‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 72 sur 97 · IN I.A VIK DANS LE SALIT · texte numérisé non relu

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ils ne cessent pas d'être à lui et de l'avoir pour leur Seigneur. Et de là le principe posé au v. 4- : Etant notre seul Seigneur, il est aussi notre seul juge; c'est la conséquence tirée au v. Kl.

V. lu : ((Or toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi aussi, pourquoi méprises-tu ton frère? Car nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ' ». — Or loi : s'il en est ainsi; Paul oppose le jugement incompétent d'un fri'ie au jugement de cet unique Seirineur. — La première question est adressée aux faibles; comp. v. 3. La seconde, liée par : ou loi aussi, aux foi'ls. Le aussi s'explique par le l'ait que le mépris est aussi une manière de juger. Le fous est placé en tète pour bien rappeler que nul n'éclia|)pera <à ce seul juge légitime. Il est bien dit, sans doute, Jean V, 24, que le croyant « ne viendra pas en jugement;» mais cela ne signifie pas qu'il ne comparaîtra pas devant le tribunal (2 Cor. V, 10). Seulement il y comparaîtra, non comme un liomme dont la sentence est pour lui encore incei'taine et qui doit passer par le crible de l'enquête. Le fidèle s'est déjà jugé lui-même; il a travaillé à se sanctifier à la lumière de la parole de (îbrisl et sous la discipline de son Esprit. Il est dans le cas prévu par Paul lui-même cli. V, 9-11 ; comp. 1 Cor. XI, .">! et Jean Xll, 48. — Les alex. et les gréco-lat. lisent toO OeoO : « le tribunal de Dieu. » Il faut expliquer alors celte expression dans ce sens : le Iribunal diviu, où siégera le Christ comme représentant de Dieu. Car jamais Dieu n'est représenté comme assis lui-même sur le tribunal. Mais celte leçon n'est-elle pas provemie du v. suivant?

V. 1 1 et 1-2 : " Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, que tout genou fléchira devant moi et que

' T. H. ii\ec L P Svr. lit : toj Xhitoj (tht Christ): tous les autres : TOJ Oeoj Itle Dieu).

CIIAl". \IV. 'l-l-

toute langue rendra hommage à Dieu, l'i Ainsi' chacun de nous rendra compte pour lui-même-. » — Paul cite, au v. 11, Esaïe XLV, 23, où est déciil riioinin;)<:e universel que rendront à Dieu toutes les ci'éaturesà la fin (les temps. Cet hommage suppose et implique le jugement, par lequel ils auront tous été abattus à ses pieds. Si on lit : du Christ, et non pas de Dieu, à la fin du v. 10, il faut admettre que c'est en Christ que l'apôtre voit se réaliser celle suprême manifestation royale de .léhova annoncée par Esaïe; comp. en elTet Philip. Il, Kl et 11, oi^i les expressions d'Esaie dans notre v. sont appliquées expressément à Jésus glorifié. — La forme d'affirmation dans le texte original est : J'ai juré par moi-même. Paul y substitue, vraisemblablement sans intention, une formule sacramentelle un peu différente, mais fréquente aussi dans l'A. ï. : «Je suis vivant que...,» dont le sens est : «Aussi vrai que je suis vivant, aussi vrai cela arrivera ainsi. » Les mots : dit le Seiqneur, sont ajoutés ici par l'apôtre. Puis il substitue à l'expression : jurera par moi (comme le seul Dieu véritable), le terme « me rendra hommage» (â;oy.oVjyeî'jOa'.). Ce mot, qui signiiic proprement confesser, pourrait f;iire allusion à Taclf de jugement qui arrachera au cœur de tous les hommes un b(mimage d'humiliation à la sainteté et à la justice de Dieu. Mais ce terme grec peut désigner aussi l'hommage d'adoration universelle par lequel Dieu sera proclamé le seul être digne d'èlre glorifié; comp. Luc II, 38; Philip. Il, 11. — Les mois à Dieu sont la paraphrase du : à moi, dans Esaie.

Au v. 1:2 [*aul applique à chaque individu en parlicu-

' 1} I) V G P Svr-i' oiiictlenl. après aoa, vy^ (donci, que lit T. R. avec tons les autres.

* B K(î (mu'ltenl -.i<> ^n» (à Dieu) et, avec !). rf'iii|ilac(*nl of.)-!;'. par

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