‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 75 sur 97 · V. 17 : (' Car le royaume de Dieu n'est pas le boire · texte numérisé non relu

V. 17 : (' Car le royaume de Dieu n'est pas le boire

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52t) LA VIK DANS IJl SAI.UT

OU le manger, mais il est justice et paix et joie dans le Saint-Esprit. » — Hien de plus simple que la liaisou de ce V. au précédent : la l'orce d'en-haut, qui esl l'essence du règne de Dieu, ne consiste pas à pouvoir manger ou boire (!ipÔ)'7iç et ?:6'7t;, l'acte de manger, boire; non l'aliment, le breuvage) librement el sans songer au procbain, mais à réaliser dans la vie les trois dispositions indiquées, en triomphant de ses propres goûts et de sa propre vanité. Les trois termes : justice, paix, joie, doivent, d'après le contexte, être pris dans le sens social, qui n'est qu'une application de leur sens religieux. La justice : la rectitude morale pai' laquelle on rend au procbain ce qui lui est dû, ici parliculiéreinent le respect de ses convictions. La paix : la bonne harmonie entre tous les membres de l'Eglise. La joie : l'élan spirituel, individuel et collectif, qui règne chez les fidèles quand la communion fraternelle fait sentir sa douceur et que nul n'est contristé. Par de telles dispositions l'àme se trouve élevée dans une sphère où tous les sacrifices deviennent faciles et où la charité règne sans obstacle. Voilà la réalité du règne de Dieu sur la terre. N'y aurait-il donc pas folie à la chercher dans la liberté d'user, même imprudemment, d'un aliment ou d'un breuvage, aux dépens de ces biens seuls véritables? — Par les mots : dans le Saint-Esprit, Paul indique la source de ces vertus : c'est cet hôte divin qui par sa présence les produit dans l'Eglise; dès qu'il se retire conti'islé, il les emporte avec lui. — On ne comprend pas que ce passage n'ait i)as réussi à faire revenir Mei/cr de son parti prir- d'interpréter le mot rof/aunu'de Dieu en ra|)pliquanl iiivariabl(;menl au l'util)' règne mcssiam'ijiie.

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