L.\ VIE DANS IJ'] SAUT
préoccupation de...^) — Ces v. 13 et li ont acquis une sorte de célébrité historique; car, comme le raconte saint Au<iustin dans le livre VIII des Confessions, ils ont été l'occasion de sa conversion, déjà préparée par ses relations avec saint Ambroise. Si le v. 13 avait été l'épigraphe de sa vie passée, le v. 14 devint celle de sa vie nouvelle.
(^n peut se convaincre maintenant que le traité pratique qui sert de complément au liaité doctrinal n'est pas moins systématiquement ordonné que ne l'était celui-ci. Les quatre parties dont il se compose : la toi aux compassions de Dieu comme base de la vie chrétienne (XII, I et :2), la réalisation de cette vie dans les deux sphères religieuse et civile, sous la loi souveraine de l'amour (ch. XII, 3-21 et XIII, 1-10), enfin le regard de l'espérance constamment fixé sur la venue de Christ, comme mobile du progrés dans la sanctification (ch. XIII, 11-14), ces quatre parties, disons-nous, qui peuvent se réduire à trois, nous ramènent sans effort à la /r/af/e ordinaire chez Paul : la foi, l'amour et l'espérance (I Thess. I, 3; I Cor. XIII, 13, etc.). On pourrait demander, il est vrai, comment il se fait qu'il omette, dans ce sommaire de la morale chrétienne, les devoirs de la famille si bien exposés dans les épîtres aux Colossiens et aux Ephésiens. Mais le sujet de la vie domestique était sans doute trop particulier pour prendre place dans un exposé aussi général.
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