‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 81 sur 97 · Œ\\\ XV · texte numérisé non relu

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comme dit Hodge, « les [iréju^és, le? erreurs et les faulesprovenant d'une failtlesse en la foi.» 'OoeiAoïy-sv, nouf> devons: c'est un devoir envers le Seigneur et envers les frères.— Le fort doit montrer sa force, non en en faisant parade et en se complaisant dans le sentiment de sa supériorité (le manière à humilier le faible, mais en portant avec douceur, condescendance et tendresse le fardeau que lui impose la faiblesse de ses frères. Servir est toujours dans l'Evangile le vrai signe de la force (Gai. VI, 2). — Mais pour pouvoir en agir ainsi, il faut écarter de son propre cœur un ennemi : la complaisance en soi-même. (]lelui qui se glorifie lui-même eu se l'éjouissant dans le sentiment de sa supériorité d'intelligence et de force chrétiennes, bien loin d'être utile aux faibles et de les élever à lui, les éloigne et les révolte. Ollo entend les infirmités des i-estes du vieil homme, soit chez les judéo-chrétiens, soit chez les croyants d'origine païenne. Le terme de ^uva- Toi, forts, signifierait : ceux qui sont en état de supporter de pareilles faiblesses. .Mais ainsi serait rompue la relation étroite et évidente entre ce morceau et le précédent (ch. XIV), ainsi que la gradation qui conduit de l'un à l'autre; comp. spécialement v. :2 avec XIV, 7 et v. 7 avec XIV, I.

V. :^ et 3 : « Que chacun ' de nous- cherche à complaire au prochain en bien pour l'édification. ■> Car aussi Christ ne sest pas complu en lui-même; mais, selon qu'il est écrit : Les outrages de ceux qui t'outragent sont tombés sur moi. " — Le yxo, car, dans le T. H. est certainement inaulheutique : Vasi/ndeton annonce une reproduction plus accentuée de la pensée du

* T. R. lit yap (car) ;i[pres t/.a.'^-oz (rharitii) avt'C (iiulinic? .Miin. seiilemciil.

2 p (; |) iiiiiq lisent jiAw/ (de voHs) au lieu de r,awv idi- uous).

542 LA VI H liANS l.t: SALUT

V. 1. Le mol chacun nous paraît étendre l'exhorlalion à tous les membres de l'KpIise, faibles ou forts; c'est comme s'il y avait : «Oui, que cliacun de nous en général... » — Il y a deux manières de cbercber à complaire au prochain. Dans l'une on se recherche soi-même; on veut satisfaire son intérêt personnel ou son ainour-|»ropre. DaiLS l'autie, on cherche le bien du prochain lui-même. C'est celte dernière seule que recommande l'apùlre; voilà ce qu'exprime le régime en bien : pour le bien et non par égoïsme. Puis celle notion abstraite de bien est positivement déterminée par un second régime : ponr l'édification. La vie de Paul était tout entière la réalisation de ce précepte; comp. 1 Cor. X, M-:iS.

V. 3. L'exemple de Christ est poin- le croyant la loi nouvelle à réaliser (Gai. VI, 2); de là le car aussi. Si, comme liuiiimc, Christ se fût complu dans l'usage de sa liberté ou dans la jouissance des droits et des prérogatives que lui conférait sa justice propre, que fùt-il advenu de notre salut? .Mais il n'a eu qu'une pensée : lutter pour !a destruction du péché, sans se préoccuper de son propre bienêtre, ni se ménager un instant lui-même. Dans cette lutte hardie et persévérante contre le mal, notre ennemi, il a attiré sur lui la haine de tous les adversaires de Dieu icibas, de telle sorte que la plainte du psalmiste, Ps. LXIX, 10, est devenue comme l'épigraphe de sa vie. En travaillant ainsi pour la gloire de Dieu et le salut des houunes, il n'a reculé, comme l'avait annoncé Esaïe, « ni devant l'ignominie, ni devant les crachats. « C'est luen là l'antipode du : se complaire en soi-même. Le Ps. LXIX ne s'apl)lique qu'indirectement au Messie (v. (i : a Mes fautes ne te sont point cachées»); il décrit en général le juste israélite souffrant pour la cause de Dieu. .Mais par là même il offre le type dont Jésus a été la suprême réalisation. —

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Meijer, Weiss, LulluiviU, l'oiil renlrei' directemenl la parole du psalmiste dans le dire de Tapùlre hii-mèine, inaljiré le clian^iemenl de personne. (In pourrait aussi suppléei avec Grotius celle idée : « Mais // u fuit comme il esl écrit; » comp. Jean XIII, IS. — Paul, v. I et :2, avait dit : nous : il esl difficile, <mi elTi-t, de ne pas croire qu'en écrivant ces dernières paroles il pensait à sa propre vie apostolique.

.Mais il Taul un secours divin pour pouvoir suivre sans iléchir celte liyne de conduite. Ce secours, le fidèle le tiouve dans l'emploi constant des Ecritures et dans l'assislance de Dieu qui accompagne cet emploi.

V. 4-(') : (' Car tout ce qui a été écrit auparavant ', a été écrit- pour notre instruction, afin que par la persévérance et par • la consolation des Ecritures nous possédions l'espérance'. •"• Or, le Dieu de persévérance et de consolation vous donne d'avoir le même sentiment entre vous selon Christ-Jésus "', <> afin que dans un même sentiment vous glorifiiez d'une seule bouche le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.') — Le V. 4est une observation énoncée en passant et dont voici le sens : « Si j'applique ainsi à Christ et à nous-mêmes celte parole du psalmiste, c'est qu'en généial toute l'Ecriture a été écrite pour nous instruire et nous fortifier. » Il esl certain qu'il faut lire, malgré le Vatic. et l'Itala, pour le pre-

' B II. lisent cY;;aç.r, la été écrit) au lieu de -cos-';a=.r; (a été écrit auparavant}. B ajoute à syca^/, -x^na. (tout).

* T. R. avec A L P lit nposypaar, fa été écrit auparavant) au lieu de EYpaorj fa été écritj.

•' D E F G P oineltent le second o-.a (ptar).

'' B ajoute Tr,; -aoay./.Tjacd); (de la consolationj après sÀnioa.

^ T. R. a\ec B D E G L It. lit X>-.aTov Ir.^ojv; n A C F P Svr.:

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