‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 70 sur 97 · LA VIE DANS LE SAISIT · texte numérisé non relu

LA VIE DANS LE SAISIT

V. 2. Le sens de riTTsôciv, croire, est déterminé par l'opposition de «'tOevcôv, faiblissant : « qui a une foi assez ferme pour pouvoir sans scrupule manger de tout. » 11 n'est point nécessaire de sous-enlendre un èçeivai entre les deux verbes. — Manijc des légumes; et pas autre chose.

Le V. :] contient le llièrne qui sera développé jusqu'au V. H. Les deux proj)Ositions sont liées dans le T. W. pai" et; tandis que les alex. lisent Si, mais, qui fait mieux ressortir la seconde et annonce que ce sera le développement de celle-ci qui dominera dans ce qui suit. Le teime ûe mépriser convient à celui qui se sent fort et conlem|)le d'un œil dédaigneux la lenue méticuleuse du faible; celui de juger au contraire s'applique bien à ce dernier qui, ne comprenant pas la liberté dont use le fort, est disposé à la confondre avec la licence. — Dieîi l'a accueilli : dans sa communion. Ces mots peuvent se rapporter à l'un et à l'autre, ou bien au dernier seulement (le fort). Les v. suivants parlent plutôt pour la seconde allernalive. L'accueil l'ail par Dieu est l'antitlièse du jugement de condamnation que se permet le faibh*. Celui doni Dieu a fait l'un des siens, ne tondre pas dans ces questions de conscience individuelle sous le jugemenl de son fiéie. La raison en csl indiquée dans le v. suivant.

V. i : ((Qui es-tu, toi qui juges le serviteur dautrui? C'est pour son propre maître qu'il est debout ou qu'il tombe. Or, il restera debout; car Dieu' est puissant- pour le maintenir.» — L'idée est : Un serviteur a son juge dans son maître, non dans un autre sei"viteui' ou dans un maitir ('li'anger. Le mol 'Ày.i-r,; indicjuc mie relalioii plus iiilime et plus familière que f^jOlo:, es-

' T. R. aver i) E 1' 0 L lit o Û:o; iDieiii: a A ii C 1' : o /.jî-.o: (le Seif/iieui-/.

- T. I{. a\tH' 1, I' et Miiii. lil ouvaTo; vao îit'.v ; les aulivs : ojvaTJi "a^-

(lare; voir les exemples dans Weiss. — Les termes se tenir (lehoul et tomber se rapportent, non à l'alisoliition ou à la condamnation du serviteur au moment du jugement divin, mais à sa fidélité ou à sou iiilidélité ici-bas el par là même aussi à l'affermisscmenl ou à ralTaiblissemcnt de sa relation avec Clu'ist. Ce qui le prouve, c'est le motif de confiance indiqué dans ces mots : «Or, il restera debout; car Dieu est jniissanl pour le maintenir.» .\u moment du ju- *;ement, ce n'est pas de la puissance, c'est de la grâce divine que l'homme aura besoin. Naturellement, la sincérité du serviteur dans la ligne de conduite qu'il a adoptée est supposée, même s'il était dans l'ei-reur sur quelque point douteux. — Le Seigneur est probablement ici, conuue en général dans le N. T., Christ. C'est lui, en effet, qui est le maître de la maison et pour qui travaillent les serviteurs (Luc XII, 4l-4'8). — Il y a ime légère teinte d'ironie dans ce motif : «Or il restera debout;» c'est comme si Paul disait au faible : «Tu peux te tranquilliser à son égard; car si même il venait à se tromper, son maître est assez puissant pour détourner les mauvais effets d'un aliment.» Ce raisonnement ne s'applique naturellement qu'à des choses relevant exclusivement du domaine de la conscience individuelle. — Dans la dernière propos., la leçon gréco-Iat. ô heôç, Dieu, me paraît devoir être préférée à celle des autres documents : ô /.'jçioç, le Seigneur. Celle-ci est probablement provenue du tw /.'joûo qui précède. Comp. le ô Oeo; v. 3, auquel paraît répondre celui-ci. — Ces v. s'expliquent facilement, si l'on se représente l'égiisô réunie pour l'agape. La majorité fait un accueil affectueux à la minorité. On s'assied tous ensemble pour le repas. .Mais aussitôt la différence éclate entre les voisins. C'est le uioment de veiller : « Kh bi(3n ! dit l'apôtre, pas de méchants débats à cette occasion; mais que chacun

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