‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 56 sur 97 · LA VIE DANS LE SALUT · texte numérisé non relu

LA VIE DANS LE SALUT

rige, avec zèle; celui qui fait des œuvres de miséricorde, avec bonne humeur.» — Il ne faut pas faire, avec de W., Oltrum., Weiss, du participe â'/ovrec, ayant, la continuation de la propos, précédente: « Nous sommes un seul corps, mais tout en ayant des dons dilTércnls. » Si ce partie, appartenait encore à la propos, précédente, les régimes qui vont suivre : selon l'analoyie, dans la charge, etc., ne seraient plus que des appendices et des développements descriptifs absolument oiseux. Peur qu'ils aient une portée sérieuse, il faut que les y.axa, àv, iv, qui suivent aient un tout autre sens que celui du v. (); et pour cela qu'ils portent sur l'exercice des dons, et non plus, comme celui du v. 6, sur leur distribution par la grâce divine. De plus, le 8i adversatif du v. G ne conviendrait pas après celui du v. 5. Enfin comment l'apôtre pourrait-il passer de la description à l'exhortation dans les termes qui suivent depuis le à ^t^arry.wv? 11 vaut donc mieux commencer avec les mots : Or ayant..., une nouvelle proposition dont le verbe sous-eulcndu doit se tirer du participe £/ovTeç, ayant : «Or ayant des dons différents, | ayons-les, c'est-à-dire exerçons-les] en demeurant dans les limites tracées par le don lui-même; » comp. la construction tout à fait analogue destinée à exprimer précisément la même idée 1 Pier. 1\ , 10-11. ('/est toujours le cwçpovsîv, seréyler, qui reste l'idée fondamentale. La forme e/^ovxec... [£-/(o(;.ev] iv est très-significative pour désigner cette limitation volontaire. — Le terme de /ocpiTjy.a, don, désigne chez Paul une aptitude spirituelle communiquée au croyant avec la foi et par laquelle il doit concourir au développement de la vie s|)irituelle dans l'Kglise. Le plus souvent c'est un talent naturel que l'Esprit de Dieu s'approprie et dont il accroît la puissance et sanctifie l'exercice. — Le don qui tient la preinlère place, dans les énumérations de 1 Cor.

CHAI', xn. G. 451

XII, '2S--29 et Ephés. IV, II, esl Vaposlolat. ['aiii ne le menlionne pas ici; il l'a inontiV' au v. 3 remplissant sa lâche en ce moment même. — Après l'apôlre vient dans <;es mêmes listes /« prophétie. Le prophète esl comme l'œil lie rK»lise pour percevoir les révélalions nouvelles. Dans les passa<ies Ephès. II, 2(1 et III, 5, ce don est étroitement rattaché à l'apostolat, qui sans lui serait incomplet. Mais il peut aussi en être séparé; voilà pourquoi il est souvent parlé des prophètes comme de personnages distincts des apôtres dans la primitive Eglise, par exem|>le Act. XIH, 1 et I (îor. Xl\ . — Eti quoi consiste la limitation voionlairc que doit s'imposer le prophète dans l'exercice de son don (son 'Tojopovsîv)? Il doit se horner à prophétiser selon ranalof/ie de lu foi. Le mol y-'r/z/r-iy. est un terme mathématique ; il signifie projtotiion. Le prophète n'est pas ahsohiment lihrc, il doil propoi'lionner sa prophétie à la loi. Ouelle foi? Plusieurs (Udli. d'après Or., Chrys., Mef/., Hofm., etc.) répondent : la sienne propre. Il doit se garder, en parlant, de dépasser la mesure de la confiance, de l'espérance réelle que lui a communiquée l'Esprit, ne pas se laisser entraîner par l'amour-propre à mêler quehjue alliage humain à l'émotion sainte donl il est j'empli denliaut. Mais, dans ce cas-là, l'apùtre n'aurait-il pas dû ajouler le pronom ajToO : c(.sa foi»? Et le terme de réirla- (ion n'eùt-il pas mieux convenu cjue celui de foi:^ D'autres croient pouvoir donner ici au terme de foi le sens ohjeclif qu'il a pris plus tard dans la langue ecclésiastique, comme loisque nous disons la loi évangélique ou la foi chrétienne : filles fjiiœ cn'dilur, ou hien la loi telle qu'elle est formulée dans les saintes Ecritures (Calv.J. Le prophète doit, dans ses allocutions, respecter la régula fidei, la norme (les faits chrétiens et des vérités qui en ilécoulent : priiDo retif/iorris axiomaUi (Calrin, voir PItil.). .Mais le mol loi

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