‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 74 sur 97 · C.IIAI'. XIV. I.V · texte numérisé non relu

C.IIAI'. XIV. I.V

compli'tent par (|nelqii(js considérations secondaires le motif principal i|iii vient d'être énoncé à la lin du v. 1."».

V. 16 : «Que donc votre' bien ne soit pas blâmé. » — On a appliqué cette expression : ro(rc bien, au royaume de Dieu (Met/.), ou à la foi (de W.), ou à la doctrine chrétienne (Luther), ou à l'Kvangile fPhUip.), ou à la supériorité du chrétien sur le non chrétien (Hofm.). Welss, Reiiss et Lulhurdl entendent par là la possession du salut. Dans ces divers sens on attribue le [iAa'rov.y.sîv, blasphémer ou mal parler, non aux faibles, mais aux non croyants Juifs ou païens que scandalise la vue de ces divisions entre chrétiens. En soi celle explication sérail admissible. Mais pour être clair l'apôlre aurait dû ajouter au mol ^p').y.G'Yr[].v.nhi<^ un réiiime explicatif, tel que 'j-o twv £;(.}, par ceux du dehors. Car le contexte conduit plutôt à penser au sentiment des faibles. Et ce qui prouve bien que c'était là la j)ensée de Paul, c'est le ûawv, de vous (les forts), (^omp. l'expression ô àf^e^^oô; go-j, ton frère, v. 15, qui monlie (ju'il ne s'ai^il |ias du bien des chrétiens en t;énéral, mais de celui des forts spécialement. Enfin la raison décisive se trouve dans les pai'oles complètement parallèles que nous lisons 1 Cor. Vill, 9. « Prenez garde que votre liberté (livjnir/. ôtxôjv) ne soit en scandale (Trpo'^y.oaaa) aux faibles,» et X, 29. .iO : «Car pourquoi ma liberté se ferait-elle ju<;er par la conscience d'aulrui? Si je participe avec action de t^ràces (à un aliment), pourquoi suis-je condamné (ti [i/a<7or,ao'jy.ai.) pour ce dont je lends liràces?» Ce parallèle réfute sulfisamment l'ohjeclion tirée du mot [ilaTor.y/j'jj^.a'., qui serait, dil-on, trop fort pour caractéiiser la conduite d'un chrélicn vis-à-vis de son frère!

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