à jouer dans l'Eglise. Weiss n'admet pas que le complément de foi puisse être autre chose qu'un complément d'objet et il pense que Paul dit : « mesure de foi, » au lieu de : mesure du don^ pour rappeler que le don n'est pas un mérite, mais un fruit de la foi, de la confiance en la grâce. Je ne vois pas bien la différence entre ce sens et celui que j'ai proposé. — Le éx.aTTw, à chaeun, dépend de iu-izint, a départie, par une inversion telle que celle de 1 Cor. III, 5; Vil, 17, etc. Otto explique ainsi : «J'ordonne à chacun de penser qu'il a seulement sa mesure de foi, non la plénitude absolue de la foi. » Ce sens est ingénieux; seulement dans le contexte il ne s'agit pas de la richesse de la foi» mais, comme les exemples donnés dans les versets suivants le montrent clairement, de la diversité des dons par lesquels se manifeste la foi.

V. i et r> : « Car de même que ' dans notre seul corps nous possédons plusieurs membres et que tous ces membres n'ont pas la même fonction. •'> ainsi nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps en

* D E F G li:«ont (oarric (de même qxiej au lieu île /aOa-:s (tuul roni.ne).

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Christ, et chacun ' les membres les uns des autres. » — L'oriianisalioii du corps humain olTre au fidèle un modèle propre à lui faire sentir la nécessité de se limiter luirnéme à la fonction qui lui est départie par son don spécial. Non seulement, en etTet, dans un même corps il y a pluralité de membres, mais encore ces membres possèdent ries fonctions spéciales, en raison de leurs capacités diverses (v. i). Ainsi dans l'Eglise, qui est ici-bas l'organe de la vie de Christ (so)i corps), il n'y a pas seulement multiplicité de membres, mais aussi diversité de services, chaque croyant ayant un don particulier par lequel il doit devenir l'auxiliairt' de tous les autres, et pour ainsi dire leur propre membre ; ainsi l'œil est la lumière non seulement du corps, mais de chaque membre, d'où il résulte que chacun doit demeurer dans sa fonction, d'un côté afin de pouvoir prêter aux autres le secours qu'il leur doil, de l'autre alin de ne pas tièner ceux-ci dans l'exercice de leur propre don. Voir la même comparaison plus complètement développée 1 Cor. XII. — La forme x.«0' sT:, au lieu de /.aO's'va, ne se trouve que chez les écrivains grecs postérieurs. — .Vu lieu du ô Bi du T. R. et de quelques byz., les alex. et les gréco-lat. lisent to U, qui peut être pris comme locution adverbiale : «en ce qui concerne la position de chacun, » ou mieux comme pronom, dans ce sens : « et cela, comme mendjres les uns des autres. »

V. li-(S : << Or, ayant des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, | exerçons-les | soit la prophétie, selon l'analogie de la foi; ' soit une charge, en demeurant dans la charge ; soit celui qui enseigne, en enseignant; 8 soit celui qui exhorte, en exhortant; celui qui fait l'aumône, avec simplicité; celui qui di-

' T. H. lit avec EL: o oa ; tous les ;uilres : to o:.

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